, né le - mort le , est l'un des derniers maîtres incontestables de l'estampe japonaise de la deuxième moitié du . Son œuvre est essentielle dans la transition entre lukiyo-e traditionnel et le nouveau style shin-Hanga.

Noms Chikanobu signe ses créations qui est son alors que son est , celui qui est publié lors de sa nécrologieVoir « Yōshū Chikanobu [obituary] » (trad. par Kyoko Iriye Selden, Department of Asian Studies, Cornell University), Miyako Shimbun, (2 octobre 1912), :.

Beaucoup de ses toutes premières œuvres sont signées . Il existe au moins un triptyque de Meiji 12 (1879) signé .

Le portrait de l'empereur Meiji que possède le British Museum porte en inscription British Museum, Estampe sur bois. Portrait de l'empereur Meiji.

On ne connaît pas d’œuvre signée "Toyohara Chikanobu".

Carrière militaire

Chikanobu est un obligé du clan Sakakibara du domaine de Takada dans la province d'Echigo. Après la disparition du shogunat Tokugawa, il rejoint le Shōgitai et prend part à la bataille d'Ueno.

Il se joint aux loyalistes de Tokugawa à Hakodate où il participe à la bataille de Hakodate au fort en étoile de Goryōkaku. Il sert sous les ordres de Enomoto Takeaki et Otori Keisuke et il se fait remarquer par sa bravoure.

À la suite de la réédition du shogunat, il est mis avec d'autres à a disposition des autorités au domaine de Takada.

Carrière de l'artiste

En 1875 (an 8 de lère Meiji), il décide de gagner sa vie comme artiste et se rend à Tokyo où il trouve un emploi pour le journal Kaishin Shinbun改進新聞 (かいしんしんぶん) En outre, il produit des pièces de nishiki-e.

Jeune, il étudie la peinture de l'école Kanō puis il se tourne vers l'''ukiyo-e. Il étudie avec un disciple de Keisai Eisen puis il rejoint l'école d'Utagawa Kuniyoshi. À cette époque, il se fait appeler Yoshitsuru. Après la mort de Kuniyoshi, il étudie auprès de Kunisada puis le nigao-e avec Toyohara Kunichika et s'appelle lui-même Isshunsai Chikanobu et Yōshū.

Comme beaucoup d'artistes de lukiyo-e, Chikanobu s'intéresse à une grande variété de sujets. Son domaine de créations comprend aussi bien la mythologie japonaise que la représentation des champs de bataille de son époque ou les modes pour femmes. Comme un certain nombre d'artistes de cette période, il réalise des portraits d'acteurs du théâtre kabuki dans leurs personnages et il est réputé pour ses scènes de mie dans les représentations du kabuki.

Chikanobu est reconnu comme un maître du bijinga, images de belles femmes, et pour ses illustrations des changements dans les modes féminines, tant en ce qui concerne les vêtements traditionnels que les habits occidentaux. Son œuvre illustre les changements de coiffure et de maquillage dans le temps. Cela apparaît clairement, par exemple, dans son estampe « Le miroir des âges » (1897), où les types de coiffure de l'ère Tenmei (1781-1789) se distinguent de ceux de l'ère Keiō (1865-1867).

Son œuvre saisit la transition de l'âge des samouraïs vers la modernité de l'ère Meiji, le chaos artistique de la période Meiji illustrant le concept de « furumekashii / imamekashii »Miner, Odagiri et Morrell dans le Princeton Companion to Classical Japanese Literature, , 27..

Chikanobu est nettement un artiste de l'ère MeijiGobrich, Marius. "Edo to Meiji: Ukiyo-e artist Yoshu Chikanobu tracked the transformation of Japanese culture", Japan Times. 6 mars 2009; extrait : '« Nous pensons que les caractéristiques de cet artiste commencent à apparaître vers la fin des années 1880... Auparavant, dans ses premières œuvres, il tend à imiter son professeur, Toyohara Kunichika » mais ses thèmes sont parfois issus des périodes historiques antérieures. Un de ses tirages, par exemple, illustre un incident survenu pendant le séisme d'Ensei en 1855Gobrich, "Edo to Meiji", Japan Times. 6 mars 2009; extrait : « Une image montre des gens s'échappant d'une maison qui s'écroule durant le séisme d'Ansei de 1855 qui aurait tué plus de personnes et détruit une grande partie de la ville. Ce qui donne à cette image une sensation d'intemporalité est le fait que la noble dame de la maison, en conformité avec l'étiquette et le décorum social — a pris la peine d'entrer d'abord dans son palanquin avant d'être transporté hors de la maison qui s'effondre ».

Le début de l'ère Meiji est marqué par des affrontements entre des groupes de samouraïs aux idées contraires concernant la fin de la politique isolationniste que le Japon s'était imposée et par le changement des relations entre la cour impériale et le shogunat Tokugawa« Yōshū Chikanobu [nécrologie] » Miyako Shimbun, No. 8847 (2 octobre 1912). ; Gobrich, « Edo to Meiji » Japan Times. 6 mars 2009; extrait : « Chikanobu est à l'origine un samouraï vassal du shogunat Tokugawa qui a connu la guerre de Boshin (1868-69) qui a mis fin au système féodal du pays ». Il crée une série de tirages sur des scènes de la rébellion de Satsuma et sur Saigō TakamoriBritish Museum, Meiji shoshi nenkai kiji, 1877; impression sur bois, triptyque. Saigo Takamori et ses partisans de la rébellion de Satsuma.

