Richard St. Barbe Baker (né le et mort le ) est un forestier, écrivain et militant écologiste britannique, qui a grandement contribué aux efforts de reforestation dans le monde. Il a fondé et dirigé une organisation internationale, encore active aujourd'hui, dont les membres s'occupent de reforestation.
Biographie Jeunesse Richard St. Barbe Baker est né le à West End dans le Hampshire, fils de John Richard St Barbe Baker et de Charlotte PurrottMemorial to Richard St.Barbe Baker West End Local History Society - Local History, 28 mars 2003.. Il est le frère de Thomas Guillaume St. Barbe Baker, et descendant d'une lignée de fermiers, de pasteurs et d'évangélistes, avec quelques aventuriers parmi ses ancêtres. Encore tout enfant, il est attiré par le jardinage et, comme la maison familiale de Beacon Hill est entourée par un bois, il commence à explorer la forêt dès son plus jeune âge. Il devient habile dans les travaux manuels et a toujours cru dans ses valeurs au long de sa vie.
Le père de St. Barbe Baker souhaite son entrée au séminaire ; il est donc envoyé à 13 ans à la , un pensionnat à Cheltenham, où il s'intéresse aux sciences de la botanique et de la sylviculture. Un ecclésiastique récemment revenu du Canada suggère que le jeune homme se prépare lui-même au travail missionnaire dans l'ouest de son pays. Il part en 1910, traversant en bateau l'Atlantique et s'installant loin dans les terres, où il vit dans des conditions précaires, consacré aux études qui l'amènent à être diplômé du de l'université de Saskatchewan. Faisant son travail évangélique, voyageant souvent à cheval, il devient convaincu que les pratiques agricoles (notamment le défrichement des taillis naturels) par les habitants européens entraînent une dégradation importante des sols et une aridité potentielle des prairies du Canada. Il travaille pendant un court moment comme bûcheron et essaie d'économiser un peu d'argent, puis retourne en Angleterre pour étudier à Ridley Hall, à Cambridge.
À la veille de la Première Guerre mondiale, il combat en France dans les unités de l'artillerie royale à cheval (RHA), et est blessé à trois occasions. Après sa démobilisation, il travaille dans les services sociaux du gouvernement britannique pendant un moment Richard St. Barbe Baker, My Life, My Trees, Findhorn Press, 1985 ..
Travail en Afrique St. Barbe Baker termine aussitôt ses études de sylviculture à Cambridge. Il déduit, à partir de ses observations sur la déforestation, que les résultats de la destruction des arbres sans une reforestation suffisante entraîne des problèmes d'appauvrissement des sols, le déclin de l'habitat et de la biodiversité, ainsi qu'une baisse de la disponibilité du bois pour le chauffage et les usages industriels, et une réduction de la qualité de vie.
Diplômé du programme de reforestation de Cambridge, il postule pour un travail dans la colonie britannique du Kenya. En Afrique du Nord, il voit les effets de siècles de non entretien du paysage, d'abord par la culture du blé dans les derniers temps de l'Empire romain, ensuite par les pâtures de chèvres introduites par les arabes. Immédiatement concerné par les problèmes de déforestation, il installe, en 1922, une pépinière et fonde une organisation avec le peuple Kikuyu pour prendre en charge et conduire la reforestation de la région, en utilisant des espèces locales. Dans la langue locale, l'association est nommée « Watu wa Miti ». Elle forme la première pierre de ce qui est devenu une organisation internationale, « Men of the Trees » (littéralement « Les hommes des arbres »).
