François Willème, né à Sedan le , mort à Roubaix le Le Figaro, 6 février 1905, , . Voir l'annonce du décès reproduit sur la base Commons. La date exacte du décès est indiquée sur la notice d'autorité personne de la BNF., est un peintre, photographe et sculpteur français, inventeur de la photosculpture vers 1859-1860.
Biographie
Débuts François Willème est le fils d’un débitant de boissons. Il est l'élève d'Henri Félix Emmanuel Philippoteaux à l’École des beaux-arts de Paris.
Photosculpture François Willème invente la photosculpture vers 1859-1860. Il en dépose le brevet en France le The Grove Encyclopedia of Materials and Techniques in Art, publié par Gerald W. R. Ward, page 500, ., et aux États-Unis le Le brevet déposé aux États-Unis porte le n°43 822 et la date du 9 août 1864. Voir la première page du brevet américain reproduit sur la base Commons..
Le , dans un article du Moniteur de la photographie intitulé « La photo-sculpture, art nouveau imaginé par M. François Willème »Abbé François Moigno, « Photo-sculpture, art nouveau imaginé par M. François Willème », in Revue photographique, tome 6, 1861, . Réédition d'un article de la revue Le Cosmos, tome XVIII, 1861, ., François Moigno donne la description d'un procédé inventé par Willème qui combine l'usage de la photographie et du pantographe« Nouvelles et faits divers, Bulletin des sciences », in Journal de l'instruction publique, 1861, . et lui permet d'obtenir . Théophile Gautier qualifie son invention de "prodige" dans le Moniteur universel en 1863.
Willème participe à l'Exposition universelle de 1867. Son procédé est l'ancêtre de l'impression 3D. C'est un grand succès qui amène la célébrité de son inventeur. Parmi ses clients on peut distinguer Charles de Morny, Rainulphe d'Osmond, Sosthène II de La Rochefoucauld, Théophile Gautier, Bernard Pierre Magnan, Ferdinand de Lesseps ou Augustine Brohan. L'atelier parisien de photosculpture ouvert par Willème en 1862 au avenue de Wagram (alors appelé boulevard ou avenue de l'Étoile) ferme en 1867, malgré le soutien des critiques, artistes et entrepreneursParis en 3 D : de la stéréoscopie à la réalité virtuelle 1850- 2000, dossier de presse de l’exposition tenue du 4 octobre au 31 décembre 2000 à Paris, au musée Carnavalet (en ligne), .. Après le départ de Willème en 1869, la société de photosculpture poursuit son activité sans lui. Sa succursale au boulevard des Capucines fonctionne au moins jusqu'en août 1874Argus Chronique, La Semaine des familles, août 1874, page 288, ..
Retour à Sedan Willème retourne vivre dans sa ville natale en 1869. Là, il s'associe avec un photographe, puis donne des cours de dessin au collège Turenne. Il meurt à Roubaix le .
Récompenses Au cours de sa carrière de photosculpteur, François Willème est récompensé par des médailles aux expositions, et reçoit les insignes de l'ordre de Charles III d'EspagnePrécisions rapportées imprimées au dos d'une photo de Charles Willème..
Postérité
En 1899, L. P. Clerc, dans La Science françaiseL. P. Clerc, « La Photostérie », in La Science française, 1899, p.17-18. reconnait que la photosculpture est pour , mais qu'elle . Et lui oppose une nouvelle technique, à son avis plus simple et facile d'emploi, inventée par le photographe Lernac et développée par Nadar : la photostérie.
Après avoir connu la célébrité, l’œuvre de François Willème est par la suite oubliée. Sa nécrologie en 1905, dans Le Rappel, la réduit à une technique concernant seulement portraits en bustes et statuettes. Un article du journal Le Temps, le , parlant d'un nouveau procédé de photosculpture, l'évoque comme une parfaite nouveauté. Et ignore l'invention de François Willème Feuilleton du Temps, 21 janvier 1909, Causerie scientifique, Sciences appliquées, Le Temps, 21 janvier 1909, page 3, et . Voir l'article reproduit sur la base Commons..
Le , Gabriel Cromer présente à la Société française de photographie une communication intitulée François Willème, inventeur de la photosculpture.
La ville de Sedan conserve, œuvres de Willème, des bustes (Cunin-Gridaine, 1890), un tableau (L’Église du collège : chapelle Saint Louis), et trois albums « Depaquit » avec ses photographies des fortifications qu'il réalise après 1880, lors de leur démolition, après la bataille de Sedan. Des photosculptures sont conservées, notamment à Rochester à la George Eastman House, à Paris au musée Carnavalet et au musée Albertina à Vienne en Autriche.
Une version en réalité augmentée a été réalisée et présentée en 2023 dans le cadre de l'exposition Dimensions - Art numérique depuis 1859 à Leipzig.
Notes et références
Annexes Bibliographie François Willème, « La sculpture photographique », Le Moniteur de la photographie, . . « La photosculpture », in Dictionnaire mondial de la photographie, Larousse, 2001. .
Articles connexes Photosculpture Photostérie
Liens externes
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