Yvon du Fou fut successivement échanson, grand-veneur et conseiller du roi Louis XI.

Biographie Il est le fils de Jehan Ier du Fou, issu en juveigneurie des vicomtes du Faou, en Cornouaille, écuyer, seigneur de Kerjestin en Ergué-Gabéric et du Rustéphan en Nizon, décédé en 1460 avant la MadeleineArchives départementales de la Loire-Atlantique : B 2012. (Liasse.) – 41 pièces, parchemin ; 17 pièces, papier. Le manoir de Kerjestin, par Jean du Fou, écuyer, seigneur de Rustéphan (1460) ; autre Jean du Fou (1503). Jehan du Fou seigneur de Runstephan s’éteignit en 1460 et son fils Jehan présenta son rachat au receveur ducal de Quimper, notamment pour le manoir de Kerjestin en Ergué-Gabéric. - S’il s’agit de la Sainte Madeleine en référence à Marie de Magdala : il serait donc décédé avant le 22 juillet. et avait pour frères Jean du Fou, chambellan et échanson de Louis XI, et Raoul du Fou qui fut évêque d'Angoulême, de Périgueux et d'Évreux.

Dès 1464, il est nommé écuyer d'écurie de Louis XI, premier échanson l'année suivante et capitaine des ville et château de LusignanHistoire du Poitou et des pays charentais, Gilles Bernard, Jean-François Buisson, Jean Combes, Robert Favreau, José Gomez de Soto, François Pairault, Jacques Péret, Clermont-Ferrand, 2001..

En 1467, il est chargé de convoquer, sur ordre du Roi, les bans et arrière-bans des provinces du Poitou, Saintonge et AngoumoisManuel du libraire et de l'amateur de livres, Jean-Charles Brunet, Paris, 1861. Rooles des bans et arrières bans de la province de Poictou, Xaintonge et Angoumois, tenus et convoqués … en 1467, par Yvon du Fou, F. Fleuriau, Poictiers, 1667, in-4. [28858]. Rôle des taxes de l'arrière-ban du bailliage d’Évreux en 1562, Abbé P.-F. Lebeurier, Paris, M. DCCC. LXI : . Ce rôle a été réimprimé par Jean Fleuriau, Poitiers, 1667. On le trouve aussi dans un manuscrit de la Bibl. imp., F. Gaignières, nos 791-1.2. - Bibliothèque nationale de France – Ms. Fr. 4671. Bans et arrière-bans des provinces de Poitou, Saintonge et Angoumois, de 1467 à 1667 par Yvon du Fou, chevalier, chambellan dud. seigneur roi (fol. 107) : . Commence (fol. 106) par : et finit par : . Inachevé. - Archives de la Vendée - BIB 1534. Roolles des bans et arrière-bans, de la province de Poictou, Xaintonge et Angoumois. Tenus et convoqués sous les règnes des roys Louis XI en l'an 1467 par Yvon du Fou chevalier, chambellan dudit 58 seigneur roy : , réimpression à l'identique de l'éd. de Jean Fleuriau (Poitiers, 1667)..

En , il reçoit les lettres patentes du roi l'autorisant à bâtir son château et lui donner son nom Le Fou en lieu et place et celui de L'Armenteresse. En 1472, il est nommé grand-veneur de France, avec des gages annuels de livresEncyclopédie méthodique, ou par ordre de matières, Société de Gens de lettres de savants et d’artistes, Paris, 1804. Grand-veneur de France. 19. Yves du Fou, en 1472, sous Louis XI, & en 1485, sous Charles VIII..

Lieutenant-général des armées du roi, il est envoyé pour réduire le Roussillon et la Cerdagne en 1474. En août, il fut nommé capitaine-général des francs-archers du roi.

En , il est envoyé en ambassade auprès du Roi d'Aragon et commande une compagnie de cinquante lances, puis dans une quittance du , il est nommé gouverneur du Dauphiné et capitaine de cent lances.

En 1477, il est en procès contre le sire d’Albret au sujet du butin et des prisonniers lors de sa lutte contre le roi de Castille. Deux ans plus tôt, ils furent envoyés dans le Guipuscoa et la Biscaye pour faire la guerre aux Espagnols : le sire d’Albret en qualité de lieutenant-général et Yvon du Fou comme capitaine de cinquante hommes d’armes. Victorieux, ils mirent à sac Renteria et rentrèrent avec le précieux butin à Saint-Jean-de-Luz. Le sire d’Albret demanda écus pour son captif le seigneur de Masqueta, le roi en offrit . Yvon du Fou, se sentant lésé par le sire d’Albret porta l’affaire devant le Parlement de ParisAlain Le Grand, sire d'Albert, l'Administration royale et la féodalité du Midi (1440-1522), Achille Luchaire, Paris, 1877. Arch. des B.-Pyr. E. 93. Procédure instruite devant le Parlement de Paris entre Alain, sire d’Albret, et Ivon dufou ; Bibl. nat., coll. Legrand, , f°41 : ..

Il est nommé curateur du comte d’Angoulême puis coadjuteur honoraire de Marguerite de Rohan, puis est cité général et réformateur des Eaux et Forêts du pays de Poitou dans une quittance du , garde des forêts d’Amboise et de Chanteloup le , puis bailli de Touraine le Histoire du Poitou et des pays charentais, Gilles Bernard, Jean-François Buisson, Jean Combes, Robert Favreau, José Gomez de Soto, François Pairault, Jacques Péret, Clermont-Ferrand, 2001.

