Jules Renaudot, né le à Paris où il est mort dans le 14 arrondissement le , est un sculpteur français.
Biographie upright|vignette|Charles Le Brun (1881), façade de l'hôtel de ville de Paris. Jules Renaudot serait un descendant de Théophraste Renaudot, père du journalisme françaisJournal des débats, 30 juin 1912, .. Il est l'élève du sculpteur François JouffroyBellier de La Chavignerie et Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, tome II, Paris, Renouard, 1885, . à l'École des beaux-arts de Paris.
Voyageant en Italie avec son ami le peintre Henri RegnaultLéonce Bénédite, « La Salomé d'Henri Regnault », dans Le Temps, 2 juin 1912, ., il y tombe amoureux de la fille d'un apiculteur du Latium, Maria-Concetta-Veronica Latini (-). À la fin des années 1860, celle-ci pose comme modèle pour Regnault (Salomé, 1870), ainsi que pour plusieurs artistes séjournant à Rome, comme Stanislas Torrents (Étude de Romaine)La Vedette (Marseille), n 1544, 17 novembre 1906, . et Marcello (La Pythie, 1870). Après avoir pris part à la guerre franco-allemande de 1870 comme officier d'ordonnance du colonel Gros, commandant du de Paris, Renaudot retourne à Rome pour y épouser Maria Latini. Le couple aura un fils, Jules-François-Paul, futur peintre post-impressionnisteÉlève de Gustave Moreau et de Jean-Charles Cazin, Paul Renaudot (1871-1920), chevalier de la Légion d'honneur (), a surtout peint des scènes d'intérieur intimistes. Son épouse, Lucie Renaudot, est connue comme décoratrice et conceptrice de mobilier Art déco., et une fille, Julia-Gabrielle, future collaboratrice puis épouse de Camille Flammarion.
Dès 1865, Jules Renaudot expose au Salon, où il obtient une mention honorable en 1872Marius Vachon, Le Nouvel Hôtel de Ville de Paris 1872-1900, Paris, 1900, . pour sa Naïade, dont le modèle est son épouse. Installée au jardin du Luxembourg en 1874 et très vite retirée à la demande de prudes du quartier Saint-SulpiceJournal des débats, 29 mars 1874, ., la Naïade de Renaudot est aujourd'hui conservée à l'hôtel de ville de Tours.
L'atelier de Renaudot se situait au 70 bis, rue Notre-Dame-des-Champs. Domiciliés tout d'abord à Rome (au 143, via delle Quattro Fontane), puis à Meudon (15, avenue du château), les Renaudot emménagent ensuite au 22, avenue de l'ObservatoirePaulette Malardot, « Gabrielle Camille-Flammarion », dans La Femme de France, n 622, 10 avril 1927, ..
Souffrant depuis plusieurs années d'une santé fragile, Jules Renaudot est très affecté par la mort de son épouse, en : il meurt trois semaines plus tard, le , à son domicile parisien du 22, avenue du MaineArchives de Paris, état civil du 14 arrondissement, registre des décès de 1901, acte (vue 14 sur 31)..
Œuvres
Portrait d'homme, buste en bronze, Salon de 1865. Naïade, statue en marbre, Salons de 1872 (mention honorable) et 1878, acquise par l’État, installée à Paris au jardin du Luxembourg en 1874, déposée au musée des beaux-arts de Tours en 1879, conservé à l'hôtel de ville de ToursNotice consacrée à la Naïade de Tours dans la base Palissy, consultée le 9 juin 2014.. Gustave Chaudey, 1873, buste en médaillon, bronze (fonte par Barbedienne)Henri Cernuschi, « Tombeau de Chaudey », dans Le Siècle, février 1874, ., Paris, cimetière de Montmartre. Diane, groupe en plâtre, Salon de 1875, acquis par l’État et déposé au musée des beaux-arts de Pau en 1890. Georges Cuvier, 1875, buste en marbre, commandé par l’État en 1874CDOA (cf. liens externes)., déposé au Conseil d'État avant 1880Inventaire général des richesses d'art de la France : Paris, monuments civils, t. I, Paris, Plon, 1879, .. Georges Cuvier, buste en marbre, commandé par l’État en 1876 pour le collège de MontbéliardNotice AR327072 de la base Arcade.. Portrait de M. Paul S., buste en marbre, Salon de 1879. Balard, médaillon en marbre, commandé par l’État en 1878 pour l'École supérieure de pharmacie de ParisNotice AR327073 de la base Arcade.. Charles Le Brun, 1881, statue en pierre, commandée en 1879Victor Champier, L'Année artistique ( : 1879), Paris, Quantin, 1880, . pour la façade de l'hôtel de ville de Paris. Pierre Perrin, vers 1881Lettre de Renaudot à Charles Nuitter, 2 février 1881 (consultable sur Gallica)., buste en marbre, commandé par l’État en 1879, déposé à l'Opéra national de Paris. Diane, groupe en marbre d'après le plâtre exposé en 1875, commandé par l’État et exposé au Salon de 1890Olivier Merson, « La sculpture au Palais du Champ-de-Mars et au Salon de 1890 », dans Le Monde illustré, n 1734, 21 juin 1890, . (médaille de ), déposé à l'hôtel de Lassay en 1891La Presse, 8 mars 1891, .Photographies du marbre de la Diane au bas du grand escalier de l'hôtel de Lassay sur le site de l'Assemblée nationale, consulté le 13 juin 2014..
Notes et références
Annexes
Bibliographie Émile Bellier de La Chavignerie et Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, tome II, Paris, Renouard, 1885, .
Liens externes
Catégorie:Naissance en mai 1836 Catégorie:Naissance dans l'ancien 10e arrondissement de Paris Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XIXe siècle Catégorie:Sculpteur français du XIXe siècle Catégorie:Décès à 64 ans Catégorie:Décès dans le 14e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en janvier 1901