Certaines de ces estampes illustrent les troubles intérieurs et autres sujets d'actualité, dont cette image de 1882 de la mutinerie d'Imo, également connue sous le nom de à droite.

Les de Chikanobu paraissent en format triptyque. Ces impressions documentent la guerre sino-japonaise (1894-1895). La « Victoire d'Asan » par exemple, est publiée avec le compte rendu simultané de la bataille du . Parmi les artistes influencés par Chikanobu se trouvent et .

Genres Scènes de bataille Les scènes de bataille comprennent :

Mutinerie d'Imo Corée 1882 (Jingo Jihen |壬午事変|)

Estampes de guerriers .

Images de belles femmes .

Images historiques . Histoire récente (ère Meiji)

Histoire ancienne

Endroits connus . 200x150px|vignette|gauche|Série Meisho Bijin Awase, Matsushima dans la province de Rikuzen 100x150px|vignette|gauche|Série Gentō shashin kurabe, Oji no taki 300x150px|vignette|gauche|Série Nikko Mesho, cascades Hannya et Hoto 300x150px|vignette|gauche|Sanctuaire Kameido Tenjin

Portraits .

Images divertissantes . 300x150px|vignette|gauche|Femmes et jeunes filles en costumes occidentaux avec différentes coiffures 100x150px|vignette|gauche|Série shin bijin : Femmes avec un parapluie de style occidental et un live 100x150px|vignette|gauche|Série azuma fūzoku fuku tsukushi : Habits occidentaux 100x150px|vignette|gauche|Série mitate jūnishi : Vêtement de styles mélangés

Scènes de théâtre .

Estampes commémoratives .

Distractions de femmes .

Images de l'Empereur Meiji

Images contrastées

Glorification de la Geisha

100x150px|vignette|gauche|Série meiyo iro no sakiwake : Lecture d'une lettre 300x150px|vignette|gauche|Katamura-rō au Yoshiwara 100x150px|vignette|gauche|Série imayō tōkyō hakkei : promenade avec une escorte

Formats Comme la majorité de ses contemporains, il travaille essentiellement au format ōban tate-eLe format ōban tate-e (大判竪絵) mesure environ × pour une orientation verticale. Pour plus d'information sur les formats des estampes sur bois, voir formats de l'ukiyo-e. Il existe un assez grand nombre de séries avec un seul panneau, ainsi que de nombreuses autres estampes dans ce format qui ne font partie d'aucune série.

Il produit aussi plusieurs séries dans le format ōban yoko-eLe format ōban yoko-e (大判竪絵) mesure environ × pour une orientation horizontale. Pour plus d'information sur les formats des estampes sur bois, voir formats de l'ukiyo-e qui est généralement plié transversalement pour obtenir un album.

Bien qu'il soit, peut-être, mieux connu pour ses triptyques, ses sujets uniques et ses séries, deux séries de diptyques sont également bien connues et il existe, au moins, deux impressions polyptyquece qui signifie dans ce cas, plus de trois panneauxdont l'une est comporte cinq panneaux de la série intitulée « Le quartier des dames impériales au palais Chiyoda », konrei (こんれい) la cérémonie du mariage. L'autre est une estampe très connue en neuf panneaux intitulée Meiji Sanjū-Ichi-Nen Shi-Gatsu Tōka: Tento Sanjū-Nen Shukugakai Yokyō Gyōretsu no Zu (明治31年4月10日: 奠都30年祝賀會餘興行列の図), '« La procession en commémoration du trentième anniversaire du transfert de la capitale ».

Sa signature peut également se rencontrer dans des dessins au trait et des illustrations dans un certain nombre de e-hon (絵本) qui sont pour la plupart de nature historique. Il existe par ailleurs un certain nombre de feuilles de sugoroku (すごろく) portant sa signature et au moins une estampe en kakemono-eLe format kakemono-e (掛物絵) mesure environ × et consiste en deux estampes oban tate-e positionnées verticalement et reliées par le petit côté. Pour plus d'information sur les formats des estampes sur bois, voir formats de l'ukiyo-e réalisée dans ses dernières années.

Notes et références

Annexes Bibliographie Ronald Cavaye, Paul Griffith, Akihiko Senda et Mansai Nomura, A Guide to the Japanese Stage: from Traditional to Cutting Edge, Tokyo, Kōdansha, 2004 . Bruce Coats, Kyoko Kurita, Joshua S. Mostow et Allen Hockley, Chikanobu: Modernity And Nostalgia in Japanese Prints, Leyde, Hotei, 2006 . Barry Till, Woodblock Prints of Meiji Japan (1868-1912): A View of History Though Art'', Hong Kong, Arts of Asia, 2010, Vol. XL, , .

Articles connexes Artiste de guerre Liste de termes de l'ukiyo-e

Liens externes

Chikanobu, site consacré à l'artiste.

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