Abdeslam Bouchouareb, né le . à Aïn Kercha, dans l'actuelle wilaya d'Oum El Bouaghi, en Algérie, est un chef d'entreprise et homme politique algérien.
Il est ministre de l'industrie et de la restructuration de 1996 à 1997 sous la présidence de Liamine Zéroual et ministre de l'industrie et des mines de 2014 à 2017 sous la présidence de Abdelaziz Bouteflika. En fuite à l'étranger depuis 2019, il est condamné par la justice algérienne à des peines totalisant cent ans de prison.
Biographie Situation personnelle Issu d'une famille aisée, après avoir obtenu son baccalauréat en 1972, il évoluera une dizaine d'années entre Alger et Paris et passera plusieurs diplômes en chirurgie dentaire entre 1977 et 1982.
Carrière professionnelle Dans les années 1980, il se lance dans les affaires en dirigeant notamment une entreprise de fabrication et distribution de chips, avant de créer la CGEOA, première Confédération patronale algérienne..
Parcours politique Il entre en politique en 1994 et est nommé président du Conseil national économique et social (CNES) le Une histoire ancienne…, site lnr-dz.com, consulté le 19 septembre 2024.. Il devient ministre de l'Industrie et de la Restructuration de 1996 à 1997.
Après avoir rejoint le RND, il connaît ensuite une relative traversée du désert avec pour seules fonctions celles de commissaire auprès du chef du gouvernement pour la promotion de l'emploi des jeunes en 1998, puis en tant que délégué à l'emploi en 2000 et député de la wilaya d'Oum Bouaghi de 2002 à 2007.
En 2012, il est de nouveau élu député, cette fois de la wilaya d'Alger et devient vice-président de l'Assemblée populaire nationale. En 2014, il est le directeur de la communication de la campagne présidentielle d'Abdelaziz Bouteflika.. Dans la foulée de la réélection du président sortant pour un quatrième mandat, il est nommé ministre de l'industrie et des mines.
Affaires judiciaires Affaire Khalifa En 2012, il est renvoyé devant la chambre d'accusation de la cour suprême pour son implication dans le scandale de l'Affaire Khalifa pour un crédit de 12 millions de DA jamais remboursé Affaire Khalifa : deux ex-ministres devant la chambre d’accusation le 25 juillet prochain - Salima Tlemçani - El Watan, 28 juin 2012.
Révélations des Panama Papers En , suite de l'affaire des « Panama Papers » sur les paradis fiscaux qui met au jour des révélations de blanchiment d'argent , le nom d'Abdeslam Bouchouareb figure sur la liste des personnalités internationales impliquées.. Le ministre est propriétaire d'une Société offshore, Royal Arrival Corp, domiciliée au Panama. La société créée en exerce dans l'intermédiation commerciale avec plusieurs pays, dont l'Algérie..
L'établissement financier luxembourgeois qui a créé la société pour Abdeslam Bouchouareb a confirmé qu’il en était propriétaire, en soulignant qu’elle avait été « constituée en toute transparence ». Selon cet établissement, elle a été créée pour détenir et gérer des biens hérités. En raison des fonctions ministérielles d'Abdeslam Bouchouareb, poursuit-il, « nous avons décidé, avec son accord, de différer toute utilisation de la société, et l’ouverture du compte bancaire chez NBAD Genève n’a jamais été finalisée […]. M. Bouchouareb nous a demandé de geler cette société pendant la durée de ses mandats publics »..
Procès Le , dans le contexte des manifestations de 2019 en Algérie, il est renvoyé devant la Cour suprême.. Alors qu'il est en fuite à l'étranger, un mandat d'arrêt international a été émis à son encontre.. Son procès par contumace débute le .. Il est ajourné au .. Le , il est condamné par le tribunal de Sidi M'Hamed à 20 ans de prison pour l'affaire des usines d'assemblage automobile.. Le même tribunal de Sidi M'hamed le condamne à 20 ans d'emprisonnement pour des faits de corruption en rapport avec Sovac (producteur algérien des véhicules Volkswagen) et émet un second mandat d'arrêt international à son encontre, Bouchouareb étant en fuite à l'étranger.. Le tribunal de Sidi M'hamed sur l'affaire Haddad le condamne à 20 ans de réclusion criminelle pour corruption... En , il est condamné à 20 ans de prison pour, notamment, Tribunal de Sidi M'hamed : 12 ans de prison ferme contre Ouyahia et 10 ans de prison ferme contre Sellal et Bedoui, site aps.dz, 1er décembre 2022.. Il cumule alors un total de 100 ans de prison..
Domicilié dans les Alpes maritimes, Abdeslam Bouchouareb a demandé à la France le de refuser son extradition, arguant de « poursuites politiques » dans un contexte de « purge de l’ère Bouteflika ». Sa demande est étudiée par la Cour d'appel d'Aix-en-Provence, le . En , le parquet général demande à la cour d’appel d’Aix-en-Provence d’opposer un avis défavorable aux six demandes d’extradition de l'ancien ministre, émises par le gouvernement algérien. Le , la justice française considère qu'une extradition d'Abdeslam Bouchouareb vers l'Algérie pourrait avoir des « conséquences d’une gravité exceptionnelle », en raison de son état de santé et de son âge (72 ans). Elle refuse donc les demandes d’extradition.
Notes et références
Catégorie:Ministre algérien de l'Industrie Catégorie:Ministre algérien des Mines Catégorie:Membre du gouvernement Ouyahia I Catégorie:Membre du gouvernement Sellal III Catégorie:Membre du gouvernement Sellal IV Catégorie:Naissance à Aïn M'lila Catégorie:Naissance en mai 1952 Catégorie:Personnalité chaouie Catégorie:Député algérien de la Ve législature Catégorie:Vice-président de l'Assemblée populaire nationale (Algérie) Catégorie:Personne citée dans le scandale des Panama Papers Catégorie:Député algérien de la VIIe législature Catégorie:Personnalité politique algérienne condamnée