L'ambassade d'Espagne en France est la représentation diplomatique du royaume d'Espagne auprès de la République française. Elle est située 22 avenue Marceau dans le de Paris., la capitale du pays.
Histoire thumb|250px|left|Vue générale de l'hôtel particulier du 34-36, boulevard de Courcelles. Entre 1864 à 1880, l'hôtel Collot, 25 quai d'Orsay (7 arrondissement de Paris), accueille l'ambassade d'Espagne.
Au début du , l'ambassade se trouvait dans l'hôtel Lambert de Sainte-Croix, 34-36, boulevard de Courcelles (17 arrondissement).
En 1920, le royaume d'Espagne se porta acquéreur d'un hôtel particulier 13-15 avenue George-V (même pâté de maisons que le bâtiment de l'avenue Marceau, mais donnant sur une autre voie), dans le arrondissement pour y déménager son ambassade, jusque-là établie boulevard de Courcelles. Le duc de Pomar avait souhaité léguer à l'État espagnol son hôtel parisien afin qu'il pût disposer d'une ambassade jugée digne de lui, mais divers rapports sur cet édifice mirent en évidence son état de délabrement, si bien que le gouvernement espagnol préféra décliner le legs et utiliser le crédit ouvert pour les travaux à l'acquisition d'un autre immeuble, celui de l'avenue George-V. Le , sur la proposition de l'ambassadeur de l'époque, José Maria Wenceslao Quinones de Leon, il se porta donc acquéreur de l'hôtel de Wagram pour la somme de Les vendeurs étaient les héritiers du prince de Wagram : sa fille, Louise Berthier de Wagram, ses sœurs, la princesse de La Tour d'Auvergne-Lauragais et la princesse de Broglie et les fils de celles-ci. Plusieurs des cohéritiers étant mineurs, la propriété était placée sous administration judiciaire et la vente eut donc lieu devant le Tribunal civil de la Seine..
Le bâtiment fut trouvé en assez mauvais état et nécessita d'importants travaux d'aménagement et de modernisation qui donnèrent lieu à une polémique politique au Parlement espagnol lors de la discussion du budget de 1922. Le roi Alphonse XIII visita l'immeuble lors de son voyage à Paris en 1921 et les travaux de restauration commencèrent sous la direction de l'architecte Walter-André Destailleur. Ils consistèrent en la reprise des fondations, des travaux de maçonnerie et de peinture, la réfection des installations de chauffage et d'électricité, le changement de quelques éléments des façades et des modifications de la distribution intérieure. Un porche d'entrée fut créé pour les voitures, ainsi qu'une grande terrasse côté jardin. Les lucarnes des mansardes furent agrandies et une nouvelle entrée fut ouverte pour accéder aux locaux de la chancellerie du côté de l'avenue George-V. L. Roussel réalisa un nouveau jardin car celui qui existait avait été complètement abandonné. Les écuries, les deux pergolas et la fontaine centrale du jardin ont depuis disparu. L'ambassade put s'y installer définitivement le . Le siège principal a depuis déménagé non loin, 22 avenue Marceau, dans un bâtiment contemporain, celui de l'avenue George-V accueillant ensuite pour sa part la chancellerie de l'ambassade puis l'Office économique et commercial.
vignette|Plaque. Sur la façade (bâtiment de droite), une plaque commémorative rend hommage à l'écrivain Max Aub (1903-1972), conseiller culturel de l'ambassade de 1936 à 1937, qui dirigea le pavillon espagnol lors de l'Exposition universelle de 1937 et s'investit pour l'acquisition de Guernica de Picasso par le gouvernement républicain.
