Bernard Capillon, né le à Bizerte et mort le à AntibesÉtat civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970, est un officier général français du (général d'armée aérienne). Il commanda la Patrouille de France, fut chef d'état-major de l'Armée de l'air et président-directeur général de la SNECMA.
Biographie Carrière En 1950, il intègre l'École de l'air. il est choisi pour suivre la formation de l'école de combat des pilotes aux États-Unis et son brevet de pilote, avec des aviateurs qui s'apprêtent, eux, à participer à la guerre de Corée. Il revient ensuite dans l'hexagone piloter le premier avion de combat à réaction de conception française, l'Ouragan.
En 1955, il commande une des escadrilles du 1/2 Cigognes sur la Base aérienne 102 Dijon-Longvic. En 1956, il participe à la guerre d'Algérie à la tête d'une escadrille, implantée à Blida. De 1957 à 1959, il passe de lieutenant à capitaine, et commande la Patrouille de France, une formation renommée et prisée pour ses démonstrations de voltige aérienne. La patrouille vole pour la première fois sur Mystère IV A et inaugure l'utilisation des fumigènes tricolores.
De 1961 à 1963, de nouveau à Dijon, il dirige l'Escadron de chasse 1/30 Alsace, équipé des premiers Mirage III. De 1964 à 1967, il rejoint les Forces françaises en Allemagne, sur la Base aérienne 136 Bremgarten (transférée en à Toul-Rosières). Il y commande une escadre de chasse équipée de F-100 D, des chasseurs-bombardiers équipés de l'arme nucléaire tactique. En 1968, promu lieutenant-colonel, il exerce à l'École supérieure de guerre aérienne à Paris. En 1969, il est aux États-Unis à l'Armed Force Staff College de Norfolk. De 1969 à 1973, il est inspecteur de la chasse à l'Inspection générale de l'Armée de l'air. En 1973, il est colonel et commande la Base aérienne de Luxeuil.
Promu général de brigade aérienne en 1975, il intègre l'état-major particulier de Valéry Giscard d'Estaing, président de la République. En , il est envoyé à Tripoli comme envoyé spécial du Président auprès des autorités libyennes, pour ramener en France Françoise et Pierre Claustre, otages qui venaient d'être libérés par Goukouni Oueddei. Il y est un des interlocuteurs du pouvoir libyen et des médias, et y découvre les rouages des pouvoirs civils politiques et de l'action diplomatique. Cet épisode contribue également à sa notoriété.
De 1977 à 1979, il est sous-chef des opérations à l'état-major de l'Armée de l'air à Paris. De 1979 à 1981, il est promu général de division aérienne et commande en second la Force Aérienne Tactique (FATac) à Metz. En 1981 et 1982, il est promu général de corps aérien et commande la défense aérienne à Taverny.
Promu général d'armée aérienne, il devient, du au , chef d'état-major de l'Armée de l'air. D' à 1989, retiré du service actif, il prend la direction de la société de moteurs d'avion SNECMA. Il est remplacé par Louis Gallois. Il n'est pas en retraite puisque placé en « deuxième section » des officiers généraux. Avec l'autorisation de son ministre de tutelle, il intervient comme consultant à la télévision, en civil.
Il meurt d'une crise cardiaque le à Antibes.
Décorations 100px Grand officier de la Légion d'honneur. 100px Commandeur de l'Ordre national du Mérite. 100px Croix de la Valeur militaire. 100px Médaille de l'Aéronautique.
Notes et références
Bibliographie
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Liens externes .
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