En 1484, il est cité capitaine et de Saint-Germain-en-LayeMatériaux pour servir à l'histoire de Marguerite d'Autriche, duchesse de Savoie, régente des Pays-Bas, Comte E. de Quinsonas, Paris MDCCCIX : . (Lettres du roy Charles VIII, 8 février 1485 ; f° 12 v° à 13 v°. — ) - Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise), capitaines et gouverneurs, maîtrise et gruerie, J. Dulon, professeur, Saint-Germain-en-Laye, 1899. La famille du Fou, originaire de la Bretagne (1) d'où elle vint s'établir dans le Limousin, portait : 1 et 4 d'azur à une fleur de lis d'argent et 2 tiercelets affrontés de même ; 2 et 3 d'or au Griffon de gueules. De cette Maison était issu Yvon du Fou, capitaine et gruyer de Saint-Germain-en-Laye. Yvon du Fou reçut de Louis XI, dont il fut écuyer, conseiller et chambellan, les moulins, prés, étang et rivières de Lézignan. Une de ses quittances datée de ce dernier lieu (2 septembre 1467), est munie d'un sceau oiseau avec un écu à la fleur de lis, portant deux oiseaux perchés, timbré d'un heaume soutenu par un ange, supporté par deux hommes (2). Grand veneur de France (1472) aux gages de trois mille deux cents livres, lieutenant général des troupes envoyées en Cerdagne et en Roussillon, appelé en 1484, au gouvernement de Saint-Germain, où il eut, pour lieutenant, Mahé Félix, écuyer du roi (3), Yvon du Fou mourut quatre ans après, laissant de sa femme, Anne Mourlande, plusieurs enfants, entre autres, Jacques, seigneur de Preau Charles VIII à la conquête de Naples (4). Notre capitaine et gruyer avait pour frère Raoul du Fou, évêque d'Angoulême (1470), puis d’Évreux (1479), un des plus savants rélats de son époque. La Bibliothèque nationale possède un rituel manuscrit aux armes de ce pontif. Un autre de ses frères, Jean, devint premier échanson et chambellan du roi (5). (1) Elle tire son nom de la ville du Fou, en l'évêché de Quimper-Corentin (Dossiers bleus, vol. 277, Biblioth. Nat.) (2) G. Demay, Invent. des Sceaux, Collect. Clairambault, Tome I, page 397. (3) Sauval, Antiq. de Paris, tome III, page 447 et suiv. (4) Anselme, Maison de France, tome VIII, page 703. 65 (5) Gallia christiana, tome II, page 1018., et en octobre, il fait partie des quinze nouveaux seigneurs membres du Conseil du Roi Charles VIIILe Conseil du roi et le grand conseil pendant la première année du règne de Charles VIII, Bibliothèque de l’École des Chartes, 1882. 4 octobre 1484 : . (Séances du Conseil de Charles VIII, .).

Il est nommé sénéchal du Poitou et capitaine du château de Poitiers succédant à Philippe de Commynes par lettres patentes données à Orléans le Mémoires de Philippe de Commynes, tome 1, 1464-1477 – B. de Mandrot, Paris, 1901..

Généalogie Yvon du Fou épouse en premières noces Anne Mouraud, dame de La Mothe, décédée en 1479 et inhumée dans la chapelle Sainte-Anne de l'église Notre-Dame La Grande de Poitiers, fille unique de Jean Mouraud, écuyer, seigneur de La Mothe sur Croutelle en Ligugé, des Touches de Lezay, de La Flotte et de L’Armentresse, décédé le , licencié en lois, nommé avocat du roi au criminel de la Cour de Poitiers avant 1433, échevin de Poitiers en qualité de conseiller non-pair dès 1437, membre du collège des Treize conseillers maîtres en 1437, maire de Poitiers de 1438 à 1461, conseiller du Roi, qualifié de conservateur des privilèges royaux de l’Université de Poitiers en 1442 et 1459, grand-réformateur des Eaux et Forêts en Poitou dès 1464, et d’Anne Larcher, dame de La Roche, du moulin de Pouvreau, des Ors-Piart, de La Boucherie et autres lieux, et en secondes noces Catherine de Vivonne, dame de La Chastaigneraye et d’Ardelay, décédée entre 1489 et 1491, fille de Germain de Vivonne, chevalier, seigneur d’Aubigny, d’Amville, de Saint-Martin du Plain et autres lieux, et de Marguerite de Brosse, dame de La Chasteigneraye et d’Ardelay, dont du premier : Ylaire du Fou, épousa François, Baron de Bourdeille, chevalier, seigneur de La Tour-Blanche, de Brantosme et des Bernardière, dont postérité ; Jacques du Fou, chevalier, seigneur du Fou, de Préaux, des Simaux, de Chanteloup, de Corsec, de La Mothe et autres lieux, décéda en 1526, épousa Jeanne d'Archiac, dont postérité ; François du Fou, chevalier, baron de Calais, seigneur du Vigean, de Chantouiller, de L’Isle-Jourdain en partie et autres lieux, épouse Louise de Polignac, dont postérité ; Louise du Fou, épousa Jean de Mareuil, chevalier, baron de Montmoreau et de Villebois en partie, dont postérité.

Yvon du Fou décéda le et fut inhumé dans la chapelle Sainte-Anne, dite chapelle du Fou, de l'église Notre-Dame la Grande de Poitiers.

Seigneuries L'Armenteresse, depuis Le Fou, en Vouneuil sur Vienne ; Le Vigean ; La Roche ; Les Touches de Lezay ; La Flotte ; Chantoullier ; Corsec ; La Charasse.

Armoiries Il portait : écartelé aux et : d’azur à la fleur de lys d’or, sommée de deux éperviers affrontés d’argent becquetés et membrés d’or, et, aux et : d’or au griffon de gueules.

Cimier : un ange issant posé de face. Tenants : deux sauvages.

Notes et références

Catégorie:Grand veneur de France Catégorie:Personnalité française du XVe siècle Catégorie:Décès en août 1488