Pluneret est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie Pluneret fait partie du parc naturel régional du Golfe du Morbihan.

Pluneret est une commune du littoral morbihannais, délimitée à l'ouest par la rivière d'Auray (Le Loch), et à l'est par la rivière du Bono (Le Sal), prolongements du golfe du Morbihan.

Elle s'étend sur à de Vannes, chef-lieu du département, et à d'Auray, chef-lieu du canton.

Communes limitrophes vignette|left|Carte de la commune de Pluneret et des communes avoisinantes. Le territoire est bordé au nord par Sainte-Anne-d'Auray et Plumergat, à l'ouest par Crac’h, Auray et Brech, à l'est par Plescop et Plougoumelen, au sud par Le Bono. Le hameau de Mériadec est à cheval sur les communes de Plumergat et Pluneret.

Relief et hydrographie Relief Le finage de Pluneret est compris entre 58 mètres (dans la partie nord-ouest du territoire communal, entre les hameaux de Keriolen et Porho) et le niveau de la mer ; les altitudes dépassent aussi une cinquantaine de mètres dans la région de Mane er Groez ; dans l'ensemble elles s'abaissent en allant vers le sud de la commune où les points les plus élevés ne dépassent guère la trentaine de mètres et même 22 mètres dans la presqu'île de Kerisper. Le bourg est vers une trentaine de mètres d'altitude.

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Auray, le Sal, le Rohu, le ruisseau de Léran et divers autres petits cours d'eau..

Le territoire communal est limité à l'ouest par la Rivière d'Auray (qui est la ria du Loc'h et est parfois nommée rivière de Tréauray pour sa partie située en amont du port et pont de Saint-Goustan) et au sud par la Rivière du Bono (dite aussi Sal), qui sont en fait malgré leurs noms deux rias pénétrant profondément dans les terres et soumis à l'influence des marées (notamment dans l'Anse du Palud du Ster en amont, et dans la Vasière de Kerdaniel en aval de Saint-Goustan). Depuis l'annexion de Saint-Goustan par Auray, Pluneret est à deux endroits riverain de la rive gauche de la Rivière d'Auray, en amont et en aval de la région de Saint-Goustan et de Kerplouz ; en amont des hameaux de Torlor le Loc'h est un simple fleuve côtier non soumis à l'influence des marées. La rive gauche de la Rivière d'Auray à Pluneret

Au Sud la rive droite de la Rivière du Bono, qui limite donc Pluneret, est caractérisée par de longues vasières de slikke et schorre découvrant à marée basse et qui s'élargissent profondément au niveau des vallées des petits cours d'eau affluents de rive droite, notamment au nivau de l'Anse de Tenno, de celle d'En Ten Nuy (au nord-est de Sainte-Avoye) et de celle du Govillo. La Presqu'île de Kerisper est située à la confluence entre les deux rias précitées, son extrémité étant la Pointe de Kerisper. La rive droite de la Rivière du Bono (à Pluneret)

La partie orientale de la commune est traversée par les vallées du Ruisseau de Léran et de ses affluents ; le dit ruisseau est un affluent de rive droite du Sal qui, en amont du pont ferroviaire, est un simple fleuve côtier, l'influence des marées ne s'y faisant pas sentir.

L'Auray, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Plaudren et se jette dans la baie de Quiberon en limite de Locmariaquer et de Baden, après avoir traversé .

Le Sal, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Grand-Champ et se jette dans l'Auray sur la commune et Le Bono, après avoir traversé .

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de PluneretLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la vasière de Kerdaniel, d'une superficie totale de et l'étang de Tréauray, d'une superficie totale de ( sur la commune)..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Auray à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Paysages et habitat

La commune présente un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat dispersé formé d'écarts constituées de hameaux (villages) et de fermes isolées ; mais ce paysage traditionnel a été largement modifié par la croissance démographique et l'urbanisation, facilitée par la proximité de la ville d'Auray : le bourg, situé au centre-ouest du territoire communal, d'importance modeste par le passé, a beaucoup grossi (périurbanisation) avec la création de nombreux lotissements à sa périphérie, surtout vers le nord (quartiers de Lann Guerban et Grëz Toul notamment, au-delà de la voie ferrée) que vers le sud jusqu'à la D 765 et la voie expresse N 165, notamment aux alentours de la zone industrielle et commerciale de Clairefontaine.

Les hameaux proches du bourg connaissent une forte rurbanisation : par exemple ceux de Tréguevir et Santenoz à l'est, de Kerbellec, Kerizan, Lann er Villin au sud (au-delà de la voie express), des Quatre-Cheminées au nord du bourg. Le hameau de Mériadec, hameau principal traditionnel de la commune, situé à sa limite orientale et à cheval sur la commune voisine de Plumergat, connaît aussi une périurbanisation à sa périphérie.

Le reste du territoire communal (parties de la commune plus éloignées du bourg et façades littorales le long des deux rias) a par contre été préservé et a échappé à l'extension urbaine, conservant son caractère rural et ses paysages naturels.

Communications

Deux axes essentiels traversent la commune : l'E60 (Route nationale 165), voie express à deux fois deux voies permettant des relations rapides vers Vannes et Lorient. la ligne SNCF Paris-Quimper (avec passage du TGV Atlantique qui s'arrête à la gare d'Auray, c'est-à-dire à de Pluneret). La gare Sainte-Anne de Pluneret a été longtemps la gare d'arrivée des pèlerins pour Sainte-Anne d'Auray, d'où la statue qui la surmonte.. Elle est desservie pour les voyageurs par le TER Bretagne, ligne 12 entre Lorient et Vannes. Elle est désormais désaffectée.

La D 101, en direction du Bono et de Baden dessert la presqu'île de Kerisper avant de franchir la Rivière du Bono (ancien pont suspendu et pont Joseph Le Brix désormais).

Urbanisme Typologie Au , Pluneret est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'AurayUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine d'Auray comprend une ville-centre et deux communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vannes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (72,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (35,5 %), zones agricoles hétérogènes (26,6 %), forêts (17 %), prairies (7,7 %), zones urbanisées (6,8 %), zones humides côtières (3,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,4 %), eaux maritimes (1,3 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est mentionné sous les formes Ploneret en 1259, Ploeneret en 1387, Ploenerec en 1487, Ploeneret en 1453, Ploineret en 1516, Ploeneret en 1554, et Pleuneret en 1636..

Histoire

Préhistoire vignette|Le dolmen de Kervingu (dit aussi dolmen d'Er-Mané). La présence humaine est attestée dès la période du néolithique est attestée par la présence de dolmens et la découverte de haches polies et de pointes de flèches..

« Le dolmen de Men-Gorret de 14 pieds de longeur sur 11 de largeur, est le mieux conservé de la commune » écrivent A. Marteville et P. Varin en 1853..

Un autre dolmen de la commune est celui de Kervingu, dit aussi dolmen d'Er-Mané, inscrit monument historique ; un autre est celui de Bransquel.

Des tombelles funéraires sont disséminées au sud de la commune et plusieurs stèles gauloises, qui se trouvent désormais placées autour de l'église de Mériadec, attestent d’une occupation pendant les périodes de l'âge du bronze puis de l'âge du fer.

Antiquité