Cordemais est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Ses habitants s'appellent les Cordemaisiens.

Géographie Localisation vignette|gauche|200px|Situation de la commune de Cordemais dans le département de la Loire-Atlantique La commune de Cordemais est située sur la rive nord de l'estuaire de la Loire, à à l'ouest de Nantes et à l'est de Saint-Nazaire.

Communes limitrophes Les communes limitrophes sont Bouée, Malville, Le Temple-de-Bretagne, Vigneux-de-Bretagne et Saint-Étienne-de-Montluc au nord de la Loire. Au sud, sur le fleuve, Cordemais a une limite commune avec Le Pellerin qui se situe pourtant très en amont. Cela s'explique par la présence dans cette dernière commune des domaines immenses de l'abbaye de Buzay, démembrés et partagés avant et après la Révolution. De cette période dite des afféagements, au , Cordemais conserve néanmoins l'île Bernard et une partie de l'île de la motte Binet, du côté de Saint-Étienne-de-MontlucLes limites administratives sont visibles sur Géoportail (IGN), leur évolution peut être observée sur les archives numériques départementales à la rubrique plans pour retrouver les cadastres départementaux de 1853, par exemple..

Accès et transport La commune est traversée dans le sens est-ouest par la route départementale 17. Le centre de Cordemais est traversé dans le sens est-ouest par la route et dans le sens nord-sud par la route départementale 49.

Les lignes d'autocar 320 et 350 du réseau régional Aléop desservent Cordemais.

La gare de Cordemais située à environ au nord-est du bourg au lieu-dit La Croix-Morzel et se trouve sur la Ligne Tours - Saint-Nazaire.

Relief L'origine de Cordemais se trouve dans trois îlots de roche dure dans le lit de la Loire. Ces trois îles sont : la Bazillais (la basse île des îles de Pullan ou des retraits de Pullanchartes Eudon de Pontchateau, confirmées par la duchesse Ermengarde), Cordemais et la Peilleterre de Venez sur les cartulaires de Buzay. L'étymologie de la Peille serait pré-romaine (JC Chassagne) et voudrait dire, comme Venez en breton, éminence. Pullan est un nom de lieuil s'agit du plus ancien nom de lieu de Cordemais hormis le nom de cette très ancienne paroisse fréquent sur tout le rivage de la pointe atlantique et signifie trous d'eau. Deux îlots plus petits complètent l'île de Cordemais : la Haie des Bouillons (Launay des Bouillons sur la carte Cassini) et l'Audiais. La hauteur significative quoique modeste de ces îlots par rapport au fil de l'eau leur a permis de ne pas être submergés lors des variations du niveau des eaux atlantiques. Lors des dunkerquiennes, du environ, le niveau des eaux a monté en effet de manière importante, puis est revenu à son niveau actuel. Plus tard après le , le colmatage, les alluvionnements du fleuve ainsi que les assèchements agricoles ont fini de modifier cet environnement initial. La Bazillais a été rattachée à Bouée. Les îles de Pullan ont été transformées par leur raccordement à Cordemais (le pont au-dessus de l'écluse de la Chaussée). Il ne reste que peu de choses sur Cordemais de cette île qui était au Moyen Âge la limite territoriale entre la puissante abbaye de Buzay et la petite abbaye de Blanche Couronne. C'est sur cette île renommée prairie de Pulaud, qu'on a organisé le premier hippodrome sans doute à cause de la présence d'une herbe rase idéale pour faire courir les chevaux que les Écossais appellent machair et les anglais turf.

