Bagnoles-de-l'Orne (prononcé ) est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Bagnoles de l'Orne Normandie.

Elle est peuplée de habitantsPopulation municipale ..

Elle est célèbre en tant qu'unique station thermale du Grand Ouest français et haut-lieu touristique de la Normandie, reconnue attrayante et offrant un large éventail de services touristiques.

Les thermes La station thermale est réputée pour les affections circulatoires (maladies veineuses chroniques et soins des jambes) comme pour celui des affections rhumatologiques. Elle propose des cures à base d'une eau minérale qui sourd à une température peu élevée reconnue pour ses propriétés : elle est antiœdémateuse, sédative, décontracturante et rééquilibrante hormonale.

Les soins sont dispensés sous forme de bain, de douches, de cataplasmes d'argile et de massages. La cure de deux ou trois semaines mettant en œuvre beaucoup de mécanismes peut demander un temps de repos certain pour les organismes affaiblis qui sera suivie d'une période d'amélioration générale notable (baisse des douleurs ). L'établissement thermal reçoit ainsi chaque année environ (2024) qui viennent traiter des troubles phlébologiques, rhumatologiques ou gynécologiques.

Géographie

Localisation La station se situe dans le sud de la Normandie, à quelques kilomètres de la limite avec le Maine, au cœur du pays d'Andaine dans le pays de Passais, au sud-est du Bocage normand.

À de La Ferté-Macé, à au sud de Caen et à à l'ouest de ParisLes distances sont à vol d'oiseau., Bagnoles-de-l'Orne se trouve au cœur de la forêt d'Andaine, dans le parc naturel régional Normandie-Maine.

La ville est arrosée par la Vée, une rivière prenant sa source à La Ferrière-aux-Étangs un peu plus au nord de Bagnoles-de-l'Orne et se jetant dans la Mayenne.

Voies de communications et transports Liaisons aéroportuaires

La ville est distante de de l'aérodrome de Bagnoles-de-l'Orne - Couterne, spécialisé dans l'aviation légère et de loisirs.

Pour des liaisons passagers, l'aéroport le plus proche de Bagnoles-de-l'Orne est l'aéroport de Caen - Carpiquet, situé à Carpiquet à au nord de la commune.

Liaisons ferroviaires

La ligne Briouze-Bagnoles-de-l'Orne-Couterne reliait les localités de Briouze et de Couterne par La Ferté-Macé et Bagnoles-de-l'Orne et, plus largement, les villes précitées à la gare de Paris-Montparnasse. La desserte du tronçon Bagnoles-de-l'Orne Couterne est supprimée en 1940, et la section Briouze - Bagnole de l'Orne ferme en totalité en 1992. vignette|Vélorail sur la section La Ferté-Macé Bagnole de l'Orne Un vélo-rail fonctionne sur cette voie ferrée entre Bagnole de l'Orne et La Ferté-Macé. La section de ligne entre La Ferté-Macé et Briouze a été déferrée en 2018 par le département de l'Orne pour la réalisation d'une voie verte.Elle reliait les localités de Briouze et de Couterne par La Ferté-Macé et Bagnoles-de-l'Orne et, plus largement, les villes précitées à la gare de Paris-Montparnasse

La voie verte Vélobocage a été aménagée à son emplacement en 2022..

La gare ferroviaire la plus proche est celle de Briouze, à au nord de la commune. Toutefois, Bagnoles-de-l'Orne reste connectée à la ligne Paris - Granville par un service d'autocars sous tarification SNCF (ligne 6 du TER Basse-Normandie). Ce service d'autocars fait la navette entre la gare de Briouze ou la gare d'Argentan et Bagnoles-de-l'Orne.

Bagnoles-de-l'Orne se situe ainsi à de Paris par rail (Train Paris - Briouze 2h15 + Car Briouze Bagnole de l'Orne 0h30). vignette|Vue du quai de la gare de Bagnoles-de-l'Orne dans les années 1990.

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Baignolles en 1617.

