Édith Serei (née Edith GatfalviInternational Standard Name Identifier en 1924 en HongrieEdith Serei n’est plus !, starquebec.net et morte le à MontréalSerge Laplante, « Les grands disparus », dans Michel Venne et Miriam Fahmy (dir.), L'Annuaire du Québec 2007, Fides, 2006, 455 pages, , à la page 183) est une esthéticienne, femme d'affaires et animatrice de radio et de télévision canadienne d'origine hongroise.

Biographie Édith Serei s'initie à l'esthétique à Paris, où elle suit notamment les cours du docteur Peytoureau et de Fernand Aubry. Puis elle exerce son métier dans son institut de beauté et d'esthétique à Paris et ouvre son laboratoire« À propos », Académie Édith Serei.

En 1958, elle transfère ses activités de Paris à Montréal, où elle ouvre son premier institut de beauté. La profession d'esthéticienne étant alors presque inexistante au Canada, elle forme d'abord dans son institut les premières esthéticiennes, puis en 1958 elle fonde l'Académie internationale Édith Serei, la première école d'esthétique du continent américainCet établissement, qui était reconnu par le Ministère de l'Éducation du Québec, a fermé en 2008. Voir .

Elle met au point le premier programme complet sur ce continent et innove dans l'art du maquillage en diffusant, avec Fernand Aubry, une nouvelle méthode basée sur la psychomorphologie, le visagisme. Par la suite, Édith Serei , que l' enseigne toujours à son académie. Son but était de démocratiser la beauté, en la rendant accessible à tous.

En 1961, elle ouvre sa deuxième école à Québec, une autre à Toronto en 1966, à Sherbrooke en 1968, à Ottawa en 1969 puis a Budapest en 1992. Des milliers d'esthéticiennes sont sorties des écoles Édith Serei. En 1973 elle est décrite comme possédant (un empire d'écoles et de salons de beauté).

En 1962 elle forme le Comité canadien d'esthétique, affilié au Comité international d'esthétique et de cosmétologie, marquant ainsi , et organise en 1963, le canadien d'esthétique, suivi de nombreux autres. Édith Serei a représenté le Canada à de nombreuses occasions à travers le monde en qualité de conférencière, chef de délégation« Passé, présent, avenir du Congrès international d'esthétique appliquée », Les nouvelles esthétiques, présidente d'assemblées ou présidente de jury.

Édith Serei utilise abondamment les médias (journaux, radio et télévision) pour faire connaître ses produits, ses services et ses écoles Voir par exemple les nombreux résultats de recherche dans Google News, en grande majorité des publicités ou des chroniques de beauté, provenant de nombreux journaux canadiens et couvrant à tout le moins les années de 1963 à 1981: Au début des années 1980, elle animait une émission à son nom, La beauté selon Édith Serei, sur des réseaux de câblodistribution québécois Horaire télé de La Presse, 19 mai 1981. Elle du monde de la mode, du cinéma ou de la beauté.

Elle a donné toute sa vie à l'esthétique, pour faire connaître et mettre en valeur la profession, en donnant des cours de maquillage à des non voyants ou malentendants ou exercer en hôpital psychiatrique. Son modèle d'affaires est cité comme une source d'inspirationYves Therrien, « Daniele Henkel : femme d'affaires et femme de cœur », Le Soleil, 20 septembre 2012.

Un certain nombre d'entreprises reliées au domaine des cosmétiques et de la formation en esthétique ont porté le nom d'Édith Serei depuis 1958. En particulier, elle était propriétaire avec son mari Georges Serei de Édith Serei Ltée, qui possédait une usine de cosmétiques à Pointe-Claire. Après avoir connu une période de prospérité, cette entreprise a connu des difficultés financières à la fin des années 1970 et a déclaré faillite en 1981La compagnie Edith Serei est sur le point d'être vendue, dans La Presse, 3 juin 1981, page C2. Elle a été rachetée peu après par un homme d'affaires qui l'a renommée Édith Serei International Ltée et a continué d’employer Édith Serei pour faire la promotion des produits de beautéUn homme d'affaires achète Edith Serei Ltée, dans La Presse, 20 juillet 1981, page B1.

Vie personnelle Elle épouse Georges SereiÉtienne Laberge, Un judoka de 92 ans !, Agence QMI, 18 octobre 2013, tvanouvelles.ca. Le couple aura trois enfants« Édith Serei », sur le site Fédération québécoise des sociétés de généalogie.

Distinctions En 1974, en récompense de sa carrière et pour sa contribution dans l'art et la beauté, elle reçoit le titre de chevalier de Ordre national du Mérite du gouvernement français Profile of Academie Internationale Edith Serei, sur Canadian-universities.net. En 1992, Édith Serei est sélectionnée parmi « Ces femmes qui ont bâti Montréal », à l'occasion du de Montréal. La rue Édith-Serei de la ville de Montréal est nommée en son honneur.

Bibliographie Édith Serei a collaboré à plusieurs magazines et a publié les livres suivants :

Notes et références

Liens externes

Photographie d'Édith Serei en 1968, par Gaby (Gabriel Desmarais), sur le site de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, cote P795,S1,D15337 (003)

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