Le paysage cordemaisien est varié : un terrain en légère pente, petit plateau bocager « les hauts de Cordemais » en piémont du Sillon de Bretagne ; le « coteau du Sillon », portion du Sillon de Bretagne comprend une falaise abrupte coupée de valleuses très encaissées d'où dévalent des « coulées » ; le point culminant en est le mont Tiéber en crête de falaisemention Manébert lue sur la carte Cassini ; des prairies humides sont bordées ou traversées par des cours d’eau qui sont de deux natures: les coulées dévalant du sillon et les étiers, en fait des canaux conduisant les eaux à la Loire. Ces étiers subissent les marées et drainent des marais par leurs douves. Les prairies humides correspondent à la plaine alluviale, le lit majeur du fleuve. Auprès de l'étier de Cordemais, on trouve un ancien manoir de Loiredu type dit « les pieds dans l'eau », le Goût ou Goust, ruiné, au piedroit de la falaise. Une autre de ces coulées ne débouche plus après la Haimeriaisou la Haie Meuriais, trace d'un remblaiement ancien correspondant à la création de la Forgerieon lit Lorgeril sur la carte de Cassini, ce qui semblerait plus cohérent, les forges étaient sur l'île de la Peille au bord de l'eau. Cette coulée débouchait au Moyen Âge, puisqu'il y avait un port (d'échouage) avec tonlieu à la Girarderie qui faisait sens avec l'étymologie scandinave avérée du village de la Herguenais.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle se situe sur la rive nord de l’estuaire de La Loire et est drainée par le ruisseau de la Joncherais, l'étier de Cordemais, l'étier des Prauds, l'étier du Port, la Douve du Pontreau, l'étier de la Giquelais, l'étier de la Peille, l'étier du Haut bois et divers autres petits cours d'eau..

La Loire, d'une longueur de , prend sa source sur le versant sud du mont Gerbier-de-Jonc au sud-est du Massif central dans le département de l’Ardèche, et se jette dans l’océan Atlantique par l'estuaire de Saint-Nazaire..

Divers plans d'eau et marais composés d’étiers et de douves en marais complètent le réseau hydrographique, notamment le marais de la Roche, d'une superficie totale de ( sur la commune) et le plan d'eau de la Côte ().. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de CordemaisLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation.. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montoir-de-Bretagne à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Cordemais est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nantes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (81,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (37,3 %), prairies (32,9 %), terres arables (10,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5 %), forêts (4,1 %), zones urbanisées (1,9 %), zones humides intérieures (1,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Cordemensis en 1051Albert Dauzat et Charles Rostaing : Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France. Librairie Larousse, 1963; Librairie Guénégaud, 1978, p. 211a., Cordemes Plebsdans le Cartulaire de Redon, de Cordimense en 1060, Cordemes au .

Il s'agit d'un type toponymique roman, dont le second élément pourrait représenter le latin mansus « ferme », dans ce cas le premier élément Corde- est sans doute un nom de personne, peut-être Cordius.

Cordemais possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Cordemae (écriture ABCD)., Cordemaï et Cordemè (écriture MOGA) ou Cordemaè (écriture ELG).. Deux prononciations sont attestées : .

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Kordevez.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 1,5 % des toponymes de la commune sont bretons.

Histoire Antiquité Cordemais, situé sur l'estuaire de la Loire, est un des sites envisagés pour l’ancien port gaulois de Corbilo, datant du .

Par ailleurs, une église dédiée à Saint-Jean, aurait été édifiée sur le territoire de Cordemais en 370, par l'évêque de Nantes Eumélius.

À une époque plus proche de nous, vers 905, Cordemais a connu une histoire singulière. Fernand Guérifhéritier des historiens archivistes par bien des côtés, il incarne le meilleur de l'histoire locale en recueil de la tradition populaire, musicale en particulier; il est le fondateur, en 1969, de l'APHRN (Association Préhistorique et Historique de la région Nazairienne) et du Bulletin de l'APHRN, devenu, depuis le début des années 2000, la revue HISTOIRE & PATRIMOINE, centrée sur l'histoire de la région nazairienne a écrit que Cordemais a dû être la capitale du fameux royaume normand de la basse Loire. Ce royaume apparait à la fin du règne du duc de Bretagne Alain-le-grand qui tenait encore en main la situation. Il ne faut pas refaire l'histoire, de nombreuses collaborations existaient entre Bretons et Vikings et les Scandinaves étaient installés le long de la Vilaine et sur les îles. Les Francs, dépassés préféraient partout traiter, payer ou abandonner des territoires. Ils laissent donc les vikings s'installer là où ils étaient déjà présents.