Bagnoles est issu du terme latin au féminin balneolas « petits bain, petit établissement de bains » ou « lieu de baignade dans une rivière ». En réalité, il s'agit d'un latin vulgaire *baneolas dérivé de *baneum qui seul peut expliquer l'évolution phonétique en bain, bagnoleBain sur le site du CNRTL (lire en ligne). Selon le dictionnaire de vieux français de D. Godefroy, le diminutif baignolet désigne une étendue d'eau assez large mais peu profonde. Également en vieux français, bagnole désigne une habitation isolée ou un petit groupe d'habitations isolées, un hameau. Toponyme semblable à Bagnoles (Aude, villa Baniolas 1119).

Jusqu'en 1913, les lieux-dits Forge de Bagnoles et les Bains de Bagnoles ne sont que des hameaux de la commune de Tessé-la-Madeleine.

Le toponyme Tessé procède de l'anthroponyme gallo-romain Tessius suivi du suffixe gaulois -(i)acum, locatif, puis désignant la propriété, et qui a régulièrement abouti à la terminaison -é au sud de la Normandie, à l'est de Rennes, dans le Maine et en Anjou. Le sens global est celui de « propriété de Tessius ».

Le gentilé est Bagnolais.

Histoire Selon la légende locale, les origines de l'activité thermale datent du Moyen Âge. Le seigneur médiéval Hugues de Tessé, sentant que son cheval Rapide atteint la fin de sa vie, décide de l'abandonner dans la forêt d'Andaine. Il est stupéfait quand l'animal revient quelques heures plus tard, fort et totalement revitalisé. Sans aucun ressentiment, Rapide emmène son maître vers les eaux de Bagnoles où, après avoir bu, il est lui aussi rajeuni. La station thermale est née.

Dans un autre conte, il est rapporté qu'un très vieux moine franciscain, qui lui aussi a pris les eaux de Bagnoles, retrouve une étonnante vigueur et saute entre les plus hautes roches situées au-dessus de la ville. Ces roches s'appellent toujours « le Saut du Capucin ». Les légendes arthuriennes sont une autre facette de cet endroit, puisque Bagnoles et ses environs auraient servi de prototype au pays de Lancelot du Lac de Chrétien de Troyes qui aurait séjourné à la cour d'Aliénor d'Aquitaine en son château de Domfront. Le calendrier des événements culturels de la station inclut d'ailleurs une visite des sites arthuriens les plus célèbres repris dans plusieurs documents et livres.

La toponymie indique néanmoins une origine bien plus ancienne et il est possible que la source ait été oubliée puis redécouverte, comme le suggère Louis Dubois dans sa Notice sur les bains de BagnolesLouis Dubois, Notice sur les bains de Bagnoles, Malassis le jeune, Alençon,1813, lire en ligne.

Au , les forges de Bagnoles sont cependant plus connues que sa source et il faut attendre le pour trouver dans divers documents quelques mentions de ce qu'on appelle alors la « fontaine de Baignoles ». Mais le véritable promoteur de la station est Hélie de Cerny, auteur d'un Traité des eaux minérales de Bagnoles paru en 1740. Dans cet opuscule, un prospectus destiné à attirer les visiteurs en plus grand nombre, on lit sous la plume du fils que le père se rend adjudicateur de ce domaine en 1691, pour de redevance annuelle à Falaise.Il fait construire un bain pour les hommes, un autre séparé pour les femmes et un troisième pour les pauvres ainsi que plusieurs corps de logis pour loger les malades et leurs équipages.

Vers 1770, le chevalier de Tréperel, successeur d'Hélie de Cerny, effectue d'importants travaux de rénovation. Chacun dispose d'une baignoire particulière « où l'eau entre par des tuyaux avec des robinets et se vide à volonté ». La Révolution apporte un certain trouble dans l'exploitation des bains, qui passe alors entre plusieurs mains successives.

C'est surtout depuis le que cette commune est réputée pour ses établissements thermaux ( par an pour environ trois semaines). Grâce à un certain monsieur Lemachois, les bâtiments reçoivent de nouvelles améliorations, un hôpital militaire est créé et la station connaît une vogue nouvelle. Des villas de style balnéaire commencent à se construire et les sociétés commerciales responsables des bains apportent au fil du temps de nombreux embellissements : piscine, pavillon d'hydrothérapie, chalet de la source, etc. C'est l'époque où les calèches stationnent devant les bains, où redingotes et crinolines se frôlent dans la cour de l'établissement, où l'on chasse dans le parc et pêche dans la Vée et l'étang devenu lac.

