Le management est la science sociale. de la planification, de l'organisationHenri Fayol, Administration industrielle et générale: prévoyance, organisation, commandement, coordination, contrôle, Dunod, 1917, de la coordination* R. K. Sapru, Administrative Theories and Management Thought, Learning Private, 2010, . et du contrôle du travail(Management is the process of working with and through individuals and groups and other resources (such as equipment, capital, and technology) to accomplish organizational goals.) dans : Management of Organizational Behavior. Utilizing Human Resources ( Edition), Prentice Hall, 2012, . et des ressources ayant comme but d'atteindre un objectif. La gestion d'entreprise est un des champs de la discipline, mais celle-ci s'étend à toutes formes d'organisations. Il existe aussi les sciences de gestion, qui incluent d'autres disciplines du management, notamment la gestion financière.

Cette science comprend plusieurs périodes, champs, courants et théories, qui peuvent aller de la période industrielle à, plus récemment, une dimension humaine. et la dimension technique visant à optimiser les ressources. La dimension humaine est liée à la nécessité de prendre en compte les besoins de l'Homme et d'obtenir la motivation et la coopération au sein de l'organisation.

Les différentes dimensions du management sont théorisées à travers les théories des organisations. Les théories classiques sont celles de Frederick Taylor avec le taylorisme, Henri Fayol avec le fayolisme, Max Weber avec la bureaucratie et Henry Ford avec le fordisme et marquent le début d'une nouvelle discipline, le management, qu'on retrouve d'ailleurs sous le nom d'administration chez Fayol. À la même période, Lillian Moller Gilbreth et Mary Parker Follett viennent fonder le management, sous une dimension humaniste.

Par métonymie, le terme management désigne aussi l'ensemble du personnel responsable d'une entreprise ou d'une organisation, c'est-à-dire les personnes dont la tâche relève spécifiquement du management, et qu'on nomme en français « cadres », « dirigeants », ou « gestionnaires ».

Définition Selon la terminologie Management et étymologie « Manus – agere (agir), c’est indissociablement la main et l’action. L'usage actuel en français du terme « management » est un emprunt direct au terme anglais « management ». Cependant, l’Oxford English Dictionary. mentionne que le verbe anglais « to manage » et le substantif « management » découlent eux-mêmes d'un terme français du , « mesnager », signifiant en équitation « tenir en main les rênes d'un cheval ». Ce dernier terme provient lui-même de l'italien « maneggiare », et du latin « manus » : la main. En français, son utilisation a subsisté dans le mot « manège » en équitation.

Pour Maurice ObadiaMaurice Obadia, « Type de management et symbolique de la main », dans : Quelle économie voulons-nous ? Pour en finir avec le toujours plus…(2003), Eyrolles, 2011, ., « la plupart des gens pensent à tort, aidée en cela par une prononciation à l’américaine, que le terme de management contient le radical man (l’homme), lequel serait donc au centre du management. Mais c’est plutôt du côté du radical latin manus (la main), qu’il faut regarder.

Le cadre étymologique permet de retracer les conceptions du management et la variété du vocabulaire utilisé : « Conduire d’une main de maître », « Mettre la main à l’organisation », « Tenir en main l’organisation », « Faire main basse sur l’organisation » avec ses deux niveaux ; et son paternaliste et son , « La manipulation » ou encore « Les ».

Management et le français Le mot « management » est réutilisé en France à partir des années 1960, alors que les auteurs français peinent à trouver un terme équivalent. Dans son ouvrage de 1916, Henri Fayol avait parlé d'« Administration générale » pour désigner la fonction et la pratique, à ses yeux nécessaire pour gérer une entreprise. En 1957, lors de la traduction en français du livre de Peter Drucker The Practice of Management le traducteur devant la difficulté qu'il a à traduire « manager » utilise le terme « Direction des entreprises » (dans le titre) ou « gouvernement » (lorsqu'il s'agit de faire référence au monde de la très grande entreprise). D'ailleurs, la première revue de management prend le titre, en 1965, de Direction et gestion des entreprises.

Management et la gestion Selon le Journal officiel du ., le terme management est accepté en France par la DGLFLF. Il est également accepté par l'Académie française. depuis l'arrêté du (Journal officiel du ), qui précise cependant qu'il doit être prononcé à la française (manaʒmã) et non à l'anglaise (menedʒmənt)https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000673270. En revanche, l'Office québécois de la langue française ne recommande pas son emploi au Canada, où les termes administration et gestion sont recommandés.. Ceci, car la traduction littérale de la langue vernaculaire correspond à se débrouiller, à l'image de la phrase How did you manage to fix your bike qui signifie Comment t'es-tu débrouillé pour réparer ton vélo.

Par ailleurs, les termes management et gestion ne sont pas parfaitement synonymes en France, comme semblent le montrer les titres de manuels couramment utilisésVoir par exemple ou . : management désigne plutôt les pratiques et les savoir-faire associés à l'organisation du travail et aux relations humaines, avec une dimension collective : management stratégique, management de projet, management participatif gestion désigne plutôt les techniques souvent quantitatives de conduite des affaires, avec un objectif d'efficacité ou d'efficience : gestion comptable, gestion de patrimoine, contrôle de gestion

Selon les théoriciens Selon les théoriciens fayolistes Pour Fayol (dans son ouvrage L'Administration industrielle et générale édité en 1916) le management . Il est le premier à décomposer la fonction administrative (le management) en « éléments » qui ont ensuite été appelés « fonctions » du management (prévoir, organiser, etc.) qu'il faut bien distinguer des fonctions de l'entreprise (production, commercialisation, finances, ressources humaines, etc.).

