Očerki po istorii ruskoj arabistiki (Очерки по истории русской арабистикиPrononcer à la française: Atcherki pa istorii rousskoï arabistiki - ) est une étude historique de l'historien arabisant Ignati Kratchkovski qui dresse une synthèse de l'histoire de l'orientalisme en Russie, en particulier du point de vue de la linguistique et de la civilisation arabe, de ses origines à 1950.
Résumé de l'œuvre Prélude à l'histoire de l'arabistique Époque kiévienne et moscovite thumb|Jean Damascène, gravure de V. Vaščanka, 1702 La connaissance de l'orient, notamment du monde et de la langue arabe, sont selon Kratchkovski, extrêmement parcellaires jusqu'au .
Les récits de voyages sont la source la plus populaire, mais restent extrêmement parcimonieux en informations sur la civilisation arabo-musulmane, se concentrant généralement sur la description des Lieux Saints, et cette tendance se renforce au : « Les descriptions de voyages (xoždenija) entrepris au XVIIe siècle sont dans leur contenus encore plus maigres que les précédentes »Kračkovskij, 1957, p. 13. La plupart du temps, ce sont des pèlerins, ou bien des marchands (Vassili Gagara, Fedot Afanassiev Kotov, Vassili Posniakov, Athanase Nikitine), ou encore des prisonniers (Fiodor Dorokhine).
L'autre source est la source ecclésiastique qui reprend les poncifs d'écrits byzantins parfois très anciens. Le recours à des sources plus sûres, arabes, comme saint Jean Damascène, ou grecque, comme Ricoldo da Monte Croce s'opère cependant.
Avec le , la traduction de textes latins sur l'orient s'intensifie, par l'intermédiaire de Kiev et de la Pologne : citons Anzelm Polak, Szymon Starowolski, Mikołaj Chrystof Radziwiłł, Vincent de Beauvais. Quelques œuvres orientales sont connues souvent par ce même biais des traductions (cf le Pañchatantra).
Les Russes connaissent la scolastique musulmane grâce à la pratique des médersa de leurs voisins et compatriotes allogènes ; mais la littérature en arabe et les manuscrits, n’intéressent pas le et peu le . Les collections de manuscrits arabes ou persans commencent véritablement au .
Deux périodes d' dans l'orientalisme se détachent au russe: le règne de Pierre le Grand, dans le premier quart du siècle, et le dernier quart du même siècle.
Pierre le Grand a lancé des initiatives tous azimuts: premières expéditions scientifiques d’épigraphiep. 38 avec la visite des ruines de Bolghār sur la Volga durant l'expédition de 1722 contre la Perse; envoi de en Perse et à Constantinople; expéditions d'exploration telles que celle de Messerschmidt, traduction du Coran par Pierre Postnikov, commande du Système de la religion mouhammédane du prince Cantemir... Le tsar a voulu développer l’orientalisme scientifique de manière très nette, tout en conservant la lecture byzantine de l’islam léguée par les ecclésiastiques orthodoxes. Le projet d'une université enseignant les langues orientales naît, avec l'Académie des sciences de Russie en particulier, et Georg Jacob Kehr est témoin de cette effervescence. I y enseigne et tente de former six élèves de l’Académie slavo-gréco-latine en 1732.
Ces efforts retombent cependant rapidement dans l'oubli. Et c'est seulement à la fin du , avec le règne de Catherine II et l'intérêt croissant pour les connaissances orientalistes, dans une perspective de Weltliteratur humaniste que sont produites des traductions fondamentales, notamment depuis les autres langues européennes: deux traductions du Coran de bonne qualité (Veriovkhine, en 1790 à partir de la traduction française de Du Ryer; Kolmakov, en 1792, à partir d'une traduction anglaise.) et les Mille et une nuits traduite par Filatov, grand succès des années 1780-1790. Mikhaïl Verevkhine traduit le Tableau général de l’Empire ottoman d'Ignace Mouradja d'Ohsson ou encore vingt-deux tomes de l’Histoire des voyages de l'abbé Prévost.
La connaissance de l'arabe, du monde arabe et de l'orient se développe grâce aux dictionnaires, aux étymologies, à la linguistique, mais la question des sources primaires reste cependant absente de la Russie du XVIIIep. 56.
Arabistique en Russie
Les débuts de l'arabistique russe L'arabistique à Saint-Pétersbourg dans la première moitié du XIXe s. L'arabistique à Saint-Pétersbourg dans la deuxième moitié du XIXe s. et au début du XXe s. L'arabistique hors de Saint-Pétersbourg jusqu'à 1917 De 1917 à 1937 De 1938 à 1948
Éditions Очерки по истории русской арабистики (Études sur l’histoire de l’arabistique russe), Moscou et Léningrad, 1950 traduit en allemand par Otto Mehlitz sous le titre Die russische Arabistik : Umrisse ihter Entwicklung, Leipzig, Otto Harrassowitz, 1957 (en ligne) Избранные сочинения: Очерки по истории русской арабистики (1950). Русские и зарубежные востоковеды. Статьи и некрологи., Изд-во Академии наук СССР, 1958
Notes et références
Liens externes Résumé en 10 pages.
Catégorie:Œuvre orientaliste Catégorie:Livre sur l'islam Catégorie:Essai paru en 1950