Guillaume de LaireDe l'Ayre selon , de Layre selon , il est possible de trouver également de Lhère, voire de Loire. (av.1370 - ap.1410), seigneur de Cornillon et de Cuzieu en Forez, est un chevalier de l'entourage du duc Louis II de Bourbon, comte de Forez, et du roi de France.

Biographie Guillaume est fils de Robert de Laire. appelle son père Rolet et le propose comme ascendant de Jean II de Layre et de son fils Guillaume., seigneur de Cornillon, et de Béatrice de Salsat (ou Salzac) à qui son frère Pierre de Salsat de Mays légua avant 1388 sa seigneurie de CuzieuAvant 1388 : Édouard Perroy, Les familles nobles du Forez au XIIIe siècle, essai de filiation, vol. 2, P.U. St-Etienne, 1976, p. 540 & 669. et petit-fils de Bernard de Laire, bailli du Velay de 1353 à 1399Mathieu Lescuyer, L'inventaire de Raynart Balbet, Bibliothèque de l'École des Chartes, vol. 41, n° 160, Paris, 2002, p. 100 (un autre Guillaume de Laire, auvergnat et probablement apparenté à Bernard, a été juge-mage de Mâcon en 1346-1348)..

Engagé dès 1387 avec d'autres vassaux du duc Louis II de Bourbon, aussi comte de Forez par son mariage avec Anne Dauphine, dans la lutte contre les Grandes compagnies en Forez sous le commandement unifié de Robert de Chalus (acquéreur de Bothéon en 1386), Guillaume de Laire remplace ce dernier le à la tête des troupes du Bourbonnais et combattra ces Compagnies jusqu'à leur départ, vers 1394Claude Colombet-Lasseigne, Les hommes et la terre en Forez à la fin du Moyen Âge : la seigneurie rurale face aux crises des , Saint-Etienne, CERHI/P.U. St-E., 2006, p. 117 & 257.. Durant son commandement, il participe en 1389 aux combats contre les troupes de Raimond de Turenne massées sur la vallée du Rhône pour aller guerroyer en ProvenceNathalie Nicolas, La guerre et les fortifications du Haut-Dauphiné, PU Provence, 2005..

On le retrouve à la tête de 200 hommes prêtant main-forte en 1394 à l'armée royale du connétable de Clisson et au comte de Penthièvre lors du siège de Saint-Brieuc contre les vassaux du duc de Bretagne, puis partant de Gap vers le Piémont à la tête de 200 chevaux au début de l'année 1396Nathalie Nicolas, La guerre..., op. cit... Ces participations lui valent d'être intégré au Conseil du roi vers 1404 ou 1405, où il sera maintenu lorsque le conseil sera purgé de ses éléments Bourguignons en Il figure dans la liste du 28 juillet 1406 : Noël Valois, Le conseil du roi aux , : nouvelles recherches, Paris, 1888 (réed. 1975).. Il est nommé chevalier de l'ordre du Camail, puis gouverneur du Dauphiné le ; ; ..

C'est autant au titre de voisin que de proche que Guillaume de Laire est témoin de l'hommage rendu au comte de Savoie par le duc de Bourbon pour ses terres des Dombes situées sur le territoire de la Savoie en À Villars-les-Dombes puis à Châtillon : Samuel Guichenon, Histoire de Bresse et de Bugey : contenant ce qui s'y est passé de plus mémorable..., Lyon, Huguetan & Ravaud, 1650, p. 74..

À la suite de l'assassinat du duc d'Orléans (1407), Jean sans Peur prend au nom des Bourguignons la tête de la régence (Charles le Fol sombrant dans la démence) et ôte en 1409 à Guillaume de Laire ses postes au Conseil et en DauphinéÉlizabeth Gonzalez, Un prince en son hôtel : les serviteurs des ducs d'Orléans au XVe siècle, Paris, Sorbonne, 2004, p. 300. Son frère Raoul de Laire sera également victime du duc de Bourgogne dans la seconde phase d'épuration, trois ans plus tard.. Après l'alliance d' contre Jean sans Peur, passée à Gien autour de Charles d'Orléans par les ducs de Berry, de Bretagne, de Bar et les comte d'Armagnac, d'Alençon et de ClermontLe comte de Clermont-en-Beauvaisis s'engage au nom de son père, Louis de Bourbon, ce que ce dernier lui reprochera par la suite., Guillaume de Laire, au nom de leur amitié ancienne, est envoyé en ambassade par Orléans auprès du duc de Bourbon pour lui faire accepter l'engagement de son fils Jean de Clermont (cf. aussi l'article Guerre civile).

Héraldique

Guillaume de Laire porte d'argent au lion de gueules ; voir également Gustave Vallier, "Armorial des Grands-Maîtres et des Abbés de Saint-Antoine de Viennois", dans Mémoires de Académie des Sciences, Belles-lettres et Arts de Marseille (années 1881-1882), Marseille, 1882, p. 151 sur les armes de Pierre de Laire, Grand-prieur de l'abbaye de Saint-Antoine en 1493-1495.. Un sceau utilisé par Guillaume dans sa charge de gouverneur du Dauphiné montre une bordure engrêlée : c'est la description retenue pour représenter ce blason. Divers sites héraldiques attribuent une brisure de ces armes à Guillaume de Laire (cotice ou chevron engrêlé), laquelle ne figure pas sur le sceau du Dauphiné et correspond vraisemblablement à un homonyme plus récent. mais il est possible que cette bordure corresponde à la triple chaîne de l'ordre du Camail.

Guillaume de Laire est le dernier gouverneur du Dauphiné dont le sceau de charge porte les armes personnelles.

Références

Voir aussi Bibliographie

Catégorie:Gouverneur du Dauphiné Catégorie:Seigneur du Moyen Âge Catégorie:Date de décès incertaine (XVe siècle)