Alejandra Pizarnik, née à Avellaneda en Argentine le et morte le à Buenos Aires, est une poétesse argentine issue d’une famille d'immigrants juifs d'Europe centrale.
Sa poésie très particulière et souvent tournée vers l'introspection a été considérée comme . et a été reconnue et célébrée pour s'être focalisée sur .
Biographie Flora Alejandra Pizarnik est née en 1936 à Buenos Aires, fille d'un jeune couple d'émigrés russes... Après avoir passé son baccalauréat à Avellaneda, en Argentine, elle est admise en 1954 à la faculté de philosophie de l'université de Buenos Aires. Elle abandonne ce cursus pour suivre une formation littéraire avant d'intégrer la faculté de journalisme. Finalement, afin de trouver sa vraie voie et sans avoir achevé aucune des formations qu'elle avait entreprises, elle travaille dans l'atelier de peinture de Juan Batlle Planas.
Entre 1960 et 1964, elle séjourne à Paris où elle travaille comme pigiste pour le journal Cuadernos para la liberación de la cultura. Durant cette période, elle participe à la vie littéraire parisienne, ce qui la conduit à multiplier les rencontres d'écrivains et à se lier d'amitié avec André Pieyre de Mandiargues, Octavio Paz, et Julio Cortázar. Au cours de son séjour à Paris, elle suit également des cours à la Sorbonne. Durant les années suivantes, après être rentrée en Argentine, elle publie à Buenos Aires ses ouvrages les plus importants.
En 1968, elle obtient une bourse Guggenheim et fait un bref séjour à New York et à Paris. Après deux tentatives de suicide en 1970 et 1972, elle passe les cinq derniers mois de sa vie à l'hôpital psychiatrique de Buenos Aires. Elle meurt le , à l’âge de 36 ans.
Si la thèse du suicide par surdose de barbituriques est couramment admise, certaines sources, notamment les éditions Ypsilon relayant le témoignage d’Ana Becciu , évoquent la possibilité d’un œdème pulmonaire, consécutif à une vie marquée par les excèsAgnès Giard, « Alejandra Pizarnik : “Oh, j’ai embrassé tant de bites” », Les 400 culs, Libération, 24 septembre 2022. Repris sur le site des éditions Ypsilon : ypsilonediteur.com.Claire Baglin, « Les rides riches d’Alejandra Pizarnik », Libération, dans Le Libé des écrivains. Repris sur le site des éditions Ypsilon : ypsilonediteur.com..
Œuvres Œuvres publiées de son vivant La Terre la plus contraire (La tierra más ajena, 1955) La Dernière Innocence (La última inocencia, 1956) Les Aventures perdues (Las aventuras perdidas, 1958) Arbre de Diane (Árbol de Diana, 1962) Les Travaux et les Nuits (Los trabajos y las noches, 1965) Extraction de la pierre de folie (Extracción de la piedra de locura, 1968) L’Enfer musical (El infierno musical, 1971) La Comtesse sanglante (La condesa sangrienta, 1971).
Éditions traduites en français Extraction de la pierre de folie, traduction de Marcel Hennart, Revue Sud, n°3, 3-1971. L'Enfer musical (fragments), traduction par Florian Rodari (L'Obscurité des eaux, La Parole du désir, Le Désir de la parole, Noms et figures), Revue de Belles-Lettres, Genève, 2-1973. Ou l'avide environne, préface et traduction Fernand Verhesen, avec un poème « In memoriam Alejandra Pizarnik » de Roberto Juarroz, édition Le Cormier, Bruxelles, 1974, tirage limité 300 exemplaires L'Enfer musical, traduction de Florian Rodari, Lausanne, Payot, 1975. [Poèmes d'A.P] in Poèmes parallèles, traduction de Claude Esteban, Paris, Galilée, 1980 [une version des poèmes traduits avait préalablement paru dans Argile IX-X, printemps 1976] L'autre rive, traduction de Jacques Ancet, Toulon, éditions Unes, 1983. Poèmes, anthologie, préface d'Octavio Paz, Centre culturel argentin, traduction de Claude Couffon, Paris, 1983 Les Travaux et les Nuits, Œuvre poétique 1956-1972, traduction de Claude Couffon et Silvia Baron Supervielle, Granit/ Unesco, 1986, À propos de la comtesse sanglante, traduit par Jacques Ancet, Éditions Unes, Draguignan, 1999 Œuvre poétique, traduit par Silvia Baron Supervielle et Claude Couffon, Actes Sud, 2005. Journaux. 1959-1971, traduction d'Anne Picard, Paris, José Corti, 2010 Cahier jaune, traduction de Jacques Ancet, Paris, Ypsilon éditeur, 2012 (extrait en PDF) L’Enfer musical, traduction de Jacques Ancet, Paris, Ypsilon éditeur, 2012 (extrait en PDF) Extraction de la pierre de folie, traduction de Jacques Ancet, Paris, Ypsilon éditeur, 2013 Les travaux et les nuits, traduction de Jacques Ancet, Paris, postface d'Olga Orozco, Paris, Ypsilon éditeur, 2013, La Comtesse sanglante, traduction de Jacques Ancet, nouvelle édition, Paris, Ypsilon éditeur, 2013 Arbre de Diane, traduction de Jacques Ancet, préface d'Octavio Paz, Paris, Ypsilon éditeur, 2014 Les perturbés dans les lilas, traduction d'Étienne Dobenesque, Paris, Ypsilon éditeur, 2014 Textes d'Ombre, traduction d'Étienne Dobenesque, Paris, Ypsilon éditeur, 2014 Correspondance avec Léon Ostrov, 1955-1966., traduction de Mikaël Gómez Guthart, Paris, Éditions des Busclats, 2016 Les aventures perdues, traduction de Jacques Ancet, Paris, Ypsilon éditeur, 2015 La dernière innocence, traduction de Jacques Ancet, Paris, Ypsilon éditeur, 2015 Approximations, traduction d'Étienne Dobenesque, Paris, Ypsilon éditeur, 2015 La terre la plus étrangère, traduction de Jacques Ancet, Paris, Ypsilon éditeur, 2015 Correspondance Alejandra Pizarnik & André Pieyre de Mandiargues, Paris-Buenos Aires 1961-1972, édition établie et annotée par Mariana di Ció, Paris, Ypsilon éditeur, 2018 Journal, Premiers cahiers 1954-1960, traduction de Clément Bondu, Paris, Ypsilon éditeur, 2021 (Prix Clarens du journal intime 2019) Journal, Années françaises 1960-1964, traduction de Clément Bondu, Paris, Ypsilon éditeur, 2023
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Alexandra Fitts, « Alejandra Pizarnik's "La condesa Sangrienta" and the Lure of the Absolute », Letras Femeninas, Vol. 24, No. 1/2 (printemps-automne 1998), p. 23-35.
Articles connexes Littérature lesbienne Valentine Penrose
Liens externes
Alejandra Pizarnik sur Esprits nomades Linda Lê, L’obscure extravagance de vivre, article sur en attendant Nadeau, 2021, sur le premier tome traduit du Journal d'Alejandra Pizarnik Angèle Paoli, article sur Alejandra Pizarnik, terres de femmes Une traduction du poème d'Alejandra Pizarnik Ce soir dans ce monde par Carlos Alvarado Larroucau, poète francophone argentin
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