Le réduit breton est un projet politique et militaire durant la bataille de France, sur le territoire de la Bretagne. Ce projet de concentration des forces combattantes et du gouvernement de la France en Bretagne a pour objectif d'être un dernier retranchement et de faciliter une éventuelle fuite par la mer.
Étudié dans l'urgence entre les 12 et , le dispositif commence à être mis en place par quelques réquisitions. Souffrant de nombreuses lacunes liées à la guerre, il est définitivement abandonné par la signature de l'armistice le .
L'idée vignette|Plaque commémorant le passage de Charles de Gaulle le dans l’hôtel de Boisgeffroi, 10 et 12 rue de Corbin à Rennes. Pour permettre de continuer la lutte sur le territoire français, Paul Reynaud envisage la création d'un réduit breton : la forme péninsulaire de la Bretagne facilite sa défense, en particulier à l'ouest de la barrière formée naturellement par la Vilaine et le Couesnon. Cette portion du territoire comprend plusieurs ports importants : Brest, un des plus grands ports militaires, ainsi que Saint-Malo et Lorient. Pour Charles de Gaulle, ces ports permettraient également de faciliter la fuite vers l'Angleterre face à l'avancée allemande.
L'étude de cette option, jugée irréaliste par Maxime Weygand et Philippe Pétain mais ayant les faveurs de Winston Churchill, est confiée à Charles de Gaulle, sous-secrétaire d'État à la Guerre et à André Borie, président du syndicat national des entrepreneurs de travaux publicsHenri Amouroux, Le peuple du désastre, Robert Laffont, Paris, 1976, p. 444.. De Gaulle se rend les 12 et à Rennes, à l'hôtel de Boisgeoffroi, pour en étudier la mise en place. Celui-ci voit dans le réduit breton l'occasion de .
La mise en place de la ligne de défense signifierait un travail colossal, avec le creusement de fossés défensifs et la réalisation d'ouvrages défensifs sur , qui nécessiteraient quelques mois de travaux et une estimation à pour être effectifs.
D'autres facteurs font que le réduit breton ne se fait pas : la rapide avancée des Allemands, la désorganisation des troupes, l'afflux de réfugiés (estimés à 1,2 million en Bretagne), plusieurs bombardements et l'absence de défenses naturelles.
Or l'armistice, envisagé par certains membres du gouvernement dès le , est signé quelques jours plus tard.
A noter toutefois que le projet aurait pu avoir du sens en tant que maintien d'une tête de pont sur le continent dans le cadre de l'Union franco-britannique, chimère politique qui restera sans suite.
Aménagements envisagés
Ligne de défense La ligne de défense envisagée passe par le Couesnon au nord, puis les villes de Saint-Aubin-du-Cormier, Châteaubourg, Janzé, Bain-de-Bretagne et Redon pour se terminer au sud par le cours de la Vilaine.
Une seconde ligne de défense est envisagée.
La défense du réduit est confiée au général Robert Altmayer. La défense serait effectuée par des soldats français, anglais et polonais.
Quimper comme capitale provisoire Quimper deviendrait la capitale provisoire. Des réquisitions d'habitations et de lieux y sont d'ailleurs effectuées par le préfet Alexandre Angeli afin d'héberger le gouvernement. +Lieux utilisés par le gouvernementLieuOrgane gouvernementalPréfecturePrésidence du ConseilThéâtreSénatCinéma Odet-PalaceChambre des députésHôtel l'ÉpéeMinistère des Affaires étrangères Gwenn-Aël Bolloré témoigne que la villa qu'il habite est réquisitionnée pour loger la présidence de la République.
Bibliographie
Références
Catégorie:Bretagne pendant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Front de l'Ouest de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Histoire du Finistère Catégorie:Histoire des Côtes-d'Armor Catégorie:Histoire du Morbihan Catégorie:Histoire d'Ille-et-Vilaine