Après la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement de la République espagnole en exil installe son siège à Paris, dans un appartement situé 15 avenue Foch, y demeurant jusqu'au début des années 1960 ; il bénéficie alors de la sympathie des autorités françaises en raison du rôle des républicains espagnols dans la Résistance. Quant au gouvernement basque en exil, il avait acheté dès 1937 l'immeuble du 11 avenue Marceau, non loin de l'ambassade franquiste. Estimant qu'il a été acquis avec de l'argent public, Franco réclame sa restitution, d'autant plus que des publications qui lui sont hostiles y sont diffusées. Il obtient gain de cause en 1951, lors du rétablissement des relations diplomatiques franco-espagnoles, et le bâtiment accueille ensuite les services culturels de l'ambassade officielleAndrée Bachoud et Genevieve Dreyfus-Armand, « Des Espagnols aussi divers que nombreux, Paris 1945-1975 », in Antoine Marès et Pierre Milza : Le Paris des étrangers depuis 1945, Paris, éditions de la Sorbonne, 1995, p. 55-76.. Il s'agit de nos jours de la bibliothèque Octavio-Paz de l'Institut Cervantes, dont le bâtiment se trouve dans le même quartier, 7 rue Quentin-Bauchart.
Ambassadeurs d'Espagne en France
Date denominationDate de remise deslettres de créanceFin de missionAmbassadeur , JORF du Francisco Javier Elorza Cavengt , JORF du Francisco Villar y Ortiz de Urbina , JORF du Carlos Bastarreche , JORF du Ramón de Miguel Egea , JORF du Fernando Carderera Soler , JORF du José Manuel Albares Remise de lettres de créance, JORF du 4 novembre 2021, NOR EAEP2132775X
Services Le bâtiment de l'avenue Marceau abrite le Bureau de la Défense, celui des Affaires financières, celui de l'Éducation, celui de l'Agriculture et de la Pêche, l'Office culturel, l'Office Énergie et Agenda numérique et le service presse et communication. Le Bureau de l'Emploi et de la Sécurité sociale est situé 6 rue Greuze, l'Office de tourisme 22 rue Saint-Augustin, l'Office économique et commercial 47 avenue George-V et le Colegio de España 7 boulevard Jourdan..
Deux établissements scolaires dépendent de l'ambassade d'Espagne : l'école primaire Federico-García-Lorca dans le arrondissement. le collège-lycée Luis-Buñuel à Neuilly-sur-Seine.
Consulat Outre la section consulaire de son ambassade à Paris, située 165 boulevard Malesherbes dans le , l'Espagne possède des consulats généraux à Bayonne, Bordeaux, Lyon, Montpellier, Marseille, Pau, Perpignan, Strasbourg et Toulouse..
Dans les années 1900-1910, le consulat général à Paris se trouvait 16 rue de Miromesnil dans le Annuaire diplomatique et consulaire de la République française, Berger-Levrault, 1907, p. 458... Dans les années 1920, il était installé cité Malesherbes dans le « Legaciones y Oficinas de Pasaportes », La Semaine à Paris, 21 novembre 1924, p. IV, sur Gallica..
Différents sites La délégation permanente d'Espagne auprès de l'UNESCO (1, rue Miollis, 15 arrondissement de Paris). La délégation permanente d'Espagne auprès de l'OCDE (22, avenue Marceau, 8 arrondissement de Paris). Institut Cervantes à Paris (7, rue Quentin-Bauchart, 8 arrondissement de Paris)Institut Cervantes à Paris Collège d'Espagne dans la Cité internationale universitaire de Paris (7E, boulevard Jourdan, 14 arrondissement de Paris). La délégation permanente d'Espagne auprès du Conseil de l'Europe (24, allée de la Robertsau à Strasbourg).
Galerie
Références Dans le Journal officiel de la République française (JORF), sur Légifrance :
Dans le Bulletin officiel de l'État (BOE) :
Autres références :
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes Site de l'ambassade d'Espagne en France. (Consulté le ) Documents de référence : Traités bilatéraux. (Consulté le ) Charles Lansiaux, « Ancienne ambassade d’Espagne, 25 quai d’Orsay, , Paris (photographie de 1918) », Bibliothèques patrimoniales de la Ville de Paris.
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