thumb|Petite ferme éolienne en mer (Burbo Bank), dans la lumière d'un coucher de soleil automnal.
L'énergie éolienne est devenue une source d'énergie électrique de premier plan au Royaume-Uni, qui dispose d'un potentiel éolien parmi les meilleurs au monde : l'éolien fournissait 30 % de la production électrique britannique en 2024, et sa progression est rapide. Le rythme d'installation s'accélère pour les éoliennes en mer et se ralentit pour les éoliennes terrestres.
Le Royaume-Uni était en 2024 au européen pour la production d'électricité éolienne, après l'Allemagne, et au mondial (3,3 % du total mondial) derrière la Chine, les États-Unis, l'Allemagne et le Brésil. Depuis 2019, la production en mer l'emporte (58,3 % en 2024) sur la production à terre.
Pour la puissance installée, il était en 2025 au mondial avec 2,5 % du total mondial, derrière la Chine, les États-Unis, l'Allemagne, l'Inde, le Brésil et l'Espagne ; sur le segment offshore, il tient le européen et le mondial (18,4 % du total mondial), derrière la Chine (52,3 %).
Potentiel éolien Le potentiel éolien de l'Europe a été évalué par DTU Wind Energy (Université technique du Danemark) qui a publié un Atlas européen du vent pour les principaux pays European wind resources at 50 metres a.g.l, DTU Wind Energy et pour l'offshore European Wind Atlas, map only, 300 dpi, jpg, DTU Wind Energy. Cet atlas classe le Royaume-Uni parmi les zones les plus favorables pour l'éolien, tout particulièrement l'Écosse et l'Irlande du Nord.
Production
Selon l'Agence internationale de l'énergie, en 2024, la production d'électricité éolienne du Royaume-Uni s'élevait à , soit 29,5 % de la production d'électricité du pays. Elle se classait au mondial avec 3,3 % de la production mondiale, derrière la Chine (39,7 %), les États-Unis (18,3 %), l'Allemagne (5,5 %) et le Brésil (4,3 %), devant l'Inde (3,2 %) Energy Statistics Data Browser - Electricity generation by source, United Kingdom, 1990-2024, Agence internationale de l'énergie, 10 juin 2025..
En 2024, la part de l'éolien dans la production britannique d'électricité atteint 30 %, dépassant pour la première fois la part du gaz naturel (26,3 %) Britain's Electricity Explained : 2024 Review, National Energy System Operator (NESO), 7 janvier 2025..
L'Energy Institute estime la production éolienne britannique à en 2023, soit 3,4 % de la production mondiale, au mondial derrière la Chine (38,1 %), les États-Unis (18,5 %), l'Allemagne (6,1 %), le Brésil (4,1 %) et l'Inde (3,5 %)..
Les statistiques britanniques donnent plus de détail : la production éolienne s'élève en 2024 à , dont à terre (41,7 %) et en mer (58,3 %), soit 29,2 % de la production d'électricité du pays (17 % en mer) DUKES 5.6 : Electricity fuel use, generation and supply, Département des Affaires, de l'Énergie et des Stratégies industrielles, 31 juillet 2025..
Le tableau ci-dessous présente les statistiques du gouvernement (DUKES), ainsi que les statistiques de l'Agence internationale de l'énergie, exhaustives mais publiées avec un délai de plus d'un an : Production d'électricité éolienne au Royaume-Uni DUKES 6.4 : Capacity of, and electricity generated from, renewable sources, Département des Affaires, de l'Énergie et des Stratégies industrielles, 31 juillet 2025. Éoliennes terrestres Éoliennes en mer Production éoliennetotale (DUKES) Production éoliennetotale (AIE) Part de laprod.élec. Année TWh TWh TWh TWh % 2007 4,49 0,78 5,27 5,27 1,3 % 2008 5,79 1,33 7,12 7,40 1,9 % 2009 7,53 1,75 9,28 9,58 2,5 % 2010 7,23 3,06 10,29 10,28 2,7 % 2011 10,81 5,15 15,96 15,96 4,3 % 2012 12,24 7,60 19,85 19,85 5,4 % 2013 16,92 11,47 28,40 28,40 7,9 % 2014 18,55 13,41 31,96 31,96 9,5 % 2015 22,85 17,42 40,27 40,27 11,9 % 2016 20,75 16,41 37,16 37,16 11,0 % 2017 28,72 20,92 49,64 49,64 14,7 % 2018 30,38 26,53 56,91 56,91 17,1 % 2019 31,86 31,97 63,83 63,83 19,7 % 2020 34,87 40,75 75,62 75,62 24,4 % 2021 29,33 35,60 64,92 64,92 21,0 % 2022 35,10 45,11 80,21 80,54 24,7 % 2023 32,50 49,65 82,15 82,31 28,1 % 2023 34,74 48,54 83,28 84,06 29,5 % La production éolienne a été multipliée par 15,9 en 17 ans (2007-2024).
