Chardal (ou Hardal) désigne un mouvement revendiquant une fusion du fondamentalisme religieux (haredi) et de l'ultranationalisme (leumi). Le mot est l'acronyme de haredim leoumi'im (, c'est-à-dire les craignant-Dieu nationalistes, abrégé חרד"ל harda"l). Le mouvement milite en faveur du rétablissement d’un royaume biblique, dans lequel s'appliquerait la loi de la Torah, sur l’intégralité de la terre d’Israël, dont les frontières sont volontairement mal définies. Les haredim leoumi'im sont une minorité de la population sioniste religieuse, dont les pratiques inclinent significativement vers les normes ultra-orthodoxes.
Le sionisme religieux naît dans les années 1920 : Abraham Isaac Kook, le premier grand rabbin de Palestine, affirme que les pionniers européens préparaient l’arrivée du Messie. Il réconcilie ainsi judaïsme et sionisme. Après la victoire de l’armée israélienne lors de la guerre des Six-Jours, en 1967, la prise de Jérusalem et l’occupation de la majeure partie de la Palestine historique deviennent la preuve, pour les sionistes religieux, que le processus de rédemption du peuple juif est en marche. Lorsque le premier ministre Ariel Sharon impose en 2005 le retrait israélien de la bande de Gaza, les haredim mettent en place une stratégie d'entrisme au sein de l'armée et du gouvernement, espérant imposer leurs vues. Ils sont de plus en plus nombreux à s'enrôler dans l'armée, ce qui entraîne, selon Samy Cohen, une .
Selon le professeur Yagil Levy, . Y. Levy, professeur à l’Open University d’Israël, voit dans la surreprésentation de l'idéologie Hardal au sein de Tsahal, et dans le suprémacisme juif qu'elle implique, une des causes des crimes de guerre commis par l'armée israélienne pendant la guerre de Gaza.
Notes et références
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