Ulric de Fonvielle, né le à Paris et mort à Paris le Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 2779, vue 9/31., est un journaliste politique et écrivain français.

Biographie Il était le frère cadet du publiciste scientifique Wilfrid de Fonvielle ainsi que du journaliste républicain Arthur de Fonvielle, lequel lui fit faire, après des études de peintureArchives de l’École nationale supérieure des beaux-arts, 1998, ., ses premières armes de polémiste dans le journal d’opposition qu’il avait fondé à Alger, l’Algérie nouvelle. Lorsque ce journal, frappé de multiples condamnations, vint à disparaître, il troqua la plume pour l’épée au moment même où Garibaldi commençait son épopée en Sicile.. En 1860, il fut embarqué comme volontaire dans l’expédition de GaribaldiAnnales de Normandie, , 1963, .Ferdinand Faideau, La Science curieuse et amusante, 2012, . sous la direction du colonel Medici. Il servit dans la Légion française sous les ordres du colonel Cluseret, remplissant en même temps le rôle d’informateur et de dessinateur pour le journal l’Illustration, et reçut l’épaulette d’officier après la bataille du Volturno.

Après la prise de Capoue, il reçut la médaille de la valeur militaire et revint en France. Utilisant bientôt ses souvenirs de campagne, il rédigea pour le journal la Presse une série de feuilletons, écrits dans un style vif et pittoresque, et réunis en 1861 en un volume intitulé Souvenirs d’une chemise rouge. Mais bientôt, repris par le goût de l'aventure, il partit comme reporter pour l’Amérique, où venait d’éclater la guerre de Sécession. Il y retrouva son ancien supérieur, le colonel Cluseret, récemment nommé brigadier-général et commandant l’avant-garde du général Frémont. Il servit ensuite à l’état-major de l’armée du Potomac comme ingénieur-topographe et assista aux plus terribles batailles de la campagne, particulièrement celles de Bull Run, de Gettysburg, etc.

De retour en France en 1866, il se consacra, dès lors, exclusivement au journalisme politique, collaborant au Diogène, à la Vie parisienne (où il écrivit notamment une série documentée de Scènes de la vie militaire aux États-Unis), au journal la Démocratie de Castelar, au Diritto, organe de la démocratie italienne, à la Marseillaise de Rochefort, où un de ses articles contre l’attitude du gouvernement et de la troupe lui valut une condamnation à d’amende et à deux mois de prison, etc.

Rédacteur en chef de La Ligne directe à Dieppe, en 1868, collaborant activement comme journaliste à la campagne menée contre l’Empire par la MarseillaiseJules Vallès, Œuvres complètes, 1969, ., il fut, le , avec Victor Noir, un des témoins de duel envoyés par leur collègue Paschal Grousset au prince Pierre Bonaparte, et faillit être tué dans le drame d’Auteuil. Lors du procès, il accuse le prince de tentative de meurtre envers sa personne après l’assassinat de Victor Noir, ce qui lui vaut dix jours de prison pour insulte à la CourClaude-Jean Girard, Un polémiste à Paris : Henri Rochefort, Paris, L’Harmattan, 2003, . :

En 1870, après avoir échoué à une élection législative dans le Rhône, il commanda un bataillon bellevillois pendant le siège de Paris : il se signala par sa décision et son sang-froid dans la défense du plateau d’Avron, le . Le soulèvement du l’avait séparé de beaucoup de ses anciens amis politiques, notamment de Rochefort. Rallié au gouvernement régulier, il combattit la Commune et aida au rétablissement de l’ordre pendant la semaine sanglante, en qualité de lieutenant-colonel du de marche. Pour cela, le journal Le Père Duchêne l’attaqua avec une violence inouïe.

Après la guerre, il fit peu parler de lui. Il dirigea l’Union républicaine de Dieppe, encourut encore quelques condamnations de presse, fit paraître, en 1873, son grand drame Populus, écrit en collaboration avec Jean-de-FerPseudonyme collectif d’Eugène Hubert et Christian de Trogoff, dirigea en 1888 le Journal de Courbevoie, et entreprit la rédaction de ses Mémoires. Il est décrit par le "Larousse mensuel illustré" comme cultivé, brillant, aux tendances généreuses, et sympathique relativement aux chefs du mouvement pour la démocratie au second Empire.

Notes et références

Œuvres vignette|Plan de la bataille de Bull Run dressé par Sydney Stengel et Ulric de Fonvielle le 29-30 août 1862. . Lincoln, 1806-1865, [S.l.], [S.d.], 1865, , -248 p., 12 pl., . Populus, drame en cinq actes et huit tableaux, avec Eugène Hubert et Christian de Trogoff, 1878, , 16 p, . Le Puits du diable, Paris, Impr. de Dubuisson, 1879, feuilleton du journal Le Télégraphe. v. ; gr. in-8°, .

Bibliographie .

Liens externes

Tombe d’Ulric de Fonvielle au cimetière du Père-Lachaise

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