La relation entre la circoncision et la propagation du virus du sida est un champ d'études qui donna lieu a plusieurs programmes de circoncisions de grande ampleur en Afrique subsaharienne menés par l'Organisation mondiale de la santé depuis 2007.

L'OMS s'est initialement appuyée sur les résultats de trois études aujourd'hui controversées pour recommander la circoncision comme une stratégie de prévention du VIH. Depuis lors, des études supplémentaires menées dans les pays riches où la prévalence du virus est moindre n'ont pas démontrée de protection significative contre le VIH, voire une augmentation du risque chez certains sujets circoncis de par les modifications socio-comportementales induites par la croyance que la circoncision les empêcherait d'être infectés.vignette|Schéma de la section d'un VIH. Selon les trois essais contrôlés randomisés sur lesquels s'est appuyé l'OMS, la circoncision aurait permis de réduire la propagation du sida de 38 % à 66 % lors des rapports vaginaux, pour le partenaire masculin« Male circumcision for prevention of heterosexual acquisition of HIV in men. », Siegfried N, Muller M, Deeks JJ, Volmink J., avril 2009.. L'hypothèse de cette réduction des risques d'infections fut avancée dès 1986, puis confirmée, par des études éthiquement et méthodologiquement douteuses, au cours des années 2000. Selon ces études, cette protection partielle qu'offre la circoncision face au VIH serait due à la suppression du prépuce, considéré comme la , car il constitue une Le prépuce, porte d'entrée du virus du sida, La Recherche, février 2012Transmission du VIH : le rôle du prépuce, Sida Sciences, juin 2011.

Fortes des résultats de ces études réalisées dans des zones où sévit une épidémie généralisée du virus (prévalence supérieure à 3 %) et où sa transmission est essentiellement hétérosexuelle, l’OMS et ONUSIDA ont indiqué, en , que la circoncision médicale est une stratégie additionnelle dans la lutte contre l’épidémie de sida dans des régions similaires« Nouvelles données sur la circoncision et la prévention du VIH : conséquences sur les politiques et les programmes » , consultation technique de l’OMS et de l’ONUSIDA, conclusions 7 : . Ces zones étant, à quelques exceptions près, toutes situées en Afrique subsaharienne« HIV estimates with uncertainty bounds 2009 » , ONUSIDA, 2010, carte réalisée à partir des données d'ONUSIDA. des programmes de circoncision des hommes, des enfants et des nourrissons comme moyen de réduction des risques y ont été initiés. En , l’OMS affichait l’objectif d’étendre la circoncision à 80 % des hommes et des nouveau-nés de l’est et du sud de l’Afrique. En 2013, l'ONUSIDA et l'OMS faisaient savoir que 3,2 millions d'hommes africains avaient été circoncis dans le cadre de services spécifiques et que 20 millions devraient l'être d'ici 2015Rapport ONUSIDA sur l'épidémie mondiale de sida 2013. En 2018, près de 19 millions d'hommes africains ont été circoncis afin de prévenir la contamination par le VIH ..

Hors des zones africaines à haute prévalence, certains pays tels que la Chine ou la République dominicaine ont indiqué vouloir implanter des programmes de promotion de la circoncision... Différentes études d'acceptabilité de la procédure ont été conduites dans ce cadre....

L'utilisation de la circoncision comme moyen de réduction des risques dans les pays développés est toutefois sujette à controverse. Si les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies estiment que le personnel médical devrait informer tous les parents de garçons ainsi que tous les adolescents et hommes adultes non circoncis sur les bénéfices médicaux de la circoncision "Prévention des IST : la circoncision encouragée par le CDC aux États-Unis", Vincent Richeux, Medscape, 04 décembre 2014"Male circumcision benefits outweigh risks", U.S. CDC says", Reteurs, 02 décembre 2014 et l’ indique que la prévention du sida par la circoncision est incluse dans les avantages liés à l'opération (ceux-ci l'emportent sur les risques sans toutefois conduire à la circoncision systématique de tous les nourrissons), à l'inverse le Conseil national du sida français estime que la circoncision est qui n'est Le Conseil national du sida français estime que la circoncision est qui souffre d'une , concluant que et qu'elle n'est donc Rapport sur la circoncision : une modalité discutable de réduction des risques de transmission du VIH, 24 mai 2007. La méthodologie des trois essais contrôlés randomisés fut par ailleurs l'objet de critiques dans la littérature scientifique, s'agissant tout particulièrement de la méthodologie et de l'éthique« Sub-Saharan African randomised clinical trials into male circumcision and HIV transmission: methodological, ethical and legal concerns. », : « Nos résultats montrent clairement que ces ERC africains étaient méthodologiquement erronés du début à la fin...Dès le début, il n’y avait presque rien de correct avec ces études. Il était tout à fait clair que ces études étaient contraires à l’éthique. Elles n’auraient jamais été approuvées par un seul comité d’éthique aux États-Unis.» Gregory J.Boyle, George Hill, Journal of law and Medicine, 30 Nov 2011, 19(2):316-334, .

Les études Premières hypothèses En 1986, dans une lettre adressée au New York State Journal of Medicine, pour la première fois les taux faibles de circoncisions dans certaines régions africaines sont mis en corrélation avec un taux élevé d'infection par le VIH. En 2000, plus de 40 études épidémiologiques ont été menées pour étudier la relation entre la circoncision et la prévalence du sida. Néanmoins, dans les années 2000, plusieurs revues systématiques d'études observationnelles appellent à la prudence et à la nécessité de conduire des essais randomisés.

Les trois essais contrôlés randomisés Trois essais contrôlés randomisés ont été commandés afin de réduire les variables parasites. Ils ont été conduits en Afrique du Sud, au Kenya et en Ouganda.

