Le siège de Valenciennes eut lieu entre le et , pendant la campagne de Flandre de la guerre de la Première Coalition. La garnison française, commandée par Jean Henri Becays Ferrand, assiégée dans Valenciennes par une partie de l'armée du prince Frédéric Josias de Saxe-Cobourg-Saalfeld, commandée par le duc d'York tombe le Relations des principaux siéges faits ou soutenus en Europe Volume 2 par Victor Donatien de Musset-Pathay.
Situation Fin , le prince de Cobourg dispose d'une armée de positionnés entre la Moselle et la mer et attend un renfort de . L'armée impériale autrichienne était réparti en 3 corps; le premier à Namur sous le commandement du général Beaulieu, le second à Luxembourg sous le commandement du général Schroeder et le troisième corps à Trèves sous le commandement du qui était lié, sur sa gauche, à l'armée du roi de Prusse. Les Anglais débarquèrent, à partir du , à Ostende en direction de Tournai tandis que les Hollandais couvraient Lille et la Flandre-Ouest. Les contingents hollandais et anglais entrèrent en ligne dans la seconde quinzaine d'avril et c'est ainsi que le , Valenciennes fut attaquée par une armée combinée, composée de Hanovriens, d'Hollandais, de Hessois et d'Anglais forte d'environ Précis de la défense de Valenciennes, en 1793, par Jean Henri Becays Ferrand.
De leur côté, les Français se réorganisent et les différents corps engagés à l'extérieur des frontières quittent leurs positions et rentrent en France. Le général O'Moran réuni les de l'expédition de Hollande au camp de Cassel et le général Lamarlière réuni une division à Lille tandis que le général Dampierre s'était retiré à Bouchain avec son corps pour se réorganiser.
Mi-avril le général Dampierre avait mis des garnisons dans les places fortes de première ligne, se tenaient désormais à Bouchain et un renfort de , sous le commandement du général Lamarche, arrivait de l'armée des Ardennes et prenaient position dans la forêt de Mormal afin de couvrir Le Quesnoy et Avesnes se tenait sur le flanc droit tandis que le général Lamarlière, formant le flanc gauche, tenait une garnison à Lille et une forte division au camp de La Madeleine.
Dans la seconde quinzaine d'avril le corps stationné à Bouchain fut amené au camp de Famars près de Valenciennes pour contrer l'avance du prince de Cobourg qui s'était positionné à Onnaing et dont l'avant-garde du s'était emparé de Curgies, Saultain et Saint-Saulve. Le général Clerfayt avait quant à lui quitté Tournai et s'approchait de Saint-Amand après avoir occupé Raismes et Vicogne tandis que le prince de Wurtemberg bloquait Condé et le général Latour campait à Bavay et Bettignies en face de Maubeuge.
Le colonel Mack fit adopter, par le prince de Cobourg, ce plan général des opérations :Histoire Critique Et Militaire Des Guerres de la Révolution: Campagne de 1793 Par Antoine Henri Jomini pages 154-155 L'attaque générale alliée fut décidée pour le . Les armées étaient dans cette position : Le corps hollandais, aux ordres du prince d'Orange, gardait l'espace entre la Mer du Nord et la Lys, le gros des troupes se tenant vers Menin. Le corps anglais du duc d'York occupe Tournai et Maulde Le corps prussien se trouve à Saint-Amand, Lecelles et Maulde Le corps Clerfayt campe sur leur gauche entre Vicogne et l'Escaut du côté d'Escautpont Le gros de l'armée impériale avait son avant-garde aux ordres du général Benjowsky entre Onnaing et Saint-Saulve. La première ligne, aux ordres du général Ferraris, était établie entre Onnaing et Rombies et la seconde ligne, aux ordres du campait vers Quarouble. Les troupes légères du couvraient le centre sur une ligne entre Saint-Saulve-Estreux et Curgies. Le prince de Wurtemberg bloquait Condé. Le général Latour campait observait Maubeuge à partir de Bettignies. Le prince de Reuss prince de Reuss occupait Bavay. L'armée impériale autrichienne répartie en 3 corps occupait les positions entre Namur et Trèves.
