Iɛemṛanen (Iâamranène) désigne un ensemble de villages constituant un douar du même nom, rattaché à la commune de Toudja (Aɣbalu), dans la wilaya de Béjaïa en Algérie.
Selon la tradition locale, le nom de la région aurait été attribué sous l’administration coloniale française en référence au mont Abraras, une montagne dominante de la vallée, que le premier contingent de l’armée française aurait identifié comme repère topographique principal.
Emplacement géographique Situation
Situé au nord de la commune de Toudja, à trente-six kilomètres à l'ouest du chef-lieu de la wilaya de Béjaïa, le douar d'Iɛemranen est bordé au nord par la mer Méditerranée ; il touche la commune de Béjaïa à l'est et la commune de Beni Ksila à l'ouest.
Non loin du mont Abraras, la rivière Mɣayet descend contre le flanc de la colline et coule, profonde et verte ; l'eau miroitante au soleil se glisse sur le sable flavescent en s’incurvant jusqu’aux masses rocheuses d’Asfiḥ n lebyur. Du côté de la vallée, l’eau est bordée d’arbustes touffus, de lentisques, d’arbousiers et de myrtilles d’un vert chatoyant quand arrive la douceur du printemps ; les lauriers-roses aux feuillages marbrés s’allongent et forment voûte au-dessus de l’eau dormante qui abreuve toutes sortes de passereaux : des merles, des rouges-gorges et des chardonnerets aux chants majestueux. Un corbeau guindé nous lance des cris moqueurs et darde sur le village de Tala n Buḥi situé en contrebas, à flanc de coteau du hameau, le lieu-dit Aẓru qui longe une piste serpentueuse et caillouteuse mais nimbée de caroubiers et d'oléastres. Si vous empruntez cette piste pendant la saison sèche, des orchestres de cigales vous cassent les tympans avec leurs chants stridents et monocordes ; les endroits humides portent encore les traces nocturnes des lièvres et des sangliers. Il y a des sentiers battus par les paysans qui viennent cultiver des lopins de terre accidentés ou débroussailler des buissons pour faciliter la cueillette des olives. Nous continuons de clopiner sur cette piste aux effluves de terre et de myrte jusqu’au village de Zizlum qui abrite une huilerie traditionnelle dressée comme un vestige romain. Toute vie cessa pendant un instant, puis le braiment d’un âne grincheux cassa le calme monastique. Nous apercevons de loin le village de Tadrart perché sur une butte rocheuse. Arrivés à La'zib, l’ombre montait vers le haut des collines ; une brise frisquette commence à nous faire frémir. Elle atteste qu’on s’approche derechef des berges de la rivière. Sur les rives sablonneuses, un troupeau de bœufs s’était assis là, immobiles comme des rochers sculptés ; deux caprins hissés sur un monticule s’entrechoquent pour une branchette de frêne. Nous marchons longtemps les pieds dans l’eau pour atteindre enfin Ighẓer ijudar, la rivière dont on voit le versant qui se dérobe entre les escarpements pour dévaler dans le gosier de la mer, à Tighremt, la petite plage de galets qui signifie « château » en langue berbère.
Villages d'Iɛemṛanen Iheggaren Ayt Usalaḥ Iḥamiyen Ighil Alahem Ich N'tyemmunt Ayt Raḥmun Budawed Ayt Ali Ixeṭṭaben Ssuq Ldjemaa Isbikhen Asumat Asun Ighil Muyen Ighil n Said Tala n Buḥi Tayemmunt khelfa Zizlum Lma'erbi Tadrart
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Articles connexes
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