Il distinguait, après réflexion (le commandement est-il ou non un élément de l'administration ?)Fayol; Payot 1970, ., 5 éléments. Beaucoup d'auteurs n'en voient que quatre. en voit sept.

Mais, un fait assez exceptionnel a apporté une certaine confusion dans ce domaine : livre — dans l'édition Dunod de 1970 avec des tableaux dépliants en couleurs très utiles pour bien comprendre l'importance relative des diverses capacités nécessaires aux différentes catégories d'agents : actionnaires, conseil d'administration, direction et son État-major, chefs de service, chefs de division, etc; jusqu'aux ouvriers, employés, aides et gardes d'une grande entreprise — . Le collectif de Nicole Aubert et ali., Management, PUF, 1991, fait référence à l'édition 1979.

Les 5 éléments du management des fayolistes

Planification La « prévoyance » consiste à fixer des objectifs et à déterminer les actions permettant de les réaliser (à rapprocher de la notion moderne de stratégie d'entreprise).

Organisation La deuxième fonction du management, l’organisation, consiste à spécialiser les individus (par fonctions, par produits, par clients, par zones géographiques, par moment de travail, par processus) et à coordonner leurs activités (par la hiérarchie, les procédures, les budgets, la qualification, la collaboration).

Commandement Par définition, le manager est responsable du travail de ses subordonnés. Il doit donc détenir à leurs yeux une légitimité suffisante pour qu'ils acceptent son autorité, veiller à leur motivation et être capable d'orienter leur travail collectif dans le sens des objectifs qui ont été définis.

Le pouvoir (analysé notamment par la sociologie des organisations), la motivation (analysée notamment par le comportement organisationnel) et la rationalité (analysée notamment par la théorie des organisations) constituent donc des composantes essentielles du métier de manager..

Selon Henri Fayol, le grand chef d'entreprise devrait détenir les qualités suivantes : Physiques : santé, vigueur, adresse. Mentales : capacité à comprendre et à apprendre, jugement, vivacité d'esprit, adaptabilité. Morales : énergie, fermeté, volonté d'accepter les responsabilités, initiative, loyauté, tact, dignité. D'éducation : connaissances générales sur des sujets n'appartenant pas exclusivement aux fonctions exercées. Administrative (POCCC). Techniques : spécifiques à la fonction exercée. D'expérience : provenant du travail exercé.

Coordination Pour Henri Fayol, « Coordonner c’est mettre de l’harmonie entre tous les actes d’une entreprise de manière à en faciliter le fonctionnement et le succès ; c’est, en somme, donner aux choses et aux actes les proportions qui conviennent, adapter les moyens au but ». Pour cela, il énonce une série de principes de coordination des tâches : Autorité – Responsabilité : droit de commander et le pouvoir de se faire obéir. Unité de commandement : pour une action quelconque, un agent ne doit recevoir des ordres que d’un seul chef. Unité de direction : un seul chef et un seul programme pour un ensemble d’opérations visant le même but. Subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général Discipline : l’obéissance, l’assiduité, l’activité, la tenue, les signes extérieurs de respect.

Contrôle Le contrôle se définit comme l’examen par lequel on s’assure que les résultats obtenus sont conformes aux buts et qui permet d’apporter, au besoin, les corrections nécessaires pour réorienter l’entreprise vers ses objectifs..

Le contrôle comporte une série d'étapes : Définir des indicateurs permettant de suivre l'évolution de l'activité de l'organisation. Identifier les écarts entre la situation actuelle et le plan. Déterminer les causes de ces écarts. Définir les correctifs nécessaires.

Selon les autres théoriciens technicistes Les définitions du management d'une entreprise dans la littérature académique sont multiples et contradictoires. Selon le théoricien classique Frederick Taylor (1890) le management est avant tout .

Pour le théoricien néoclassique Peter Drucker (1989) :

Selon les théoriciens humanistes Pour le théoricien de la contingence Henry Mintzberg (1989) ce sont

Pour le théoricien social François Dupuy (2011) Lost in management, . ou encore en 2015 François Dupuy, 2015, .

Selon le reste des théoriciens Le management, pour William Newman et E. Kirby Warren (1961), est (traduit et cité par ). Selon Marvin Bower (1968), . Tom Peters (1988) voit lui que Tom Peters, Le Chaos management. Manuel pour une nouvelle prospérité de l'entreprise (1988), Dunod, 1998, « Les prescriptions, ébauches pour une théorie du management », ..

Selon Jean-Pierre Le Goff (1993)Jean-Pierre Le Goff, Les Illusions du management (1993), La Découverte, 2000, ., . Pour W. Edwards Deming (1988), cela consiste avant tout à Du nouveau en économie, 1996.

Selon Paul Hersey, Kenneth Blanchard et Dewey Johnson (2012) (Management is the process of working with and through individuals and groups and other resources (such as equipment, capital, and technology) to accomplish organizational goals.) dans : Management of Organizational Behavior. Utilizing Human Resources ( Edition), Prentice Hall, 2012, ., pour Raymond-Alain Thietart (2012) c'est Thietart ajoute dans le même ouvrage que .

Selon Jean-Luc Charron et al. (2014)Jean-Luc Charron et alii, Management DCG7, édition, Dunod, 2014, .

Pour Maurice Thévenet (2014) , selon Stephen Robbins, David DeCenzo, Mary Coulter et Charles-Clemens Rüling (2014), c'est , et enfin selon Ghislain Deslandes (2016), le management dans les organisations peut être défini comme

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