Il quitte le Kenya en 1924 et rentre en Angleterre. Après avoir donné une conférence au Premier Congrès des Religions Vivantes du Commonwealth, il est approché par Claudia Stewart Coles, qui l'introduit dans la foi bahá’íe, en raison de sa façon d'appréhender la religion vivante des tribus telles qu'il le formule dans « Men of the Trees » In Memoriam, The Bahá’íe World of the Bahá’í Era 136-140 (1979-1983).. St. Barbe Baker étudie cette religion et se convertit rapidement après (en 1924). Il retourne ensuite en Afrique, où il est nommé assistant conservateur des forêts pour les provinces du sud du Nigéria de 1925 à 1929. Il s'y rend pour faire un travail similaire à celui effectué au Kenya. Il fait également un travail de planification sylvicole sur la Côte d'Or. Pendant ce temps, il se consacre lui-même en partie à l'étude de l'écologie des forêts tropicales très complexes. Cependant, un incident se produit lorsqu'il défend un africain contre les abus d'un officiel britannique, allant ainsi à l'encontre du bureau colonial. Il est destitué de sa chargeRichard St. Barbe Baker, My Life, My Trees, Findhorn Press, 1985. ..
Travail en Palestine Il rejoint le Premier congrès mondial de sylviculture à Rome, et part ensuite travailler en Palestine, où il crée un chapitre local de . Il rencontre et obtient le soutien de Shoghi Effendi, alors chef de la foi bahá’íe, qui devient le premier membre de en Palestine. Ce soutien lui apporte l'appui des dirigeants musulmans, juifs et chrétiens pour un programme de reforestation en Palestine.
Travail en Amérique Voyageant en Amérique, où il traverse le pays et part en tournée dans les bois de séquoia de la côte Ouest, St. Barbe Baker devient un auteur et un conférencier réputé, et connaît le succès par la radio populaire tenue par Lowell Thomas. Revenant en Angleterre en passant par l'Australie, ses pensées le ramènent à la Californie et il commence une campagne appelée . Sir Francis Younghusband, le premier président du chapitre britannique de , propage sa cause au Royaume-Uni. Les contacts de St. Barbe Baker avec les États-Unis sont de plus en plus forts, et à la fin des années 1930, il travaille avec le président Franklin D. Roosevelt pour créer l' (CCC), afin d'éventuellement impliquer environ six millions de jeunes.
Établissement de En bonne partie à cause des voyages incessants de St. Barbe Baker, les chapitres locaux de son organisation, (actuellement l' au Royaume-Uni) sont fondés à l'international. Après la Seconde Guerre mondiale, une tournée de conférences à travers l'Autriche, l'Allemagne et d'autres pays, propage son projet de progressivement réduire le désert du Sahara à travers un plan stratégique pour les arbres. Cette idée prend forme après une expédition de kilomètres dans le désert, à travers 24 pays, qu'il a effectué avec une équipe en 1952-53 Richard St. Barbe Baker, Sahara Challenge, The Camelot Press Ltd, Londres, 1954..
L'association de St. Barbe Baker, , est parfois connue sous le nom de . En fin de compte, il y a eu des chapitres dans plus de 100 pays. Selon les estimations, les organisations qu'il a fondées ou aidées ont été responsables de la plantation d'au moins 26 millions d'arbres. Il considéré, avec Robert McCarrison et Albert Howard comme un des pères de l'agriculture biologique Laura Sayre, Les origines du mouvement biologique, The Rodale Institute, 2004..
Mort et postérité Richard St. Barbe Baker est mort le à Saskatoon, dans la Saskatchewan. Juste quelques jours avant sa mort, il plante son dernier arbre sur les pelouses de l'université de Saskatchewan, et il est en train de travailler à son trentième livre.
Un mémorial à St. Barbe Baker est élevé dans son village natal de West End dans le Hampshire en . Le monument renferme un bas-relief en bronze du visage de St. Barbe Baker sculpté par Jill Tweed, inclus dans une colonne en granit de Portland. Il y a également une rue du village qui lui est dédiée.
Foi bahá’íe Selon David Hofman, membre canadien de la Maison universelle de justice, St. Barbe Baker a décrit sa conversion à la foi bahá’íe en 1924 comme le . Hofman note que Shoghi Effendi l'a félicité pour ses activités en faveur de la foi In Memoriam , ..
Bibliographie Richard St. Barbe Baker, My Life, My Trees, Findhorm, Forres, 1985 Richard St. Barbe Baker, I Planted Trees, Lutterworth Press, 1944
Notes et références
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