vignette|droite|290px|Situation de la commune de Bouvron dans le département de la Loire-Atlantique
Bouvron est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. Bouvron fait partie de la communauté de communes de la région de Blain, qui correspond au « pays de Blain ». Elle fait aussi partie de la Bretagne historique, située en pays Nantais, un des pays traditionnels de Bretagne.
Géographie Situation Bouvron se situe à au nord-est de Saint-Nazaire, à au nord-est de Savenay et à au nord-ouest de Nantes.
Les communes limitrophes sont Quilly, Campbon, Savenay, Blain, Fay-de-Bretagne et Guenrouet.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Basse Ville, la Farinelais, le Moulin à Foulon, le Foussoc, le ruisseau de Calan, le ruisseau de la Farinelais, la Frelais et divers autres petits cours d'eau..
La Basse Ville, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans le Moulin à Foulon à Quilly..
La Farinelais, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Malville et se jette dans l'Isac à Blain..
Le Moulin à Foulon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans le canal Joseph à Sainte-Anne-sur-Brivet..
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le lac de Vilhouin, d'une superficie totale de ( sur la commune).. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de BouvronLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Blain à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Bouvron est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nantes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (95 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41,2 %), zones agricoles hétérogènes (41,2 %), prairies (12,3 %), forêts (2,7 %), zones urbanisées (2,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la commune est Bouvron en français ainsi qu'en gallo. Il est attesté sous la forme Buluuron en 878.
Une étude étymologique nous dit que Buluuron viendrait du gaulois bebronnos, de bebros (castors) et de onno (rivière, cf. l'étymologie de l'Ogne). Bouvron signifierait donc « rivière aux castors »Michel FROGER et Michel PRESSENSE : Armorial des communes de Loire Atlantique. Froger SA. 1996.. Bouvron tirerait ainsi son nom du petit cours d'eau situé à l'est du bourg (ruisseau de Gautret) et qui va se jeter dans l'Isac.
Une autre explication plausible veut que le nom de Bouvron vienne du mot « bovus » (bœuf en latin) puisque Bouvron était réputé anciennement pour sa foire aux jeunes bœufs. Les marchands de ces bêtes s'appelleraient les bouverons et un boveron serait un lieu de pacage de bœufs. Mais le nom « Boveron » ou « Bouveron » n'apparaît dans les textes que vers le alors que dans un texte daté du du cartulaire de Redon, on retrouve le nom de « Buluuron » (nom donné aux terres de Bouvron) cédé au monastère de Saint-Sauveur de Redon.».Le patois parlé à Bouvron, issu du gaulois et du latin s'est enrichi par la suite de mots venus d'ailleurs (invasions de l'Est, nordiques), comme toute langue vivante. L'apport du breton y est relativement présent..
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Bolvronn.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 9,0 % des toponymes de la commune sont bretons.
Toponymie des rues du bourg de Bouvron Après le décès de Louis Guihot survenu en 1932, le nouveau maire Pierre Hervy et son conseil municipal décident de donner des noms de rues et de place au bourg de Bouvron en 1933L' Echo de la Loire du 16 décembre 1933..
La rue principale devient la rue Louis Guihot dont le conseil vient d'apprendre la générosité faite à la commune et au canton de Blain. Les rues adjacentes porteront respectivement le nom des quatre précédents maires de Bouvron :
- Jean-Louis Maillard, maire de 1889 à 1892,
- Albert de Serrant, maire de 1886 à 1889,
- Louis Waldeck-Rousseau, maire de 1883 à 1886,
- Eugène Couétoux du Tertre maire de 1852 à 1883.
La rue, au nord de la place, portera le nom de Jean Lemée, identifié alors comme le premier maire de Bouvron.
Dans son prolongement, en allant vers le cimetière et devant la cure, la rue de la Cure portera le nom de Jean-Baptiste Ollivier, prêtre trop âgé pour entreprendre la construction de la future église mais qui avait œuvré à la collecte des fonds nécessaires à sa construction.
La place au sud de la mairie d'alors, là où se trouvait l'ancien cimetière et là où fut fusillé Nicolas Corbillé en 1794, par le peloton d’exécution des volontaires du bataillon de la Manche, portera le nom de la Place de l' Abbé Corbillé.
Les noms de Saint-Julien et Saint-André sont donnés aux deux rues qui aboutissent à la chapelle Saint-Julien, alors en ruine, et à l'ermitage Saint-André.
