Franz Grillparzer, né le à Vienne et mort le à Vienne, est un dramaturge autrichien.

Biographie Fils de juriste, Grillparzer étudie le droit à l'université et devient en 1813 stagiaire de concept à la chambre de la Cour impériale autrichienne. En 1821, il postule sans succès pour la place de Skriptor à la Bibliothèque privée impériale. Il devient enfin en 1823 Hofkonzipist, puis, en 1832, directeur des Archives impériales. En 1827, il écrivit l'oraison funèbre de Ludwig Van Beethoven. Obsèques auxquelles il participa. vignette|gauche|Franz Grillparzer. Tirage sur papier albuminé par Victor Angerer, ca. 1861.|296x296px Ses années d'éducation coïncident avec l'époque de la Révolution française et avec l'époque napoléonienne, bouleversements politiques dont il se tient à distance. Grillparzer est plutôt conservateur du joséphisme, mais ressent les contradictions de son époque.

Il reste fiancé toute sa vie à son amour de jeunesse, Katharina Fröhlich, sans selon son propre aveu .

C'est un pessimiste inquiet, conscient de la vanité des actions humaines, du bonheur comme de la gloire. Une sorte de sagesse résignée lui fait accepter le monde comme il va, non sans une certaine misanthropie.

Ses mérites sont reconnus dans les dernières années de sa vie : il est ainsi nommé membre de l'Académie impériale en 1847, et citoyen d'honneur de la ville de Vienne en 1864.

Il meurt le à l'âge de 81 ans.

Grillparzer chez les autres écrivains L'œuvre de Grillparzer a été en grande partie sauvée de l'oubli par l'éditeur Gerlach & Weidling qui publie sa biographie détaillée et l'ensemble de son travail à Vienne à partir de 1909.

Grillparzer apparaît en tant que personnage secondaire dans une des nouvelles de Sacher Masoch, intitulée La Pantoufle de Sapho. Il est entre autres cité par : Friedrich Nietzsche dans les Secondes Considérations inactuelles. Stefan Zweig dans Le Monde d'hier. Souvenirs d'un Européen ainsi que dans l'ouvrage sur Paul Verlaine. John Irving dans Le Monde selon Garp, où il n'est d'ailleurs pas à son avantage. Irving y développe l'expression , qui signifie jouer à l'artiste de clocher. Paul Engelmann dans Les Lettres, rencontres, souvenirs, de Ludwig Wittgenstein et Paul Engelmann. Claudio Magris dans Danube (Gallimard 1988). Magris lui consacre également un chapitre complet dans Le Mythe et l'Empire (Gallimard 1991). Plusieurs fois dans Vertiges de W.G. Sebald (Schwindel. Gefühle, 1990 - Actes Sud 2001, pour la traduction française). Mathias Énard dans son roman Boussole, prix Goncourt 2016. Franz Kafka Robert Musil, dans l'Homme sans qualités, chapitre 100 par le général Stumm von Bordwehr

Principales œuvres gauche|vignette|Affiche de Melusina, «Opéra magique romantique » en 3 actes, livret de Franz Grillparzer, musique de Conradin Kreutzer (Représentation du 9 avril 1835).

Théâtre Die Ahnfrau (L'Aïeule), 1817 Sappho (Sappho), 1818 Das Goldene Vlies (La Toison d'or), 1819-1822, trilogie comprenant Der Gastfreund (L'Hôte), Die Argonauten (Les Argonautes) et Medea (Médée) Mélusina, (1822-1823), a été mis en musique par Conradin Kreutzer, «Opéra magique romantique» en 3 actes. Des Meeres und der Liebe Wellen (Les Vagues de la mer et de l'amour), 1831 Der Traum ein Leben (Le Rêve, une vie), 1831 Weh dem, der lügt (Malheur à celui qui ment), 1837 Libussa (Libussa), 1848 Ein Bruderzwist in Habsburg (Une querelle entre frères dans la maison de Habsbourg), 1848 (La Juive de Tolède), 1855 (première représentation en 1872)

Romans 1828 : (Le Couvent de Sendomir) 1847 : (Le Pauvre Ménétrier) Traductions françaises Le Musicien des rues, Éditions Jacqueline Chambon, 95 p., 2000 Drames antiques : Sappho, La Toison d'or, Les Vagues de la mer et de l'amour, trad. fr. Gilles Darras, Paris, Les Belles Lettres, coll. "Bibliothèque Allemande", 416 p., 2017

Honneur L'astéroïde porte son nom.

Notes et références

Annexes

Bibliographie

Liens externes

Site autrichien consacré à Franz Grillparzer Œuvres de Franz Grillparzer sur le site Projekt Gutenberg-DE Œuvres de Franz Grillparzer sur la Wikisource germanophone

Portrait gravé sur un timbre autrichien de 1972 Portrait gravé pour le bicentenaire de sa naissance, timbre autrichien de 1991

Catégorie:Dramaturge autrichien du XIXe siècle Catégorie:Écrivain du courant réaliste Catégorie:Écrivain austro-hongrois Catégorie:Docteur honoris causa de l'université de Leipzig Catégorie:Récipiendaire de l'ordre bavarois de Maximilien pour la science et l'art Catégorie:Naissance en janvier 1791 Catégorie:Naissance à Vienne (Autriche) au XVIIIe siècle Catégorie:Décès en janvier 1872 Catégorie:Décès à Vienne (Autriche) Catégorie:Décès en Autriche-Hongrie Catégorie:Décès à 81 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Hietzing Catégorie:Éponyme d'un objet céleste