Le de ligne (en néerlandais : ) était une unité d'infanterie de la force terrestre des forces armées belges.
Origines Le régiment d'Anvers est créé par un arrêté du régent le à partir du 15 afdeling de l'armée néerlandaise. Le , il est renommé en de ligne. Durant la campagne des Dix-Jours, du 2 au , le combat à Bautersem, Louvain et Ijzerenberg. Il participe en 1839 à une expédition au Luxembourg. Il intervient en 1848, lors de l'affaire des Risquons-tout.
Première guerre mondiale Mis sur pied de guerre, le régiment est dédoublé pour donner naissance au de ligne et fait partie de la mixte de la d'armée.
Le régiment participe à la première sortie d'Anvers des 25 et et le durement dans les environs de Wespelaar le 26. Du 9 au , une seconde sortie est effectuée et le régiment parvient à reprendre Aerschot et à faire 400 prisonniers. Le 10 au soir, il est proche de Louvain, mais il reçoit l'ordre de se replier sur Aerschot. Le 11, il progresse toujours mais reçoit de nouveau l'ordre de se replier. Durant le siège d'Anvers, il aura à défendre l'intervalle de Waelhem, Wavre-Sainte-Catherine et la Nèthe. À la mi-octobre, le de ligne est réintégré au de ligne. Lors de la bataille de l'Yser, du 18 au , le régiment défend le pont de l'union à Saint-George avant d'être relevé par le de ligne. Le , il participe à la contre-attaque de Ramscapelle et le à l'attaque sur Lombardsijde. Durant les 4 ans du conflit, il défendra notamment les secteurs de Ramscapelle, de Saint-Jacques Capelle, de Nieuwkapelle, de Steenstraete, de Dixmude, de Reigersvliet-Oudstuyvekenskerke et de Boesinghe. En , le régiment est de nouveau dédoublé pour donner naissance au de ligne. Lors de la grande offensive de , il capture Moorselde le . Le , le régiment se trouve près de Gand.
Entre-deux-guerres
Le régiment de ligne participa à l'occupation de la Rhénanie sous les ordres du colonel Dinoire.
Seconde guerre mondiale Le régiment est mobilisé le et fait partie de la d'infanterie. Les , et étaient stationnés à la caserne Dossin à Malines et le au camp de Beverloo (Bourg-Léopold). Quelques jours plus tard, les bataillons rejoignent leur cantonnement de guerre à Lanaken et passent la période de mobilisation à divers endroits le long du canal Albert.
Le peu après minuit, le régiment est placé en état d'alerte. Il occupe à ce moment le sous-secteur Diepenbeek-Eigenbilzen. Il est au centre de la position de la d'infanterie au nord de la ligne Schoonbeek-Munsterbilzen avec à sa droite deux bataillons du de ligne et à sa gauche le de ligne. Vers , la nouvelle que des combats ont lieu aux Pays-Bas est reçue par le commandement. Les ponts sur les rivières et canaux les plus proches de la frontière néerlandaise sont alors détruits.
Le , les allemands ont atteint Tongres et le commandement belge estimant que les troupes positionnées derrière le canal Albert risquent l'encerclement, ordonne le repli de la . Il se fait principalement vers Kortessem sous les attaques aériennes allemandes en abandonnant le matériel lourd. En fin d'après-midi, une partie du de ligne reçoit l'ordre de se positionner sur la ligne de chemin de fer Genk-Bilzen pour contrée l'avancée allemande mais cet ordre est annulé à 19h30 par l'ordre de repli général de la division.
Dans la nuit du 11 au , le de ligne se retire vers l'ouest. Il traverse la Gette et prend position entre Halen et Waanrode. Les unités du génie belge ayant été rapides à détruire les ponts sur la Gette et l'Herk, le régiment doit abandonner le peu de matériel lourd qui lui reste. Le régiment reçoit l'ordre de traverser la ligne KW et de se placer derrière le canal de Willebroeck pour se réorganiser dans les environs de Vilvorde.
Le à la nuit tombée, la division se met de nouveau en route pour Louvain en passant par Molenbeek-Wersbeek, Winghe-Saint-Georges et Linden. La d'infanterie est rattaché au d'armée.
La nuit du 13 au 14, le régiment traverse le canal à Vilvorde et stationne jusqu'au soir du entre Grimbergen et Strombeek-Bever.
Le , la division est envoyée sur la tête de pont de Gand. Le de ligne doit occuper une position de Muntekouter à Semmerzake.
La nuit du , le régiment arrive dans les environs de Muntekouter et part vers ses positions désignées à 6h40. Vers 10h30, le régiment arrive à Schelderode. L'état-major est installé dans le château Stas De Richel. Le se rend à Melsen et les et à Merelbeke. À ce moment, le régiment compte 80 officiers (sur les 97 prévus) et 2100 soldats (sur les prévus). Le reste a déserté durant la retraite, a été capturé ou s'est tout simplement perdu.