La rue de Bardoux est créée à la sortie du Bourg vers Campbon, perpétuant le souvenir du village de Bardoux venu s'agglomérer au bourg.
La rue des Étangs, vient se substituer à la Malrue, en référence aux moines de Redon venus les creuser fin , début , nous indique le journal qui relate cette dénomination des rues.
Le journaliste déplore qu'aucune rue ne commémore la Grande Guerre dont l'armistice ne date que de 15 années.
Sur l'ossuaire de la partie nouvelle du cimetière, on vient d'ériger l'ancienne croix de granit monolithe de l'ancien cimetière qui se trouvait Place de l' Abbé Corbillé avant son transfert en 1840 auprès de la chapelle Saint-Mathurin, aujourd'hui disparue.
Histoire
L'épidémie de fièvre typhoïde de 1773 Le , le curé de Bouvron, François Delamarre évoque à la fin du registre des sépultures de l'année 1773 " la maladie épidémique qui a désolé cette paroisse [de Bouvron] dans le courant de cette année et qui a fait mourir une infinité de personnes, m'a obligé d'ajouter deux feuillets de papier au présent registre et foy doit y estre ajoutée aux autres feuillets".
François Bonamy, docteur-régent en médecine, et ancien recteur de l'Université de Nantes, est sollicité par le duc et la duchesse de Rohan, par la voie de M. le comte de la Violais, aux fins d'aller secourir leurs vassaux des paroisses de Bouvron et de Fay,Nous nous sommes transporté le lundi 31 janvier 1774, chez M. le Recteur de Bouvron, à sa cure distante de 6 à 7 lieues de Nantes. Nous sommes resté audit lieu de Bouvron jusqu'au dimanche suivant inclusivement ; pendant lequel temps nous n'avons cessé de visiter une très grande quantilé d'habitants des dites paroisses attaquées de la maladie épidémique qui y a fait des progrès et un très grand ravage depuis plusieurs mois qu'elle a commencé à se manifester.
« Nous soussignés, François Bonamy, docteur régent en médecine, etc., et Théodore Guénaud, ancien aide-major de l'Hôtel-Dieu de Nantes et maître en chirurgie, demeurant à Savenay. Le 4 février 1774, nous sommes transportés sous le chapitreau de l'église paroissiale de Bouvron, où étant arrivés entre les 9 et 10 heures du matin, l'on nous a présenté le cadavre de Joseph L...[LOCQUET] du village de la Courbelais, décédé dans la nuit du 2 au 3 du dit mois, âgé de 36 ans ; ledit a été attaqué de la fièvre maligne accompagnée de transport au cerveau et de mouvements convulsifs ; nous avons trouvé le corps tout couver! de poux et d'une très grande maigreur. Ayant ouvert la tête, nous avons observé un engorgement très considérable, avec inflammation aux membranes du cerveau, et une très grande quantité d'eau corrompue dans les ventricules de ce viscère. Ayant procédé à l'ouverture de la poitrine, nous avons remarqué, dans les vaisseaux' du poumon, un très grand engorgement et une adhérence considérable du lobe gauche à la plèvre -, les ventricules du coeur gonflés d'un sang très noir. Parvenus au bas-ventre, avons trouvé le foye d'un volume considérable, et la vésicule du fiel gorgée d'une bile verdâtre ; les intestins remplis de bile extrêmement jaune et épaisse. Nous avons aussi remarqué une phlyctène à la base du rein droit et un petit abcès dans son parenchyme contenant environ une coque de noix de pus.
Nous estimons que l'inflammation de la masse du sang, l'abondance et l'acrimonie de la bile, occasionnées par l'épidémie, ont été les vraies causes de la maladie et de la mort dudit Joseph L...[LOCQUET] , que s'il eût été remédié à temps, il aurait pu se tirer d'affaire ? Fait et rédigé chez M. le Recteur, lesdits jour, mois et an que devant." GUÉNAUD. BONAMY, D.-H. En 1886 le Docteur Eugène Bonamy (1844-1903) qui deviendra médecin-chef des hôpitaux de Nantes, l'arrière petit-fils du docteur François Bonamy qui est intervenu à Bouvron en 1774 analyse les documents anciens conservés dans sa famille.
Il nous explique qu' "il s'agit d'une épidémie de fièvre typhoïde, autrement dite fièvre putride-maligne, dans le langage du temps.Elle prit naissance à Bouvron, où elle sévit avec une grande intensité, pour de là s'étendre à une partie de la Bretagne"
La guerre de 1870