Park Wansuh, Pak Wan-seo, Pak Wanso ou Pak Wansŏ (en ) ( à Gapyeong en Corée - ) est une auteure sud-coréenne..
Biographie Pak Wan-seo est née en 1931 à Gapyeong, dans la province de Gyeonggi, actuellement située en Corée du Nord. Elle intègre la prestigieuse université nationale de Séoul, mais quitte assez rapidement l'université en raison de la Guerre de Corée (1950-1953) et la mort de son frère .. Durant la guerre, elle se retrouve séparée de sa mère et de son frère aîné par l'armée nord-coréenne, qui les ont déportés en Corée du Nord. Elle vit dans le village de Achui, à Guri en dehors de Séoul, jusqu'à sa mort .. Elle décède d'un cancer le ..
Œuvre Park publie son premier récit en 1970 avec (Namok) à l'âge de . Elle écrit alors à un rythme élevé : en 2007 elle a écrit une quinzaine de romans et dix recueils de nouvelles Cherished Themes from Park Wan-seo's Literary Life. Korea Focus. Choi Jae-bong. Son travail est en Corée du Sud .. Ses récits se concentrent sur la famille et sur la critique cinglante des classes moyennes .. La couveuse qui rêve (Kkum-kkuneun inkyube-iteo) est un bon exemple de cette caractéristique puisqu'elle met en scène une femme subissant plusieurs avortements avant d'arriver enfin à donner naissance à un garçon. Ses récits les plus connus en Corée sont L'année stérile des villes (Dosi-ui hyung-nyeon), Après-midi chancelante (Hwicheong-georineun ohu), Cet hiver était vraiment doux (Geuhae gyeo-ureun ttatteut-haenne), Est-il toujours en train de rêver ? (Geudae ajikdo kkumkkugo inneunga), Hors les murs (Geu manteon singaneun nuga ta mogeosseulkka?) et Souvenir d'une montagne (Geu sani jeongmal geogi isseosseulkka) .. Hors les murs fut un immense succès en librairie, depassant le million d'exemplaires vendus.
Les thèmes peuvent être divisés en trois groupes. Le premier traite de la guerre de Corée et de ses séquelles ; beaucoup de ces récits reflètent ses propres expériences. Les années durant lesquelles elle doit renoncer à l'université pendant la guerre sont notamment la trame de fond de L'Arbre nu (Namok). Des récits comme Cet hiver était vraiment doux mettent en scène également les déchirements familiaux à la suite de la guerre de Corée, notamment avec l'image de la mère qui perd son époux et son fils à cause de la guerre .. Ces déchirements sont en réalité au centre de ce que l'on pourrait nommer le "cycle familial" de Pak Wan-seo en référence au cycle indochinois dans l'œuvre de Marguerite Duras. Comme l'écrivaine française, à travers une série d'œuvres autofictionnelles, Pak Wan-seo réécrit de manière presque obsessionnelle des variations autours mêmes thèmes : la mère veuve et solitaire, dure, qui souhaite que sa fille soit indépendante, le frère veule et qui meurt jeune de manière tragique, la souffrance d'être une jeune femme dans le contexte colonial puis en temps de guerre. Pak Wan-seo n'aura de cesse de réécrire ses "mémoires", des novellas de son premier roman L'Arbre nu (1970), en passant par les novellas de Les Piquets de ma mère (1982), Hors les murs (1992) et Souvenir d'une montagne (1995).
Dans un deuxième temps, les récits visent le matérialisme et l'hypocrisie des classes moyennes coréennes. Les appartements de même taille, les meubles, les décorations unifiées, Park dépeint le nouveau matérialisme des classes moyennes avec un regard aigu, notamment dans son récit Chambres qui se ressemblent (Dalmeun bangdeul, 1974).
Un troisième thème apparaît dans les années 1980, où elle traite des problèmes auxquels sont confrontés les femmes dans une société patriarcale. On retrouve notamment le récit où elle met en scène une femme forcée à avorter avant de mettre au monde un fils, La couveuse qui rêve (Kkum-kkuneun inkyube-iteo).
Bibliographie 나목 (1970) 세상에서 제일 무거운 틀니 Le dentier le plus lourd du monde (1972) 지렁이 울음소리 La plainte du ver de terre (1973) 부끄러움을 가르칩니다 (J'enseigne la honte) (1976) 휘청거리는 오후 (Après-midi chancelante) (1977) 목마른 계절 (Une saison aride) (1978) 욕망의 응달 (L'ombre de l'ambition) (1979) 살아 있는 날의 시작 (Le début des jours de vie) (1980) 엄마의 말뚝 (Les Piquets de ma mère) (1982) 오만과 몽상 (Songe et arrogance) (1980-1982) 그해 겨울은 따뜻했네 (Cet hiver était vraiment doux) (1983) 그 가을의 사흘동안 (Trois jours en automne) (1985) 도시의 흉년 (L'année stérile des villes) (1979) 미망 (Illusions) (1990) 그 많던 싱아는 누가 다 먹었을까? (Hors les murs) (1992) 그 산이 정말 거기 있었을까 (Souvenir d'une montagne) (1995) 아주 오래된 농담 (Une très ancienne plaisanterie) (2000) 그 남자네 집 (L'homme de la maison) (2004) 친절한 복희씨 (La gentille Bok-hi) (2008) 세 가지 소원 - 작가가 아끼는 이야기 모음 (Trois souhaits - Recueil des histoires adorées par l'auteur) (2009) 못 가본 길이 더 아름답다 (Les routes inconnues sont plus belles) (2010) 세상에 예쁜 것 (Les jolies choses) (2012)
Œuvres traduites en français La Plainte du ver de terre (지렁이의 울음소리), 1978, . Les Piquets de ma mère (엄마의 말뚝), 1982 : Le Piquet de ma mère, traduction par Kang Gobae et Hélène Lebrun, Actes Sud, 1993, 124 pages, Les Piquets de ma mère, traduction par Patrick Maurus et Mun Shi-yeun, Actes Sud, 2005, 198 pages, . Trois jours en automne (그 가을의 사흘동안), traduction Benjamin Joinau et Lee Jeong-soon, nouvelle parue dans le recueil et autres nouvelles de Corée, Zulma, 2011 . Publiée en volume par Atelier des Cahiers, 2011, réédition poche 2016 . Hors les murs (그 많던 싱아는 누가 다 먹었을까?), traduction Hélène Lebrun, Atelier des Cahiers, 2012, 2016, 2020 Prix de la traduction Daesan 2014. L'Arbre nu (나목), traduction Song Seora, Aurélien Laroulandie, Simon Kim, Atelier des Cahiers, 2024
Récompenses Prix Yi Sang en 1981 pour 엄마의 말뚝 Les piquets de ma mère. Prix de littérature contemporaine (Hyundae Munhak) en 1993 pour La couveuse qui rêve Prix Dong-in en 1994 pour Ma dernière possession Prix Daesan en 1997 pour La montagne était-elle bien là ? Prix Hwang Sun-won en 2001 pour Pour la nostalgie
Notes et références
Catégorie:Écrivain sud-coréen Catégorie:Naissance en octobre 1931 Catégorie:Naissance dans le Gyeonggi Catégorie:Naissance en Corée pendant la colonisation japonaise Catégorie:Décès en janvier 2011 Catégorie:Décès à 79 ans Catégorie:Étudiant de l'université nationale de Séoul