Préambule Le , le général Dumouriez commandant en chef de l'armée du Nord ordonne au général Becays Ferrand d'évacuer la ville de Mons pour conduire ses troupes, ainsi que les du général Neuilly, à Condé-sur-l'Escaut et à Valenciennes. Le lendemain, après avoir détruit les ponts situés en avant du front de Mons ainsi que ceux de Crespin, de Quiévrain et de Marchipont construit sur la rivière du Honniau, le général Neuilly prenait possession de la place-forte de Condé et le général Becays Ferrand de celle de Valenciennes. Ce dernier fait également occuper les villages de la capitale du Hainaut français jusqu'à Quiévrain.
Le , l'ennemi se présente en grande force sur le front de l'Honniau pour y rétablir les ponts. Devant le nombre, les avant-postes français sont contraints de se replier dans Valenciennes.
Le , afin de déjouer les intrigues du général Dumouriez, Becays Ferrand envoya à l'ensemble des corps, sous ses ordres, deux proclamations afin de faire connaitre la traitrise du général en chef de l'armée du Nord.
Le , la coalition avait bloqué la ville de Condé, s'était emparé du bois de Raismes, de Vicogne et d'Hasnon. Il occupait également les camps de Maulde, de Bruille, la ville de Saint-Amand et les villages de Saint-Saulve, de Préseau, de Trith et de Fontenelle formant ainsi une circonvallation qui enveloppait sur un tiers de la place de Valenciennes.
Combats du mai Le le général Dampierre décide d'attaquer l'armée impériale sur toute la ligne afin de rompre l'encerclement qui ne manquerait pas de se former. En conséquence il forma 4 colonnes : La garnison du Quesnoy dirigea sur Jenlain. Partant du camp de Famars, le général Lamarche, avec la principale colonne formée d'une division de l'armée des Ardennes se porta sur Curgies, Saultain et Estreux avec comme objectif d'attaquer les villages de Jenlain et de Sebourg. Le général Dampierre forma deux colonnes qui allèrent couvrir, pour la première, aux ordres du général Rozière, Saint-Saulve et Onnaing par la rive droite de l'Escaut et pour la seconde, aux ordres du général Kilmaine, les bois de Vicogne, Raismes et Saint-Amand. Les postes secondaires d'Hasnon et d'Orchies furent enjoints de faire des démonstrations. Le général Lamarlière s'avançant de Lille sur Saint-Amand et Maulde.
Ces dispositions et attaques, incohérentes, eurent le résultat qu'elles méritaient :
Si les avant-postes du se replièrent face à l'avance des troupes françaises, le général Ferrari s'avança, avec la première ligne de l'armée impériale, à la rencontre du général Rozière empêchant ainsi toute progression et l'obligeant, en raison des forces largement supérieures à se replier sur Famars.
Pendant ce temps le apercevant le mouvement du général Lamarche s'avança immédiatement contre lui avec la seconde ligne de l'armée impériale. Les troupes Françaises qui débouchaient des villages de Saultain et de Curgies, y rentrèrent en désordre, à la vue des nombreux escadrons Autrichiens présents à Estreux, et se retirèrent sur les hauteurs de Préseau, et poursuivit par Colloredo, ils repassèrent la Rhonelle et regagnèrent leur camp à Famars.
Le général Ferrari ayant réuni l'avant-garde du général Benjowsky, et encouragé par le succès de la gauche, vers Curgies, ramena les troupes Républicaines dans la place de Valenciennes.
L'attaque du général Kilmaine, sur la rive gauche de l'Escaut n'eut pas de meilleur sort. Après être parvenu à forcer les premiers postes du général Clerfayt à Vicogne et à Raismes, ce général amena des renforts et soutenu par les Prussiens le général français fut contraint de revenir dans sa position à Anzin.
Les garnisons du Quesnoy, de Landrecies et d'Avesnes s'étant réunies sous les ordres du général La Roque arrivèrent à Jenlain, une demi-heure après que la colonne du général Lamarche se fut retirée. Elles engagèrent un combat contre un ennemi supérieur en nombre et se replièrent sur Le Quesnoy.
De son côté le général Lamarlière parti de Lille et de Douai avec d'infanterie et se contenta d'inquiéter Saint-Amand et de tirailler avec les du camp de Maulde.
