Pierre Weber, né le dans le arrondissement de Lyon (Rhône)État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970 et mort le à Nancy (Meurthe-et-Moselle), est un homme politique français.
Biographie
Etudiant à la faculté de médecine de Nancy, il est docteur en médecine en « La vie universitaire », L'Est républicain, 16 juin 1936.
Résistant, ancien interné politiqueL'Est républicain, 7 octobre 1947, membre du Comité départemental de libération« Comité départemental de Libération», L'Est républicain, 12 octobre 1945, il est désigné conseiller municipal de Nancy à la Libération. Lors des premières élections municipales organisées après la guerre, en , il se présente sur une liste de résistants, de gauche pour certains, en tant que membre du mouvement Ceux de la RésistanceL'Est républicain, 26 avril 1945, Ibid., 11 mai 1945. Il est élu au même poste et est aussi élu adjointL'Est républicain, 19 mai 1945, aux sports.
La même année, en septembre, il est aussi élu conseiller général du canton de Nancy-Est, dès le premier tourL'Est républicain, 25 septembre 1945, Rapports et délibérations du Conseil général du département de la Meurthe et Moselle, 1945 ; il est alors le benjamin du conseil général de Meurthe-et-MoselleL'Est républicain, 30 octobre 1945. Il fait partie du comité exécutif d'une nouvelle formation politique locale, l'Action républicaine lorraine, aux côtés de Pierre André, Raymond Pinchard, et Robert KalisL'Est républicain, 27 novembre 1945. Il reçoit la médaille de la résistance en 1946Journal officiel, 11 juillet 1946 : Décret du 14 juin 1946..
Lors des élections municipales de 1947, il mène une liste modérée, qui se veut apolitique et comprend d'autres anciens résistants et d'autres conseillers générauxL'Est républicain, 7 octobre 1947 (Parmi lesquels l'abbé Mansuy, Alain de Lambilly, Robert Kalis et Raymond Pinchard).Paris-presse, L’Intransigeant, 15 octobre 1947. Réélu conseiller municipal, il est élu premier adjoint du nouveau maire, Jean Lionel-Pèlerin, qui menait une liste gaulliste rivaleL'Est républicain, 27 octobre 1947François Audigier et Frédéric Schwindt (dir.), Gaullisme et gaullistes: dans la France de l'Est sous la IVe République, Presses universitaires de Rennes, 2009. Il préside alors le syndicat des médecins de Meurthe-et-MoselleL'Est républicain, 17 février 1947, L'Est républicain, 9 février 1948.
Il est élu député de Nancy en . Il soutient les gouvernements du général de GaulleProfession de foi de P. Weber, 1967. En 1962, il n'a pas rejoint le « cartel des non » hostile au général de Gaulle et à son projet de réforme constitutionnelleProfession de foi de P. Weber, 1962, contrairement à d'autres députés sortants de droite. Proche de Valéry Giscard d'Estaing, c'est un allié des gaullistes sans être un inconditionnelFrançois Roth, Encyclopédie de la Lorraine. Epoque contemporaine, vol. 2. Le vingtième siècle 1914-1994, Presses universitaires de Nancy, 1994, . Il appuie ensuite les gouvernements de Georges PompidouProfession de foi de P. Weber, 1973 puis de Valéry Giscard d'EstaingProfession de foi de P. Weber, 1978. Il est apparenté au groupe des Républicains indépendants à l'Assemblée nationaleAssemblée nationale - Mandats à l'Assemblée nationale.
Adjoint au maire depuis 1945, il est élu maire de Nancy en 1961, en remplacement de Raymond Pinchard, décédé. La fin de son mandat est marquée par une crise politique, en 1969-1970. Un projet gouvernemental désignant Metz comme chef-lieu de la région Lorraine entraîne la division du conseil municipal : "Une longue crise", Le Monde, 10 février 1970. - la plupart de ses anciens colistiers désapprouvent et désavouent l'attitude du docteur Weber (il a notamment annoncé qu'il démissionnait en mais n'en a rien fait) -, la démission de conseillers municipaux, des candidatures rivales à l'occasion d'une élection partielle (28 membres de la liste , conduite par le sénateur Marcel Martin, conseiller municipal démissionnaire, hostile au maire, sont élus en ), l'impossibilité pour Pierre Weber de diriger la municipalité, du fait du blocage de ses opposants, la dissolution du conseil municipal, sur décision du Conseil des ministres (décret du ), le retrait du docteur Weber en et la victoire de ses opposants lors d'une autre élection municipale en 1970"Nancy-capitale (M. Marcel Martin) l'emporte malgré le désistement des représentants de la majorité pour une liste apolitique", Le Monde, 17 février 1970 (la Liste d'union pour le développement de Nancy, menée par Roger Souchal et le docteur William Jacson (U.D.R.), soutenue par le docteur Weber, est arrivée en deuxième position au premier tour).« Savez-vous pourquoi le conseil municipal de Nancy a été dissous en 1969 ? », L'Est républicain, 19 octobre 2021.
Il préside encore le syndicat des médecins de Meurthe-et-Moselle dans les années 1960"Une assemblée extraordinaire des médecins de Meurthe-et-Moselle se réunira samedi", Le Monde, 19 décembre 1964.
Il parvient à conserver son siège de député en 1973. Mais il est battu en 1978, dès le premier tour, par André Rossinot, également médecin, conseiller municipal depuis 1969 et candidat en 1973Profession de foi de Pierre Weber au premier tour, et professions de foi de ses adversaires, qui se déclare aussi partisan de Valéry Giscard d'Estaing.
La dernière phase de son engagement politique est marquée par son appui apporté au Front national de Jean-Marie Le PenL'Est républicain, 17 août 2004 (nécrologie) : ..
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Liste des députés de Meurthe-et-Moselle Liste des maires de Nancy
Lien externe
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