Le site des thermes est initialement implanté sur la commune de Couterne. C'est en 1913 que la commune de Bagnoles-de-l'Orne est créée par prélèvement des territoires de Tessé-la-Madeleine (ouest de la Vée), Couterne (sud-est) et La Ferté-Macé (forêt au nord-est).

Le , les frères Carlo et Sabatino Rosselli, militants antifascistes italiens exilés en France, sont assassinés à Bagnoles-de-l'Orne (où Carlo est venu prendre les eaux) par un commando de la Cagoule.

La guerre de 1939-1945 voit l'établissement de dépôts de matériel et de munitions allemands dans la forêt toute proche et un autre plus loin vers La Sauvagère. Du personnel militaire allemand occupe des villas et des hôtels. Le débarquement provoque des bombardements dont celui du qui rasera un quartier et d'autres qui laisseront des cratères encore visibles de nos jours dans la forêt. Lors de la fermeture de la poche de Falaise, Bagnoles voit le passage et l'établissement d'un QG de la le après ceux de Couterne le 14, Ambrières le 13 et Brécey depuis le (bataille de Mortain).

Le , Bagnoles-de-l'Orne et Tessé-la-Madeleine fusionnent pour devenir une seule et même commune : Bagnoles-de-l'Orne, qui prend le code Insee de Tessé-la-Madeleine (61483). Afin de désigner les deux parties, il est fait usage des noms de Bagnoles-Lac pour le Bagnoles « historique » et Bagnoles-Château pour Tessé. En 2013, la commune fête son centenaire.

Aujourd'hui, la fontaine où but le fidèle destrier du vieux Hugues de Tessé a livré tous ses secrets. Son eau de source tiède, qui jaillit à raison de par heure, est indiquée pour les affections en phlébologie, rhumatologie et gynécologie.

Le , Bagnoles-de-l'Orne intègre avec Saint-Michel-des-Andaines la commune de Bagnoles de l'Orne Normandie. créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi du de la réforme des collectivités territoriales françaises. Les communes de Bagnoles-de-l'Orne et Saint-Michel-des-Andaines deviennent des communes déléguées et Bagnoles-de-l'Orne est le chef-lieu de la commune nouvelle.

Politique et administration Bagnoles-de-l'Orne fait partie du canton de Bagnoles-de-l'Orne, dans l'arrondissement d'Alençon. Elle est intégrée dans la de l'Orne.

Bagnoles-de-l'Orne adhère à la communauté de communes Andaine-Passais faisant partie du Pays du Bocage.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints. Ces conseillers intègrent au complet le conseil municipal de Bagnoles de l'Orne Normandie le jusqu'en 2020 et Jean-Pierre Blouet devient maire délégué de Bagnoles-de-l'Orne.

Démographie

Lieux et monuments

Le quartier « Belle Époque » vignette|La Villa Simone, construite en 1903 par Jean-Alfred Besnard. vignette|upright|L'hôtel du Roc au Chien. Le quartier « Belle Époque » de Bagnoles-de-l'Orne constitue un exemple plutôt bien préservé de ce que pouvait être un lotissement résidentiel de la bourgeoisie française du début du . Construit entre 1886 et 1914 et situé dans la partie méridionale de la ville, il est composé de superbes villas richement ornementées.

Des projets semblables ont été développés en France à la même époque, parmi lesquels on peut citer Le Vésinet près de Paris, le parc de Saurupt à Nancy et la ville d'hiver d'Arcachon. L'ampleur du projet de Bagnoles-de-l'Orne est considérable, le quartier atteignant le nombre de 53 villas en 1907. Ce succès peut être attribué en grande partie à Albert Christophle, ancien ministre des travaux publics et gouverneur du Crédit foncier, qui est l'un des principaux initiateurs du projet. Le château Goupil.