Hans Erich Nossack, né à Hambourg le et mort dans la même ville le , est un écrivain allemand...

Biographie Hans Erich Nossack naît dans une famille aisée de Hambourg. Son père, Eugen Nossack, dirige une entreprise commerciale (café et cacao). Hans Erich grandit dans une villa à Harvestehude et tient un journal depuis l'âge de 15 ans où il décrit sa relation avec sa mère comme le « malheur de sa vie ». En 1919, il passe son baccalauréat au lycée Johanneum de Hambourg. Il s'inscrit en histoire de l'art et en littérature à l'université. En 1920, il quitte l'université de Hambourg pour des études de droit et d'économie à Iéna qu'il interrompt en 1922. Il démissionne du Corps Thuringia Jena et renonce au soutien de sa famille. Il tente de survivre en travaillant comme ouvrier. Il devient temporairement membre du KPD..

En 1923, Nossack retourne à Hambourg et épouse en 1925 Gabriele Knierer (1896-1987), avec laquelle il reste marié toute sa vie malgré de grandes difficultés. Il devient employé de banque et suit une formation de banquier. En dehors de ce travail alimentaire, il écrit des poèmes et des drames.

En 1930, il redevient membre du KPD. En 1933, il rejoint l'entreprise de son père. Il subit des perquisitions par les SA et la police, mais il n'est pas arrêté et finit par reprendre la direction de la société d'importation familiale.

En 1943, ses journaux intimes sont détruits par le plus violent bombardement de Hambourg. Nossack sauve quelques manuscrits carbonisés de son coffre-fort et les reconstitue. Hormis quelques poèmes publiés dans la en 1942 et 1944, ses premiers textes sont publiés à partir de 1947, d'abord chez Wolfgang-Krüger-Verlag, à Hambourg. L'année suivante, ses premiers livres traduits paraissent en France.

Dans son texte en prose (1948), il est l'un des premiers écrivains de la littérature allemande d'après-guerre à thématiser les horreurs de la guerre des bombes à travers la destruction de sa ville natale, Hambourg...

En 1949, Nossack est élu à l'Académie des sciences et de la littérature de Mayence et, en 1950, il fait partie des membres fondateurs de la de Hambourg aux côtés de Hans Henny Jahnn. En outre, il est membre depuis 1961 de la de Darmstadt.

Entre 1949 et 1955, Nossack ne publie pas, car son éditeur Krüger exige de lui un roman d'amour, projet qu'il refuse, préférant travailler sur d'autres récits. De ce fait, Nossack disparaît presque complètement de la scène littéraire pendant plusieurs années. Durant cette période de crise, il se lie d'amitié avec Ernst Kreuder, avec lequel il entretient une correspondance active et cordiale. Finalement, Nossack passe aux éditions Suhrkamp, où il publie en 1955 son premier roman, qui reste à ce jour son plus grand succès, ..

En 1956, avec l'aide de l'industriel suisse Kurt Bösch, il dissout l'entreprise paternelle et s'installe à Aystetten, près d'Augsbourg. Il travaille désormais comme écrivain indépendant.

Avec , Nossack a participé en 1961 à la célébration du centenaire de Rabindranath Tagore à New Delhi en tant que représentant des écrivains allemands. Il obtient le prix Georg-Büchner la même année.et d'autres distinctions les années suivantes, dont le prix Wilhelm Raabe.

En 1962, il s'installe à Darmstadt. De 1964 à 1968, il est vice-président de l'Académie des sciences et de la littérature de Mayence. En 1965, il s'installe à Francfort-sur-le-Main, puis revient à Hambourg en pour l'amour de sa femme, où il vit et écrit jusqu'à sa mort en 1977. Ses papiers se trouvent aux Archives littéraires allemandes de Marbach.

Œuvres traduites en français Interview avec la mort [« Interview mit dem Tode »], trad. de Denise Naville, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Du monde entier », 1950, 293 p. Nekyia. Récit d’un survivant [« Nekyia »], trad. de Denise Naville, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Du monde entier », 1955, 190 p. Spirales. Roman d’une nuit d’insomnie [« Spiral. Roman einer schlaflosen Nacht »], trad. d’André Cœuroy, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Du monde entier », 1959, 301 p. La Dérive [« Spätestens im November »], trad. de Maurice Beerblock, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Du monde entier », 1961, 320 p. Le Frère cadet [« Der jüngere Bruder »], trad. d’André Cœuroy, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Du monde entier », 1962, 301 p. Avant la dernière révolte [« Nach dem letzten Aufstand »], trad. de Marie-Louise Ponty, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Du monde entier », 1964, 255 p. Le roi va au cinéma [« Der König geht ins Kino »], images d’A. Heras, trad. d’Heinz Schwarzinger, Paris, Éditions Casterman, 1976, 25 p. L'Effondrement [« Der Untergang »], trad. de Jean-Pierre Boyer et Silke Hass, Genève, Éditions Héros-Limite, 2021, 80 p. .

Prix 1957: Prix d'honneur du Cercle culturel de la Fédération des industries allemandes 1961: Prix Georg-Büchner 1963: 1973: La croix Pour le Mérite 1973: 1974: Grand-Croix de l'Ordre du Mérite

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Romancier allemand du XXe siècle Catégorie:Lauréat du prix Georg-Büchner Catégorie:Membre de l'Académie allemande pour la langue et la littérature Catégorie:Membre de l'Académie des sciences et des lettres de Mayence Catégorie:Commandeur de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne Catégorie:Récipiendaire de la croix Pour le Mérite (ordre civil) Catégorie:Personnalité du Parti communiste d'Allemagne Catégorie:Naissance en janvier 1901 Catégorie:Naissance à Hambourg Catégorie:Décès en novembre 1977 Catégorie:Décès à Hambourg Catégorie:Décès à 76 ans