Le Royaume-Uni était en 2018, selon EurObserv'ER, le d’électricité éolienne d'Europe après l'Allemagne, avec , en progression de 11,6 % par rapport à 2017 ; les éoliennes en mer ont produit , soit 45,7 % du total éolien.
L'éolien couvrait 14,1 % de la consommation électrique britannique en 2017-2018 (juillet-juin) ; ce taux atteignait 40,5 % au Danemark, 28,1 % en Irlande, 24,9 % au Portugal, 20,4 % en Allemagne, 18,8 % en Espagne, 11,2 % en Suède et 5,7 % en FranceEurope - Part de la consommation couverte par la production éolienne 2017-18, RTE, février 2019..
En 2017, le Royaume-Uni était au européen derrière l'Allemagne et l'Espagne avec , en progression de 21,8 % par rapport à 2016, année où les conditions météorologiques avaient été très défavorables à l’éolien au Royaume-Uni (-7,6 %) comme dans les pays d’Europe du Nord. L’année 2015 avait été particulièrement venteuse au Royaume-Uni, d'où une progression de 18,7 % de la production Baromètre éolien 2015, EurObserv'ER, février 2016..
L'Écosse a atteint en 2014, avec un an d'avance, son objectif de produire la moitié de ses besoins en électricité à partir des énergies renouvelables : ont été produits, dont 60 % d'éolien, qui a décuplé sa production en dix ans, surtout depuis l'arrivée au pouvoir des nationalistes en 2007 ; le gouvernement écossais s'est fixé l'objectif d'atteindre 100 % en 2020. Lors du premier round d’attribution en des « contracts for difference » britanniques, le nouveau mécanisme de soutien aux énergies renouvelables du Royaume-Uni, une majorité des 15 projets éoliens terrestres validés par le gouvernement britannique concernait des déploiements en Écosse, avec des prix de vente prévus autour de /MWh (/MWh) L'Écosse toutes pales dehors, Journal des Énergies Renouvelables du 15 avril 2015..
Intermittence Le 12 décembre 2022, une vague de froid s'abat sur l'Europe. Or les faibles vents font chuter la part de la production éolienne à seulement 3,7 % de la production électrique du Royaume-Uni, contre 28 % en moyenne depuis le début de l'année. Les prix de l'électricité au Royaume-Uni atteignent des niveaux records, à 675 livres le mégawattheure, selon les données d'Epex Spot. A l'heure de pointe, entre 17h et 18h, le mégawattheure s'est même échangé à un record historique de 2.586 livres. La direction de National Grid avait averti dès octobre du risque de coupures d'électricité entre 16h et 19h en janvier et février 2023 en cas de combinaison entre une vague de froid, de faibles vents et des restrictions d'exportations depuis la France, la Belgique et les Pays-BasGrand froid, vent faible : les prix de l'énergie flambent en Grande-Bretagne, Les Échos, 12 décembre 2022..
Puissance installée
Selon GWEC, le Royaume-Uni a installé d'éoliennes en 2025, dont à terre et en mer, portant la puissance installée de son parc éolien à , en progression de 3,9 %, au mondial (2,5 % du parc mondial) derrière la Chine (49,3 %), les États-Unis (12,4 %), l'Allemagne (6,0 %), l'Inde (4,0 %), le Brésil (2,8 %) et l'Espagne (2,6 %).
Le Royaume-Uni a installé d'éoliennes en 2024, dont à terre et en mer, portant la puissance installée de son parc éolien à , dont à terre et en mer (dont d'éoliennes flottantes), en progression de 6,4 %.
En 2024, selon GWEC, le Royaume-Uni a installé d'éoliennes, dont à terre et en mer, portant la puissance installée de son parc éolien à , en progression de 4,3 %, au mondial (2,8 % du parc mondial) derrière la Chine (45,8 %), les États-Unis (13,6 %), l'Allemagne (6,4 %), l'Inde (4,2 %), le Brésil (3,0 %) et l'Espagne (2,8 %).
Le Royaume-Uni a installé d'éoliennes en 2023, dont à terre et en mer, portant la puissance installée de son parc éolien à ( à terre et en mer), en progression de 5,1 %.