En 2005, le premier essai randomisé (celui conduit en Afrique du Sud par Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales et nommé « ANRS-1265 ») est publié. Le rapport de première instance conclut alors que la circoncision offre une protection contre l'infection à VIH . Dans les organismes de santé internationaux, cette publication a suscité un intérêt accru pour l'utilisation de la circoncision pour la prévention du sida.En 2008, une méta-analyse des résultats des trois essais a constaté que le risque chez les hommes circoncis était 0,44 fois plus élevé que chez les hommes non circoncis, et signalé qu'il faudrait effectuer pour éviter une infection par le VIH 72 circoncisions doivent être effectuées. Les auteurs ont également déclaré que l'utilisation de la circoncision comme un moyen de réduire la prévalence du sida doit être accompagnée d'une promotion du préservatif.Enfin, il est à noter que les trois essais contrôlés randomisés ont dû être arrêtés pour des raisons d'éthique, car les hommes du groupe non circoncis avaient un taux de contraction du virus très élevé.

Acceptabilité de la circoncision S'agissant de l'acceptabilité de la circoncision en Afrique, l'ONUSIDA indique que : La circoncision masculine sécurisée, volontaire et informée dans le cadre d’un programme complet de prévention du VIH, ONUSIDA, 2008.

En dehors de l'Afrique, les résultats des études d'acceptabilité sont variables. Ainsi une étude menée en République dominicaine montre qu'après une session d'informations sur les avantages et risques liés à l'opération, 67 % des hommes acceptent de se faire circoncire, tandis que 74 % indiquent vouloir procéder à la circoncision de leur enfant. De la même manière, une étude conduite en Jamaïque et publiée en 2013 indique que 45 % des hommes non-circoncis souhaitent se faire circoncire, 66 % seraient prêts à faire circoncire leur nourrisson et 71,6 % leur jeune garçon. En outre, une étude traversable effectuée dans l'ouest de la Chine indique que l'acceptabilité de la circoncision est de 44,6 % des hommes non-circoncis. Enfin, une étude menée en Inde auprès des mères indique que 81 % de celles-ci seraient prêtes à faire circoncire leur fils dans un cadre sécurisé et gratuit..

Le prépuce, Cette protection partielle qu'offre la circoncision face au VIH est due à la suppression du prépuce qui est qualifié de car .

Prévention lors des rapports homosexuels masculins En 2008, une méta-analyse de ayant des rapports homosexuels a constaté que le taux d'infection à VIH n'est pas significativement plus faible chez les hommes circoncis par rapport aux non-circoncis.

Les programmes de circoncision Les recommandations de l’OMS et de l'ONUSIDA À la suite de la publication des trois essais contrôlés randomisés, l'OMS et l'ONUSIDA ont publié en des recommandations pour intégrer la circoncision dans leur programme de mesures de prévention du sida dans les zones à haute prévalence, pour les hommes informés et volontaires ainsi que pour les mineurs suffisamment matures pour prendre une décision libre et renseignée, ou avec le consentement de leurs parents s'ils ne sont pas en âge de donner leur assentiment« Nouvelles données sur la circoncision et la prévention du VIH : conséquences sur les politiques et les programmes » , consultation technique de l’OMS et de l’ONUSIDARéduire la propagation du sida par la circoncision ?, LeMonde.fr, 4 septembre 2013. En outre, ce document indique que et qu'il convient de préconiser pour les hommes circoncis . Ainsi, l’OMS rappelle que la circoncision ne protège pas complètement contre l’infection à VIH. Les hommes circoncis peuvent toujours contracter l’infection à VIH et, une fois séropositifs, transmettre le virus à leurs partenaires sexuels. La circoncision ne doit pas remplacer les autres méthodes de prévention mais venir en complémentDocument de l’OMS sur la circoncision .

Enfin, il est à noter que l’OMS précise de façon claire que ces programmes de circoncisions doivent obéir aux principes de Droits de l’Homme et que le consentement des adultes comme des enfants doit être obtenu, pour les mineurs insuffisamment mûrs ou nouveau-nés, le consentement des parents est indispensable :

Pays africains En 2013, l'ONUSIDA dresse une liste de 16 pays prioritaires pour la généralisation de la circoncision : . Dans ces pays, des programmes massifs de circoncisions des hommes, des enfants et des nouveau-nés ont été implantés.L'organisation internationale indique également que : .

Hors des zones à haute prévalence Hors des zones africaines à haute prévalence, certains pays tels que la Chine ou la République dominicaine ont indiqué vouloir implanter des programmes de promotions de la circoncision. Différentes études d'acceptabilité de la procédure ont été conduites dans ce cadre (voir ci-dessus).

L'utilisation de la circoncision comme moyen de réduction des risques dans les pays développés est sujette à controverse. L’ estime que la prévention du sida par la circoncision est incluse dans les avantages liés à l'opération (ceux-ci l'emportent sur les risques sans toutefois conduire à la circoncision systématique de tous les nourrissons). De la même manière, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies estiment que le personnel médical devrait informer tous les parents de garçons ainsi que tous les adolescents et hommes adultes non circoncis sur les bénéfices médicaux de la circoncision (s'agissant de la prévention de cancers, du sida et d'autres infection sexuellement transmissible).

À l'inverse, le professeur Bertran Auvert (l'auteur de l'essai randomisé conduit en Afrique du Sud) estime en :

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Critiques Avis du Conseil national du sida Le Conseil national du sida, organisme public consultatif, estime que la circoncision est qui souffre d'une , concluant que et qu'elle n'est donc . Le Conseil souligne également que des études observationnelles contredisent les essais randomisés : au au ..

Risque de faux sentiment de sécurité et aspect financier