Bernard, dit d'Anduze/Anduse, mort au plus tard en 987, est un évêque de Nîmes de la seconde partie du , sous le nom de Bernard II. Il semble appartenir à la Maison d'Anduze.

Biographie Origines Les origines de Bernard ne sont pas précisément connues. Selon la tradition, il est rattaché à la maison d'Anduze (notice du Gallia Christiana, 1730 ; Histoire générale de Languedoc, 1730, ; Ménard (1744)).

La filiation des premiers membres de la famille d'Anduze n'étant pas connue, sa famille fait l'objet d'hypothèses. Ménard (1744) avançait qu'il a un frère, Pierre, qui serait le chef de famille.

Les auteurs de l’Histoire générale de Languedoc (, à propos d'un plaid s'étant tenu à Nîmes et daté de 971 (voir ci-après) dans lequel intervenait Bernard, mentionnaient deux frères, le vicomte Séguin et Bernard. Selon eux, ce Bernard serait à l'origine de la famille d'Anduze, concluant que Bernard, l'évêque pourrait être leur oncle.

Pour Christian Settipani (2004), reprenant les travaux du chartiste Jérôme Belmon (1991)Jérôme Belmon, Les vicomtes de Rouergue-Millau (), Thèse de l'École nationale des chartes, 1991., Bernard serait le frère d'un seigneur d'Anduze, l'historien avançant le nom de Fredelon (mort ap.957).. Selon la généalogie proposée, il pourrait avoir comme père Raimond/Raymond, fils de Fredelon et Oda.. Fredelon serait, selon les hypothèses de Belmon (1991), le fondateur de la branche des sires d'Anduze.

Épiscopat Le catalogue épiscopal, donné notamment par le site Internet du diocèse de Nîmes, considère qu'il monte sur le trône épiscopal de Nîmes en 947 (le Gallia Christiana donnait 949).

L’épiscopat était souvent considéré comme le patrimoine de quelques familles puissantes dans un pays ; c’est ce que l'on observe pour Nîmes où le siège épiscopal est occupé, à partir du milieu du , par des fidèles des comtes raimondins et les ancêtres des Trencavel.. Ces fidèles sont les Anduze. Dans le catalogue épiscopal, Bernard d'Anduze est placé entre les évêques Bégon et Frotaire , fils de Bernard Aton I, vicomte d'Albi et de Nîmes.. Viendront ensuite Géraud d'Anduze, fils du Seigneur d’Anduze et de Sauve, puis Frotaire II, fils d’Aton, vicomte de Nîmes.

En 961, Raymond, comte de Rouergue et marquis de Gothie, fait par testament, des dons à dix-huit cathédrales, dont Uzès et Nîmes. Son fils, Raymond II, avec sa mère, Berthe d'Arles, confirment ces dons et donnent à l'église de Notre-Dame, où Bernard préside, un alleu situé dans le comté de Nîmes dans le territoire d'Aimargues et Teillan sur le littoral.

Le , il participe à un plaid où il juge un procès entre ce même Raymond II et Ameil (Amelius), évêque d'Agde, qui étaient en conflit pour la possession de l'église de Saint-Martin et plusieurs villages dans le comté d'Agde. Les juges, dont Bernard, concluent en faveur d’Amelius.

En 985, il augmente les biens de son église. Ainsi, l’archevêque d'Arles lui cède, pour , l’alleu de Saint-Étienne, dans le comté d'Uzès, et l'église Saint-Cézaire de Gauzignan.

Bernard meurt au plus tard en 987, selon les dates retenues pour son épiscopat. Le Gallia Christiana (1730) plaçait sa mort en 986, tandis que Ménart (1744) donnait la date du .

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . (Première édition : 1730-1745). .

Articles connexes Maison d'Anduze Diocèse de Nîmes

Liens externes

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