La bataille de Grauholz se déroule le , et oppose une armée bernoise commandée par Karl Ludwig von Erlach à l'armée révolutionnaire française sous les ordres du général Alexis Balthazar Henri Schauenburg. La bataille a lieu à Grauholz, une colline boisée située dans les actuelles municipalités de Urtenen-Schönbühl et Moosseedorf, dans le canton de Berne en Suisse. Le gouvernement de Berne capitule la veille de l'affrontement, et la défaite bernoise à Grauholz met un terme à la résistance suisse face aux Français dans le nord du canton.
Prélude
Une armée bernoise de est battue par les troupes françaises fortes d'environ à la bataille de Fraubrunnen, et est repoussée sur Grauholz, une colline boisée située entre les communes d'Urtenen-Schönbühl et Moosseedorf.
La bataille
Le général d'Erlach ne dispose que d'environ deux bataillons de soldats réguliers pour défendre sa position consulté le 21 mai 2014, mais beaucoup de femmes, de vieillards et parfois même des enfants de la population du canton rejoignent les troupes bernoises afin de protéger leur ville de l'invasion française. Un témoin oculaire note que de nombreux habitants du village voisin de Bolligen prennent rang au sein de l'armée suisse..
Les fantassins suisses résistent pendant près de deux heures et demie contre les colonnes françaises avant d'être finalement dispersés. La plupart des fuyards quittent le champ de bataille en petits groupes ou individuellement. Vingt-sept agriculteurs du village de Bollingen meurent au cours des combats. Un rapport de 1804 mentionne que les Suisses déplorent , alors que les Français perdent environ morts ou blessés. Une autre estimation donnent les chiffres de 700 Suisses tués au combat pendant les affrontements du 2 au . Les pertes françaises lors de cette campagne ne sont pas connues consulté le=21 mai 2014.
Conséquences
Tandis que le colonel remporte une victoire contre les Français à Neuenegg le même jour, la reddition du gouvernement et la défaite de Grauholz met un terme à la résistance des Bernois.
Le général d'Erlach se retire après cette défaite avec une partie de son armée. Il essaye ensuite de défendre les forteresses de Schosshalde et de Felsenburg, et tente de se maintenir sur le pont de l'Untertor afin de protéger Berne, mais en vain. Il se rend alors dans le sud du pays pour organiser la résistance dans l'Oberland bernois, mais il est assassiné à Wichtrach par des soldats ou des paysans qui l'accusent de traîtrise.
Monument Un monument érigé au Grauholz en 1886 (déplacé en 1930) commémore la bataille.
Notes et références
Bibliographie
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Voir aussi
Histoire de la Suisse sous domination française
Catégorie:Bataille des guerres de la Révolution française Catégorie:Bataille impliquant la Suisse Catégorie:Bataille de 1798