Rabiatou Njoya., née le et morte le à Foumban, est une écrivaine camerounaise et Momafon (cohéritière et conseillère du roi des Bamouns). Elle est connue pour sa fondation caritative. et pour ses œuvres littéraires..

Biographie

Origines Rabiatou Njoya naît le à Foumban au Cameroun.Elle est la fille du sultan-maire Seidou Njimoluh Njoya et de Mewouo Alima.

Elle grandit dans sa famille avec ses nombreux sœurs et frères jusqu'à l'âge de 14 ans.

Études Rabiatou Njoya étudie ensuite au lycée Général Leclerc de Yaoundé. En 1967, elle passe une année à la . Elle séjourne ensuite cinq ans à Paris, où elle fréquente la Sorbonne et obtient une licence anglais-espagnol ainsi qu'un diplôme de traductrice.

Elle a fait ses études primaires à Foumban, ensuite, elle a continué avec les études secondaires à Yaoundé où elle a obtenu son baccalauréat en 1967 au Lycée Général-Leclerc de Yaoundé, étant la première femme à avoir eu le bac dans le Noun. Pour ses études supérieures, elle part en Angleterre et en France, avec de nombreux stages partout dans le monde, entre autres en formation linguistique à l’université de Salamanque (Espagne), et en formation pour l’enseignement de l’anglais à Brooklyn (Etats Unis d'Amérique).

Carrière La princesse Rabiatou est professeur d’anglais et d’espagnol au lycée technique de Yaoundé, et elle a enseigné des cours d’anglais commerciaux au BTS. Ensuite, elle est professeur d’espagnol à l’École Normal Supérieure de Yaoundé (ENS) et professeur de formation bilingue à l’INSA et EMIAC. De 1981 à 2007, elle était directrice de communication au Conseil supérieur de sport en Afrique (CSSA). Elle a pris sa retraite en 2007.

Rabiatou Njoya est érigée Momafon (conseillère et cohéritière du roi) en 1992 par le Bamoun, son frère Ibrahim Mbombo Njoya. Par la suite, elle a créé une fondation caritative qui a pour rôle de défendre la personnalité humaine. Elle écrit plusieurs œuvres poétiques et théâtrales, et elle est membre du réseau des femmes écrivains à partir de 1975. Elle est aussi active comme gestionnaire de la RCN (Radio communautaire du Noun).

Vie privée et mort Elle meurt le à Foumban..

Récompenses La princesse Rabiatou a eu un prix au Caire (Égypte) en 1975. Elle a eu plusieurs reconnaissances, parmi lesquelles, en 1986 : officier du mérite espagnol ; en 1994 : officier de l’ordre du Mérite camerounais ; et en 2006 : Chevalier de l’ordre de la valeur.

Œuvres El Hadj Moussah (1973, publié en 2004) Fohpou H (1971) Les Amours de Cœurs (1972) De Njoya à Njimoluh : cent ans d'histoire bamoun, Njiassé Njoya Aboubakar, Njindam Njoya Adamou, Mama Njoya Mustapha, Njoya Rabiatou, et al., Foumban (Cameroun), Éd. du Palais, 1984 Le Saré maudit (2004) Congénital (2004, en anglais) Raisons de royaume suivi de Haute trahison, Yaoundé, Sopecam, 1990Jacques Raymond Fofié, Regards historiques et critiques sur le théâtre camerounais, L'Harmattan, 2011, p. 169 Le Sort de l’esclave, Yaoundé, CLE, 2003 Toute la rente y passe, avec Alexis Mouliom, Yaoundé, CLE, 1971 Ange noir, Ange blanc, Yaoundé, CLE, 1971 Les cloches histrionics, Yaoundé, CLE, 2005 La Dernière Aimée, Yaoundé, CLE, 1980 La Porteuse d’eau, nouvelle, in L’Exilé de l'eau, Douala, Éditions AfricAvenir, prix de l’APEC (Association des Poètes et Écrivains du Cameroun) en 1990.

Décorations (2006) (1994)

Bibliographie Beverley Ormerod, Beverley Ormerod Noakes, Jean-Marie Volet, Romancières africaines d'expression française : le sud du Sahara, L'Harmattan, 1994, p. 125-126 Laurence Randall, La Production littéraire camerounaise : théâtre, roman, cinéma, L'Harmattan, 2012, p. 153 Jacques Raymond Fofié, Regards historiques et critiques sur le théâtre camerounais'', L'Harmattan, 2011, p. 84

Références

Liens externes

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