Nous Citoyens – France est un parti politique français, fondé en 2013 par l'entrepreneur Denis Payre.
Ce parti estime que la classe politique, du fait de sa « professionnalisation », n'est pas capable de réformer le pays. Il prône une politique social-libérale et ne prend pas position sur la plupart des sujets de société. Alors qu’il considère l'axe gauche-droite dépassé, il est classé « divers droite » par le ministère de l'Intérieur.
Historique gauche|vignette|150px|Denis Payre lors du meeting de lancement de la campagne des européennes de 2014.|alt=Photo de Denis Payre
Création Denis Payre fonde Nous Citoyens le . Le nom est choisi en réponse à l'anaphore « Moi président de la République » de François Hollande. Le mouvement est officiellement lancé le . Le , sur France 2, Denis Payre donne la réplique à Arnaud Montebourg, dans l'émission Des paroles et des actes et Nous Citoyens présente ses propositions à la presse le suivant.
Élections municipales de 2014 Nous Citoyens a labellisé 33 listes candidates aux élections municipales de mars 2014. Pour cela, les listes se sont engagées à respecter la charte rédigée par Nous CitoyensDenis Payre, l'entrepreneur devenu chef de parti, Paris Match, 9 mars 2014. Cette charte impose des critères de transparence, de bonne gestion, de bonne gouvernance et de non-cumul des mandats. .
En , Nous Citoyens revendique , ce qui le situerait alors parmi les « dix premiers mouvements politiques français ».
Élections européennes de 2014 Le , Nous Citoyens propose à ses adhérents de se porter candidats pour figurer sur la liste de candidature aux élections européennes. Une sélection est ensuite opérée parmi les postulants.
Le , Nous Citoyens organise son premier meeting à Paris, qui rassemble 800 personnes. À cette occasion, Nous Citoyens communique sa sélection de têtes de liste. Certaines listes sont communes avec l'association Européens Solidaires..
Nous Citoyens fait partie des 13 partis ou coalitions qui ont été testés lors des sondages précédant l'élection.
Le , ses listes obtiennent 1,41 % des suffrages exprimés, se positionnant comme la politique française pour cette élection avec « Résultats Élections Européennes 2014 », France Politique, 26 mai 2014« Européennes : les scores des petites listes », Les Échos, 25 mai 2014.
Élections consulaires de 2014 Le mouvement présente deux listes aux élections consulaires de 2014Élections Consulaires 2014, sur le site de Nous Citoyens., obtenant les résultats suivants, sans toutefois obtenir de siège: Liste Indépendante des Français de Casablanca (circonscription électorale Maroc, ) : 8,8 % Union Citoyenne (circonscription électorale Arabie saoudite, avec le Koweït) : 20,7 %
Élections locales de 2015 Le mouvement a présenté 20 binômes en France métropolitaine, qui ont obtenu des scores compris entre 2,51 % et 15,97 %, avec un score global de 5,4 % sur l'ensemble des cantons où le parti présentait des candidats. Seuls les candidats du canton de Saint-Maur 1 (Val de Marne) se sont qualifiés pour le second tourÉlections départementales 2015, sur le site de Nous Citoyens..
Pour les élections régionales de , Nous Citoyens présente des listes dans trois régions : en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, en Île-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes.
Changement de gouvernance vignette|150px|Jean-Marie Cavada, président de Nous Citoyens jusqu'en juin 2015.|alt=Photo de Jean-Marie Cavada. En , Jean-Marie Cavada, député européen réélu en 2014 sous l'étiquette UDI/MoDem, remplace Denis Payre à la présidence de Nous Citoyens. Jean-Marie Cavada démissionne de la vice-présidence de l'UDI et du Nouveau CentreJean-Marie Cavada. « Hors des partis », Le Télégramme, 2 octobre 2014« Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Jean-Marie Cavada et son arrivée chez Nous Citoyens ! », sur le site du parti, 12 septembre 2014..
Denis Payre devient vice-président du mouvement, tout en menant en parallèle des projets d'entreprenariat social. À l'occasion de cette annonce, le mouvement revendique .
Le , Jean-Marie Cavada annonce sa démission de Nous Citoyens, justifiée par des divergences de points de vue sur la gouvernance et le financement du mouvement. et en estimant que le parti « n'est pas assez ouvert sur la démocratie », regrettant qu'« il n'y ait pas eu un seul congrès et aucune élection interne depuis son lancement ». Dès lors, une véritable scission se fait au sein du parti.
Jean-Marie Cavada, deux vice-présidentes Isabelle Bordry et Pascale Lucianni, les délégués régionaux de Bretagne, Aquitaine, Bourgogne, PACA dont Franck Chauvet membre du COMEX, Languedoc-Roussillon, Picardie, Haute-Normandie, Corse, Poitou-Charentes, Champagne-Ardenne, Île-de-France ouest et Paris-Est démissionnent et fondent en le mouvement Génération citoyens.
À la suite de la démission de Jean-Marie Cavada, Denis Payre reprend la présidence de à . À l'occasion de la première élection à la présidence du mouvement, le candidat Jean-Pierre Gorges présenté et soutenu par Denis Payre se retire, expliquant son choix dans une vidéo.
Une refonte des statuts est alors opérée. On peut noter que six personnes, appelés membres fondateurs (alors que deux de ces personnes viennent tout juste de rejoindre l'équipe dirigeante), ont la capacité de destituer à tout moment le président et les membres élus en assemblée générale.