Sur pression de la Convention nationale un nouveau projet fut mis sur pied par le général Dampierre.
Combats du 8 mai à Raismes Le général Dampierre décide d'engager les troupes du général Kilmaine secondées par une division tirées du camp de Famars qui attaqueraient sur deux colonnes les positions des troupes du général Clerfayt.
Lançant plusieurs reconnaissances vers de nouvelles batteries construites par l'ennemi à l'avant-garde d'Anzin, le général Dampierre à la tête de ses troupes, lors de la bataille de Raismes, a une cuisse cassée par un boulet et meurt le lendemain.
Le commandement de l'armée de Valenciennes est alors donnée au général Lamarche qui maintint la première ligne en passant par le camp de Famars, Anzin, Hasnon, Vicogne et Raismes.
Le 1er bataillon des Sections Réunies de la Commune et des Arcis de Paris qui participait à l'attaque subit des pertes sérieuses. Un certain nombre de blessés furent transportés à Valenciennes et fait prisonniers de guerre lors de la reddition.
Combats du 23 mai à Famars Le au petit matin, les troupes du prince de Cobourg attaquèrent celle du général Lamarche sur la droite du camp de Famars et l'avant-garde d'Anzin.
Les troupes autrichiennes emportèrent dès le premier assaut les redoutes de Famars tandis que les redoutes d'Aulnoy et du mont du bois de Fontenelle ayant été perdu tinrent plusieurs heures ainsi que la plupart des postes d'Anzin. Le feu fut vif de part et d'autre et les pertes furent considérables.
L'ennemi attaqua, ce jour-là, depuis Ypres jusqu'Orchies. Les armées combinées autrichiennes, anglaises, prussiennes, hanovriennes et hollandaises s'étaient établies sur quatre colonnes, dont la principale, composée d'Autrichiens et commandée par le prince de Cobourg, s'était portée tout entière sur la ligne de Valenciennes. Les pertes françaises dans cette journée furent de , tués, blessés ou prisonniers. Par suite, Condé, Valenciennes, le Quesnoy, Maubeuge, en un mot tout le Nord de la France se trouvait à la merci des coalisés.
En fin d'après-midi le général Lamarche entra dans Valenciennes et déclara aux représentants du peuple, Lequinio, Dubois-Bellegarde, Cochon, Courtois, Briez et Dubois-Dubais, vu bilan de la journée qui avait vu la perte des postes de Famars, de Saultain, d'Aulnoy, de Fontenelle, de Saint-Léger, d'Hérin..., il indiqua qu'il ne pouvait pas tenir plus longtemps, avec si peu de troupes, les positions qui lui restaient dans le camp de Famars et dans les postes d'Anzin, de Raismes, d'Aubry et d'Hasnon vu la supériorité numérique de l'ennemi.
Jugeant que la position n'était pas tenable, le général Lamarche décida de replier son armée à Paillencourt, entre Bouchain et Cambrai, en laissant au général Becays Ferrand le soin de défendre la place avec 18 bataillons, divers détachements d'artillerie, de cavalerie, etc.
Immédiatement les 1er bataillon de volontaires de la Côte-d'Or et de volontaires de la Charente prennent possession de la citadelle tandis que les dragons de la République occupent le quartier des capucins.
Ordre de bataille français La garnison était formée de dont environ Relation du Siège et du bombardement de Valenciennes, en mai, juin et juillet l793 par Texier de la Pommeraye pages 249 à 252 .
Du au , de étaient de garde journalière pour tous les postes de la place qui étaient relevés toutes les 12 heures. État-major (21 personnes) Commandant de la place : général Jean Becays Ferrand Commissaires de la Convention : Charles Cochon et Philippe Constant Joseph BriezLes autres suivent les troupes du général Lamarche Aides-de-camp : Capitaines Lavignette et Moreaux Commandant de place : Chef de brigade Mongenot Commandant en second de place : Fieffée Major de siège : Boussin 2 adjudants Général de brigade Boillaud Général de brigade Beauregard Adjudant général CumelL'adjudant général Cumel était belge 10 aides-de camp et adjoints