Le , les 3 bataillons occupent les bunkers à Muntekouter. Il n'y a cependant pas assez d'armes pour tous les équiper et seuls ceux de première ligne reçoivent une mitrailleuse. À Semmerzake, le commandant du doit demander l'aide du bourgmestre pour retrouver les bunkers camouflés de son secteur. Également par manque d'armement, les positions dont il est prévu qu'elles possèdent deux mitrailleuses n'en reçoivent qu'une seule. Les bunkers équipés de canons de campagne sont inutilisables car les angles de tirs sont entravés par des arbres qui n'ont pas encore été abattus.
Le , le secteur compris entre Moortsele et Muntekouter est entièrement occupé par le de ligne. La est dissoute par manque d'effectifs
À la suite du repli de l'armée belge de la ligne KW sur la ligne Terneuzen-Gand-Audenarde ordonné la nuit du 16 au , la tête de pont de Gand est réorganisée. La occupera le secteur Munte-Betsberg et le et de ligne doivent monter en première ligne alors que le de ligne reste en arrière. Le vers 5h00 du matin, le reçoit l'ordre de bouger de Melsen vers Bottelare. Il part effectivement vers 14h00 après avoir transmis ses bunkers de Melsen aux chasseurs à pied de la d'infanterie.
Le , alors que l'ennemi attaque les positions de la d'infanterie situées au nord-est de la tête de pont et que des combats acharnés ont lieu à Quatrecht, les Allemands se contentent de quelques tirs d'artillerie sur le régiment auxquels réplique l'artillerie belge en prenant sous le feu Balegem et Scheldewindeke.
Le , le secteur de la ne subit que de sporadiques contacts avec les allemands. Quelques escarmouches ont lieu à Scheldewindeke et Oosterzele. Lors de la Conférence d'Ypres entre les Belges, Français et Britanniques, il est décidé que le front doit reculer. L'armée belge doit alors se retirer derrière la Lys et les positions autour de Gand et la tête de pont de Gand doivent être abandonnées. Les et divisions d'infanterie défendront la ville. La division d'infanterie quittera la ville durant la nuit pour Courtrai. Les et d'infanterie abandonneront également durant la nuit la tête de pont pour se retirer derrière le canal de dérivation de la Lys. Au sud de la ville, la division de chasseurs ardennais et la d'infanterie devront rester derrière l'Escaut jusque dans la nuit du 23 au où ils pourront alors se retirer derrière la Lys.
Le , des échanges de tirs très limités ont lieu dans le secteur de la mais pas de véritable attaque. Elle reçoit l'ordre de se retirer derrière la Lys en passant par les pont de Zwijnaarde et Schelderode et de se placer en réserve du d'armée.
La nuit du 22 au , la tête de pont est quittée sans incident majeur et la division atteint au matin une zone entre Deinze et Nevele. Le s’établit dans la partie nord de Nevele et le à hauteur de Molenkouter. Le forme la seconde ligne entre Nevele et Poesele où est situé l'état-major du régiment.
Le , la d'infanterie a placé ses trois régiment d'infanterie entre Deinze au sud et Nevele au nord sur la rive occidentale du canal de dérivation de la Lys. La division doit faire face à un sérieux problème d'effectif, il ne lui reste en effet plus que 5300 soldats sur les 11000 et l'armement lourd est quasi inexistant (Il reste 1 tiers des mitrailleuses et canons antichars C47, il n'y a plus de mortiers et quasi plus de mitrailleuses lourdes). Toute cette journée est consacrée à la préparation des combats à venir.
Le , le d'infanterie allemand parvient à enfoncer le de ligne et à traverser le canal au niveau de Deinze. Le de ligne se rend presque complètement. L'ennemi progresse alors vers le nord en direction du de ligne et vers le sud en direction du de ligne. Les et du de ligne sont rapidement dépassés mais les et résistent et parviennent à le retenir temporairement. Le du de ligne est encerclé et son se rend complètement. Le du de ligne tente une contre-attaque mais s'arrête lorsqu'il se rend compte que les allemands utilisent des prisonniers belges comme bouclier humain. À la fin de la journée, la d'infanterie n'existe plus, de ses hommes ayant été faits prisonniers.
Après-Guerre
Le de ligne est formé en 1952 et reprend ses traditions. Il est dissout en 1956.
Drapeau Il porte les inscriptions suivantes : Campagne 1914-1918, Saint-Georges-lez-Nieuport, Yser, Moorslede, Anvers, Lombardsijde.
Il est également décoré de l'ordre de Léopold.
Organisation Le 25 octobre 1830 un état-major 3 bataillons de 6 compagnies (dont une de grenadiers et une d'infanterie légère) un dépôt
Le 10 mai 1940 1 compagnie de commandement; 1 compagnie médicale 1 peloton d'éclaireurs 3 bataillons divisés en : 3 compagnies de fusiliers 1 compagnie de mitrailleurs 1 bataillon divisé en : 1 compagnie de mitrailleurs () 1 compagnie anti-chars () 1 compagnie de mortier ()
Liens externes Marche du de ligne sur Youtube
Références
Site sur les différents régiment belges entre 1830 et 1914 Site sur l'armée belge en 1940 Commandant Luc Lecleir; Belgische Krijgsmacht - Emblemen en eervolle vermeldingen van de Eenheden, Bruxelles, 1972
Catégorie:Fondation en 1830 Catégorie:Unité militaire belge