Élections de 2017 Appelés à se prononcer en vue de l'élection présidentielle de 2017, les adhérents de Nous Citoyens décident de ne soutenir aucune candidature et appellent à l’unité citoyenne... Cependant, quelques membres de la direction rejoindront En marche d'Emmanuel Macron contre l'avis de la majorité de leurs membres..
alt=|vignette|redresse|Georges Obninsky et Alexia Germont (en 2019). Lors des élections législatives de 2017, Nous Citoyens s'allie à Territoires en Mouvement de Jean-Christophe Fromentin.., avec des résultats très faibles..
Nous Citoyens – France La dissolution de Nous Citoyens est décidée avec l'idée de créer une nouvelle organisation, Nous Citoyens – France, le . Les adhérents élisent à sa tête Thierry de Bénazé.
Le , Alexia Germont est élue présidente et Georges Obninsky vice-président ; Thierry de Benazé est désigné par le conseil d'administration deuxième vice-président.
Actuellement (en ), l'association est dirigée par Thierry de Bénazé..
Fondements idéologiques Programme vignette|Ancien logo Le projet du parti est élaboré depuis fin 2013 par les adhérents sur une plate-forme collaborative en ligne.
Nous Citoyens considère que la classe politique actuelle n'est pas capable de mener les réformes qu'il estime nécessaires pour redresser la situation du pays. Son discours porte notamment sur la nature de la classe politique française, avec des propositions d'ordre institutionnelÉlections européennes : 4 questions à Denis Payre, Contrepoints, 15 mai 2014. Il veut « en finir avec les professionnels de la politique ». En effet, d'après Denis Payre, les personnalités politiques et . C'est pourquoi Nous Citoyens milite pour que les élus soient issus de la société civile, avec trois mandats exécutifs maximum pour une même personne au cours de sa vie, tandis que l'exercice d'une même fonction de parlementaire ou de responsable d'un exécutif local serait limité à deux mandats consécutifs. Les fonctionnaires devraient démissionner quand ils sont élus à une fonction exécutive. Les députés seraient rémunérés sur la base de leur présence effective en assemblée et soumis à une fiscalité standard, tout en bénéficiant des indemnités chômage et d'une retraite normale. .
Nous Citoyens dénonce le modèle français, qualifié de « dépassé », car l'État y est « omniprésent et inefficace ». Les trois principaux problèmes seraient le niveau des dépenses publiques, des prélèvements obligatoires et de la dette publique. Un plan d'économies de 200 milliards d'euros sur cinq ans serait nécessaire afin que les dépenses publiques françaises soient dans la moyenne de l'Union européenne et que le budget soit en équilibre« Monsieur François Fillon, encore un petit effort ! », Les Échos, 2 octobre 2014..
Le mouvement souhaite réformer sans remettre en cause le « modèle social humaniste » de la France. Nous Citoyens préconise de lutter contre la pauvreté et l'exclusion en s'appuyant sur la société civile et notamment en contractualisant certains services avec les acteurs de l'économie sociale et solidaire..
En matière d'emploi, Nous Citoyens propose d'alléger les cotisations sociales sur les bas salaires, de favoriser l'apprentissage, d'alléger et dépénaliser le droit du travail, d'instaurer un contrat de travail unique avec plus de liberté de négociation, d'augmenter de 50 % les indemnités de rupture tout en supprimant le motif de licenciement, de créer un « chèque syndical » pour les salariés, de refondre le dialogue social en y associant des représentants des exclus, de remonter les seuils sociaux, de faire entrer des salariés aux conseils d'administration des entreprises, de rendre obligatoire une formation qualifiante après six mois de chomâge, ou encore de relancer l'entrepreneuriat et l'innovation, au travers d'une refonte de la fiscalitéLe parti «Nous citoyens» veut créer 2 millions d'emplois en France, Le Figaro, 5 octobre 2014« Quand les citoyens planchent sur l'emploi ». .
Nous Citoyens propose une augmentation des heures et des salaires des professeurs et l'autonomie des directeurs ainsi que le développement d'écoles associatives sur le modèle des charters schools américaines. Le parti préconise aussi de renforcer les liens entre l'école et l'entreprise (intervention de professionnels dans les écoles, stages de professeurs en entreprise)« Le français et les maths plébiscités », Le Journal du dimanche, 30 novembre 2013..
Classification sur l'échiquier politique Nous Citoyens se définit comme européen, humaniste et républicain. Le mouvement ne se veut ni de droite, ni de gauche et considère ces notions comme dépassées. Ainsi, le parti désirait être classé comme « divers » dans la nomenclature du ministère de l'Intérieur. Mais le ministère, « après analyse », attribue la nuance « divers droite » aux listes Nous CitoyensKoenig : pour en finir avec la droite et la gauche, Le Point, 25 mai 2014. Pour Le Monde, le parti est .
Lors des municipales de 2014, Le Parisien note que le parti fédère des « déçus de droite. » et l'AFP indique qu'à Paris certaines listes sont conduites par « des UDI déçus de l'accord UMP-centreMunicipales: hors des grands partis, des listes "citoyennes" et diverses, L'Express, par AFP, 25 février 2014 ». Après sa nomination comme président du parti, Jean-Marie Cavada indique que les adhérents viennent principalement de la droite, du centre et des sociaux-démocrates. On peut également noter, parmi les soutiens du mouvement, des personnalités comme Kouider Oukbi, précédemment élu sur une liste divers gauche. , ou Jean-Luc Trotignon, précédemment élu du Parti socialiste, ou encore Thierry Sagnier, qui avait soutenu Olivier Falorni aux législatives de 2012 et qui souhaitait la candidature de Maxime Bono aux municipales à La Rochelle en 2014« Municipale à La Rochelle : qui est Thierry Sagnier ? », Sud Ouest, 7 mars 2014..
Toutefois, certains candidats, comme Franck Chauvet, s'affichent dès 2015 « en dehors des partis traditionnels » et proposent une alternative « qui s'appuie sur la société civile ».