Selon GWEC, le Royaume-Uni a installé d'éoliennes en 2023, dont à terre et en mer, portant la puissance installée de son parc éolien à , en progression de 4,3 %, au mondial (2,9 % du parc mondial) derrière la Chine, les États-Unis, l'Allemagne, l'Inde, l'Espagne et le Brésil.
En 2022, le Royaume-Uni a installé d'éoliennes, dont à terre et en mer, portant la puissance installée de son parc éolien à , en progression de 7,2 %, au mondial (3,1 % du parc mondial) derrière la Chine, les États-Unis, l'Allemagne, l'Inde et l'Espagne.
Le Royaume-Uni a installé d'éoliennes en 2021, dont à terre et en mer, portant la puissance installée de son parc éolien à ( à terre et en mer), en progression de 11 %, au mondial (3,2 % du parc mondial) derrière la Chine, les États-Unis, l'Allemagne, l'Inde et l'Espagne.
En 2020, ont été installés, dont à terre et en mer.
Le Royaume-Uni a installé d'éoliennes en 2019, dont à terre et en mer, portant la puissance installée de son parc éolien à , en progression de 11,3 %, au européen. Le marché britannique a été en 2019 le premier marché européen avec 16 % de ce marché devant l'Espagne () et l'Allemagne () Wind energy in Europe in 2019 (pages 10-16), WindEurope, février 2020..
Le Royaume-Uni a installé d'éoliennes en 2018, portant la puissance installée de son parc éolien à , au européen.
Selon GWEC, le parc éolien du Royaume-Uni était, avec de puissance installée fin 2018, le au monde avec 3,5 % du parc éolien mondial. Cette puissance s'est accrue de (+10 %) au cours de l'année 2018 (Monde : +9,5 %), ce qui donne au pays une part du marché mondial de 3,7 %.
Selon EurObserv'ER, le Royaume-Uni se situait en 2017 au européen pour la puissance installée par habitant : /hab (/hab en 2013), alors que la moyenne de l'Union européenne était de /hab et le record européen du Danemark de /hab.
Éolien en mer vignette|redresse=1.3|Quatre parcs éoliens en mer dans l'estuaire de la Tamise : Kentish Flats(d), Gunfleet Sands(d), parc éolien de Thanet et London Array. Ce dernier a été le plus grand du monde d'avril 2013 à septembre 2018.
Le 14 janvier 2026, le gouvernement britannique annonce que son dernier appel d'offres pour de nouveaux projets éoliens en mer a attribué . Le Royaume-Uni n'est plus qu'à environ de son objectif minimum de pour 2030. En septembre 2024, il avait attribué des projets renouvelables totalisant , dont d'éolien offshore. Les développeurs se voient garantir un prix plancher de ( pour les de projets d'éolien flottant), supérieur aux prix de gros observés en 2025 ( et proche du prix négocié par EDF pour sa centrale nucléaire en construction à Hinkley Point (. Reform UK, le parti populiste de Nigel Farage se dit prêt à annuler ces contrats s'il est éluNicolas Madelaine, Coûteux record britannique pour un méga appel d'offres dans l'éolien offshore, Les Échos, 14 janvier 2026..
Le Royaume-Uni a installé d'éoliennes en mer en 2025, portant la puissance installée de son parc éolien maritime à , en progression de 6,6 %, soit 51,6 % du parc éolien britannique, au mondial (18,4 % du parc éolien en mer mondial) derrière la Chine (, soit 52,3 %) et devant l'Allemagne (, soit 10,4 %). 26 turbines de ont été mises en service au parc Neart Na Gaoithe, complétant sa puissance installée de , ainsi que 66 turbines GE Vernova Haliade-X du projet Dogger Bank Phase A ().
Le Royaume-Uni a installé d'éoliennes en mer en 2024, portant la puissance installée de son parc éolien maritime à , soit 50,5 % du parc éolien britannique, en progression de 8 %, au mondial (19,2 % du parc éolien en mer mondial) derrière la Chine (, soit 50,3 %) et devant l'Allemagne (, soit 10,4 %). Le nouveau gouvernement a lancé une série de réformes pour accroître le soutien à l'éolien en mer, pour lequel il a fixé un objectif de en 2030.
En 2024, les éoliennes en mer ont produit 17,0 % de l'électricité du pays (13,1 % en 2020, 11,6 % en 2021, 13,9 % en 2022, 16,9 % en 2023) contre 12,2 % pour l'éolien à terre.