Pierre Jacques Dormoy, né à Couthenans (Haute-Saône) le et mort à Bordeaux (Gironde) le , est un gadzarts, ingénieur, inventeur, capitaine d'industrie, créateur des fonderies Dormoy ainsi qu'une personnalité politique et économique bordelaise de confession protestante.

Ses activités politiques bordelaises sont sans doute une des origines de la vocation de son fils, Albert Dormoy, qui fut député de la Gironde.

Biographie Famille Pierre Jacques Dormoy est né à Couthenans le .. Il est l'un des douze enfants issus du mariage en 1813 de Pierre Louis Dormoy (1787-1860) et de Suzanne Marguerite Dormoy (1794-1870). Le nom de famille Dormoy est attesté à Couthenans dès le . Il est porté par des familles protestantes dont l'activité principale est l'agriculture.. Du mariage de Pierre Jacques Dormoy avec Jeanne Élisabeth Géraud (1835-1892), naît un fils, Albert DormoyPierre Dormoy, sur patronsdefrance.fr., futur député de la Gironde.

Formation Pierre Jacques Dormoy sort de l’École des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne vers l'âge de à l'issue de trois années d'études (1842-1845)Charles Verrier, Notice nécrologique de Pierre Dormoy, in Bulletin administratif, n° 8, août 1892, ..

Carrière professionnelle Ingénieur Après quelques années passées comme au sein de quelques-uns des principaux établissements de construction de Paris (il fut notamment contremaître chez Ernest Goüin, où ses aptitudes furent remarquées, et à l'établissement de ferronnerie Tronchon), il devient en 1856, chef d'atelier des voitures et wagons, à la Compagnie des chemins de fer du Midi à Bordeaux lors de sa création.

Capitaine d'industrie Quelques années plus tard, en 1862, il crée la fonderie Dormoy, une fonderie de bronze .Cette société existe toujours, mais sous le nom de « Maison de la fonte » depuis 1994, après avoir été les « fonderies Dormoy de Bacalan » ; installée à Bègles, elle poursuit la fabrication et la commercialisation d'articles de fonte, cf Maison de la fonte. qui prospéra après quelques difficultés initiales et existe encore de nos jours, à Bègles, sous la raison sociale de Maison de la Fonte.

Inventeur Pendant son activité au Chemins de Fer du Midi, Pierre Jacques Dormoy dépose plusieurs brevets. Ces brevets portent en 1853 sur un « système de vitrerie »Bulletin des lois, 1855, , ., en 1854, avec Antoine Abraham Champeaux, sur un « laminoir circulaire » pour fabriquer les bandages de roues de chemins de ferBulletin des lois, vol. 6, 1856, .Jacques-Eugène Armengaud (aîné), Publication industrielle des machines, outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récents employés dans les différentes branches de l'industrie française et étrangère, vol. 16 (livre numérique Google), Mathias, 1866, ., en 1857, avec Guillaume de Saint-Christophe, sur un mode de graissage dit « graissage hydrostatique ». Ce brevet débouche sur une application industrielle pour les wagons de chemin de fer, la « boîte Dormoy »Bulletin des lois, 1860, , .Bruylant-Christophe, Bulletin du Musée de l'industrie, vol. 40 (livre numérique Google), 1861, et suivantes.. Enfin, en 1859, il brevète, avec Théophile Dubois, un système de « couverture mixte »Bulletin des lois, 1861, , . pour wagons.

Engagement politique, municipal et culturel Républicain Membre du Parti républicain bordelais sous l'Empire, il est décrit comme .

Administrateur Il est conseiller municipal et adjoint au maire de Bordeaux pendant 20 ans, de 1871 à 1892, principalement pour les travaux publicsPatrick Epron, Ces Bordelais qui font Bordeaux et sa région, P.P.C. [Promo public campus], 1979, . (sous le maire Albert Brandenburg (1878-1884), il est adjoint aux affaires militaires et aux incendies)Histoire des maires de Bordeaux, Les Dossiers d'Aquitaine, 2008, 523 pages, ..

Philanthrope Il préside le Cercle Voltaire de Bordeaux et la Société des amis de l'instruction élémentaire qu'il a fondée en 1867. Il est aussi, dès 1851, l'un des premiers membres de l'actuelle Société des ingénieurs Arts et Métiers.

Derniers moments Atteint d'une grave maladie vers 1890, il meurt le à Bordeaux. De confession protestante, il est inhumé au cimetière protestant de Bordeaux. La direction de la fonderie est reprise par son fils, Albert Dormoy, en 1894.

Distinctions Il est chevalier de l'ordre des Palmes académiques.

Hommage La mairie de Bordeaux lui a rendu hommage en donnant son nom à une place de la commune : la « place Pierre-Jacques-Dormoy ».

Notes et références

Bibliographie

Charles Verrier, Notice nécrologique de Pierre Dormoy, in Bulletin administratif , , ,

Catégorie:Décès à Bordeaux Catégorie:Naissance en novembre 1825 Catégorie:Décès en juillet 1892 Catégorie:Naissance en Haute-Saône Catégorie:Personnalité politique liée à la Gironde Catégorie:Personnalité de la Troisième République Catégorie:Élève des Arts et Métiers ParisTech Catégorie:Ingénieur français du XIXe siècle Catégorie:Décès à 66 ans