Johann Friedrich August Borsig (né le à Breslau en Silésie et mort le à Berlin) est un industriel prussien, fondateur de l'entreprise homonyme.

Biographie Fils d'un contremaître menuisier, Borsig fait un apprentissage de charpentier et étudie pendant ce temps à l'école d'art et d'artisanat du bâtiment de Breslau. Il a ensuite fréquenté l'Institut royal des métiers de Berlin sous la direction de Peter Christian Wilhelm Beuth. Cependant, il interrompt sa formation au bout d'un an et demi.

En , il pose sa candidature pour une formation en ingénierie mécanique auprès de la Nouvelle fonderie de fer berlinoise de . Les certificats de Borsig indiquent qu'il échoue en chimie et qu'il n'est guère utile en tant que technicien ; de plus, il est réformé par l'armée prussienne pour inaptitude au service. Egells l'embauche néanmoins.

L'une de ses premières commandes est l'assemblage d'une machine à vapeur à Waldenbourg, en Basse-Silésie. Borsig exécute la commande avec succès et obtient ainsi un emploi (contrat de service le ) en tant que facteur (directeur d'usine) pour huit ans à des conditions extrêmement avantageuses pour l'époque, avec un salaire annuel de 300 thalers. En 1828, il épouse Louise Pahl qui, un an plus tard, donne la vie à leur fils unique Günter Ogger: Die Gründerjahre – Als der Kapitalismus jung und verwegen war. Knaur, München 1995, p. 19. vignette|gauche|Atelier mécanique Borsig, peinture de Karl Eduard Biermann, 1847. Il fonde, le , l'atelier mécanique Borsig à Berlin, finançé avec ses propres économies. Son siège se trouvait sur la Chausseestraße devant la porte d'Oranienbourg, dans le quartier d'Oranienburger Vorstadt. Il a débuté son activité en produisant des profils en fer pour les voies de la ligne de Berlin à Potsdam inaugurée en 1838.

Borsig construisit d'abord des machines à vapeur et des pièces en fonte ; mais très rapidement, il se spécialise dans la construction des locomotives à vapeur. Sa première locomotive a effectué sa première traversée le , l'une des premières constructions sur le modèle américain en Allemagne.

Au cours des années suivantes, il livrait plusieurs locomotives aux différentes entreprises ferroviaires en Prusse. Le , un train tiré par une locomotve Borsig a emprunté pour la première fois la nouvelle ligne de Berlin à Stettin, en présence du roi Frédéric-Guillaume IV. L'entreprise s'est fortement développée et un nouveau site est mis en exploitation à Berlin-Moabit en 1849 ; en 1850, le nombre de travailleurs employés s'est élevé à . En 1854, l'année de la mort d'August Borsig, la cinq centième locomotive a quitté l'usine.

Son tombeau se trouve dans le cimetière de Dorotheenstadt.

Bibliographie

Hermann Vogt: August Borsig. Ein Lebensbild. Drewitz, Berlin 1880. Rheinmetall-Borsig Aktiengesellschaft (Hrsg.): Deutscher Maschinenbau 1837–1937 im Spiegel des Werkes Borsig. Berlin 1937 Fritz Pachtner: Lokomotivkönig August Borsig. Wilhelm Goldmann Verlag, München 1953

Kurt Pierson: Borsig, ein Name geht um die Welt. Die Geschichte des Hauses Borsig und seiner Lokomotiven. Rembrandt Verlag, Berlin 1973, Dietrich Kutschik: Lokomotiven von Borsig: Eine Darstellung der Lokomotivgeschichte der Firma A. Borsig und der Nachfolgefirmen. Transpress, Verlag für Verkehrswesen, Berlin 1985 Dietrich Kutschik, Hansjürgen Wenzel, Matthias Koch: Borsig. Lokomotiven für die Welt. EK Verlag, Freiburg 1986, Werner Lorenz: „Architectur ist Construction“. Schinkel und Borsig als Baukonstrukteure. In: Technikgeschichte, Band 61, 1994, H. 4, S. 313–328.

Horst Bosetzky: Der König vom Feuerland. August Borsigs Aufstieg in Berlin. Biographischer Roman. Jaron Verlag, Berlin 2011, Hans-Christoph Harmsen: Borsig. Eine Unternehmerfamilie dem Gemeinwohl verpflichtet. Edition Winterwork, Borsdorf 2017,

Notes et références

Liens externes

Site officiel de l'entreprise Borsig

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