Jeppe Sebastian Kofod, né le à Copenhague, est un homme politique danois du parti Social-démocratie. Député danois puis député européen, il est ministre des Affaires étrangères entre 2019 et 2022 dans le premier gouvernement de Mette Frederiksen.

Biographie Jeppe Kofod est titulaire d'une licence en sciences sociales de l'université de Roskilde et d'une maîtrise en administration publique de l'université d'Harvard.

En parallèle de ses études en sciences sociales, il est professeur dans des écoles de 1993 à 1996. En 1996, il est recruté par le parti Social-démocratie comme coordinateur de projet au sein de son département des affaires internationales.

Membre du Folketing Il est élu député au Folketing à l'âge de 24 ans lors des élections législatives de . Il devient alors le porte-parole de son groupe parlementaire pour les questions de politique étrangère.

Il est réélu pour un deuxième mandat de député lors des élections législatives de . Après l'élection de Mogens Lykketoft à la présidence des sociaux-démocrates en , Kofod devient l'un des deux vices-présidents du groupe parlementaire du parti.

Il remporte un troisième mandat de député lors des élections législatives de . Après la défaite du parti et l'élection deux mois plus tard de Helle Thorning-Schmidt à sa présidence, Kofod est remplacé dans son rôle de vice-président du groupe parlementaire par Henrik Sass Larsen.

Il est réélu pour un quatrième mandat lors des élections législatives anticipées de .

En 2008, alors âgé de , il a une relation sexuelle avec une jeune fille de , issue du mouvement de jeunesse du parti. Après la révélation de cette liaison, il démissionne de son poste de porte-parole du parti pour les questions de politique étrangère.. Après une pression intense des médias, il reconnaît dans un communiqué de presse, qu'il s'agissait d'une relation et qu'il la regrettait profondément.. Dans la mesure où l'âge de consentement est précisément de au Danemark, cette polémique n'a pas conduit à une enquête judiciaire. Il retrouve finalement son rôle de porte-parole des sociaux-démocrates pour les affaires étrangères un an plus tard, en .

Il remporte un cinquième mandat de député lors des élections législatives de , qui marquent le retour des sociaux-démocrates au pouvoir. Après le scrutin, il devient le président de l’Udenrigspolitisk Nævn, une commission parlementaire spéciale établie par la Constitution danoise et chargée d’être consultée par le gouvernement sur les questions de politique étrangère.

En , il est désigné par la direction de son parti pour diriger les travaux préparatoires en vue des élections européennes de , une décision largement perçue comme une première étape vers son investiture comme tête de liste du mouvement pour le scrutin. En , il cède sa présidence de commission à Mette Gjerskov et son rôle de porte-parole social-démocrate pour les affaires étrangères à John Dyrby Paulsen afin de se concentrer sur la campagne des élections européennes.

Parlement européen En , il est officiellement désigné comme tête de liste de son parti en vue des élections européennes de mai 2014 lors du congrès du parti. Lors du scrutin, la liste qu'il dirige rassemble 19,1 % des suffrages et remporte 3 sièges, devancée par la liste du Parti populaire danois.

Après son élection, il devient membre de la commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie. En , il devient vice-président de l'alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen.

En , il est à nouveau choisi comme tête de liste sociale-démocrate pour élections européennes de mai 2019. Après sa réélection pour un second mandat le , il participe à un groupe de travail transpartisan chargé d'élaborer le programme de travail du Parlement européen en matière de politique étrangère.

Ministre des Affaires étrangères Le , il est nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Mette Frederiksen. Il démissionne donc de son mandat de député européen le jour même du début de la neuvième législature, le .

Quelques semaines après son entrée en fonctions, il est confronté à l'incident diplomatique entre les États-Unis et le Danemark provoqué par l'annonce par le président Donald Trump d'acheter le Groenland.

En , il annonce le retrait des troupes danoises récemment déployées au Mali dans le cadre de la Task Force Takuba, après une demande de la junte au pouvoir.

Kofod est également en fonction au moment du début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, et prend notamment en la décision d'expulser 15 diplomates russes en réponse au massacre de Boutcha. Dans le cadre du conflit, il présente en le projet de loi visant à l'organisation d'un référendum sur la fin de l'option de retrait du Danemark de la politique de sécurité et de défense commune de l'Union européenne. Il annonce le accepter de changer la formulation initiale de la question, critiquée par des partis d'opposition. Après la large approbation du projet lors du référendum du , il annonce que le Danemark rejoindra formellement la politique commune à partir du .

Le , Kofod et son homologue canadienne, Mélanie Joly, annoncent un accord pour partager l'île Hans, mettant fin à une confrontation longue de plusieurs décennies connue sous le nom de guerre du whisky.

Retrait de la vie politique Il est candidat aux élections législatives de novembre 2022. Il arrive toutefois en huitième position parmi les candidats sociaux-démocrates dans sa circonscription où le parti obtient sept sièges, et échoue donc à se faire élire et devient premier suppléant. Il n'est pas reconduit dans le gouvernement Mette Frederiksen II, remplacé par Lars Løkke Rasmussen le . À partir de la fin , il revient brièvement au Folketing pour y remplacer Mette Gjerskov, sa collègue en congé maladie, mais quitte ses fonctions le . Il annonce le lendemain son retrait définitif de la vie politique, alors qu'il était envisagé comme un potentiel candidat aux élections européennes de 2024. Lorsque Gjerskov décède en juin, il confirme ne pas avoir l'intention de prendre son siège.

En , il est nommé au conseil d'administration d'Ukrenergo, une société publique ukrainienne de transport d'électricité.

En , il devient contributeur régulier d'Altinget.dk, un site d'information spécialisé dans la politique danoise. Dans l'une de ses chroniques, il appelle en à une alliance militaire des pays nordiques qui serait dotée de l'arme nucléaire.

En , sa société de conseil est recrutée par la société minière australienne engagée dans une action judiciaire contre le gouvernement autonome du Groenland autour d'un projet minier controversé. Cette activité de lobbying est critiquée du fait du lien d'investisseurs chinois dans le projet controversé, mais Kofod se défend de travailler pour des intérêts chinois au Groenland au travers de son activité.

En , il devient associé d'une nouvelle société de conseil base à Bruxelles et spécialisée dans la géopolitique et les relations internationales.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des députés européens du Danemark de la - Liste des députés européens de la Liste des députés européens du Danemark de la - Liste des députés européens de la Gouvernement Frederiksen I

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