vignette|Blason de la maison Targaryen. Maison utilisant le Haut valyrien Le haut valyrien est une langue de fiction de la série de livres Le Trône de fer, de George R. R. Martin et de son adaptation télévisée Game of Thrones. Le haut valyrien est souvent mentionné dans les romans mais n'est pas développé au-delà de quelques mots. Le linguiste David J. Peterson a développé cette langue, ainsi que le valyrien d'Astapor qui en est dérivé, spécialement pour la série télévisée à partir des fragments présents dans les romans..

Dans le monde du Trône de fer, le haut valyrien occupe une niche culturelle similaire à celle du latin dans l'Europe médiévale.. C'était la langue parlée dans l'empire valyrien dont les Targaryens sont les descendants. Dans les romans, il est décrit comme n'étant plus utilisé comme langue vernaculaire, mais plutôt comme langue d'enseignement et d'éducation au sein de la noblesse d'Essos et de Westeros, beaucoup de chansons et d'œuvres littéraires étant également composées en haut valyrien.

Création Afin de mettre au point le dothraki et le haut valyrien (et ses dérivés), HBO choisit le linguiste David J. Peterson à l'issue d'un concours à destination de créateurs de langues construites. Le producteur lui accorda une grande liberté dans le développement des langues de la série, l'auteur des romans George R. R. Martin ne s'étant lui-même pas intéressé outre mesure à la dimension linguistique de son œuvre. Les romans publiés à ce jour comportent seulement quelques mots en haut valyrien, dont valar morghūlis (« tous les hommes doivent mourir »), valar dohaerys (« tous les hommes doivent servir ») et dracarys (« feu-dragon »). Dans le sixième roman The Winds of Winter, David J. Peterson aurait également fourni à George R. R. Martin des traductions supplémentaires en valyrien.

David J. Peterson n'a pas encore créé de système d'écriture pour le valyrien, mais il a déjà annoncé penser à un système proche des hiéroglyphes égyptiens, pas nécessairement dans le style, mais plutôt dans leur fonctionnement, ceux-ci constituant un système alphabétique, phonétique et idéographique intriqués..

En , le valyrien comportait déjà 667 mots, de nouveaux venant s'ajouter presque quotidiennement..

Phonologie + Consonnes..LabialeDentaleAlvéolairePalataleVélaireUvulaireGlottaleNasale m [m] n [n] ñ [ɲ]Occlusive p [p]b [b] t [t]d [d] k [k]g [g] q [q]Fricative v[v] ~ [w] (th [θ]) s [s]z [z] (kh [x])gh [ɣ] h [h]Spirante j [j]Roulée r[r] ~ [ɾ]BattueLatérale l [l] lj [ʎ]

+ Voyelles. Type Antérieure Postérieure Fermée i [i] - ī [iː] y [y] - ȳ [yː] u [u] - ū [uː] Moyenne e [e] - ē [eː] o [o] - ō [oː] Ouverte a [a] - ā [aː]

Grammaire Le haut valyrien est une langue flexionnelle, dont les noms et les adjectifs se déclinent (selon le genre, le nombre et le cas), et les verbes se conjuguent (selon la personne).

Noms Genre Le haut valyrien connaît quatre genres (David J. Peterson parle indistinctement de « genres » et de « classes »), lesquels ne correspondent pas nécessairement au sexe biologique : classe solaire (vēzenkon qogror) classe lunaire (hūrenkon qogror) classe terrestre (tegōñor qogror) classe aquatique (embōñor qogror). Les noms de choses animées et individualisables appartiennent généralement au genre solaire ou lunaire, alors que les autres relèvent du genre terrestre ou aquatique. Les adjectifs vēzenkon, hūrenkon, tegōñor et embōñor sont dérivés de noms qui appartiennent eux-mêmes aux genres auxquels ils renvoient..

Selon David J. Peterson, le genre des mots valyriens est beaucoup plus facile à prévoir phonologiquement que dans les langues naturelles qui l'utilisent comme le français, le genre valyrien partageant quelques propriétés dérivatives communes avec les langues bantoues. Ainsi, beaucoup de noms humains (généralement en -a et en -ys) sont du genre solaire ou lunaire, tandis que beaucoup de noms de plantes ou de nourriture (souvent en -on) sont de type terrestre..

Nombre Le haut valyrien connaît quatre nombres : singulier (ex. vala « un homme ») pluriel (ex. vali « des hommes ») paucal (ex. valun « quelques hommes ») collectif (ex. valar « tous les hommes »)

Le paucal et le collectif d'un nom peuvent eux-mêmes servir à dériver un nouveau nom, auquel il est même possible d'appliquer de nouveau les désinences propres au nombre. Par exemple : azantys « soldat » → azantyr « armée » → azantyri « armées ».

Cas Le haut valyrien connaît huit cas : nominatif vocatif accusatif génitif datif locatif instrumental comitatif/associatif

Déclinaisons Par nature, chaque nom valyrien obéit à un schéma de déclinaison, c'est-à-dire que sa désinence varie selon son genre (solaire, lunaire, terrestre, aquatique), le nombre qu'on lui attribue (singulier, pluriel, paucal, collectif) et le cas (nominatif, vocatif, accusatif, etc.) correspondant à sa fonction dans la phrase (sujet, complément d'objet direct, etc.).

Il est possible d'identifier six classes de déclinaison des noms valyriens, chaque schéma comportant parfois un ou deux sous-types.

L'appartenance d'un nom à une classe de déclinaison dépend notamment de la désinence du nominatif de ce nom. De façon générale, on constate qu'il est possible de déterminer la classe de déclinaison d'un nom à partir de son nominatif seul (ainsi, jaos et engos, mais aussi bartos, dārilaros, partagent comme noms solaires de la troisième déclinaison la même désinence -os). Cette technique est en général prohibée dans les langues naturelles (par exemple en latin il est nécessaire de connaître au moins le nominatif et le génitif, et cela ne suffit pas toujours), mais au stade actuel du développement du haut valyrien, il semble bien que chaque déclinaison corresponde à une désinence unique, ce qui permet généralement de ne se fier qu'au nominatif.

Ainsi : solaires-ys-os-es-is-r/-rilunaires-a/-ia-y-o/-io-e-iterrestres-on/-ion-ienaquatiques-ar-or/-ȳr-ir

On constate ainsi que chaque classe de déclinaison renvoie, pour chaque désinence, à un thème de voyelle : -a-, -y-, -o-, -e-, -i-, tandis que le genre se manifeste par un thème consonantique -s, -, -n, -r.

De plus, à certaines conditions, certains noms partagent la même désinence bien qu'ils soient à des cas différents. David J. Peterson fait ainsi remarquer que ce phénomène de convergence permet de reconnaître le schéma de déclinaison propre à un nom, et ainsi de déterminer son genre (solaire, lunaire, terrestre, aquatique). Par exemple, les noms lunaires de la première déclinaison partagent la même désinence -oti au génitif, datif et locatif pluriel, tandis que les noms solaires de la deuxième déclinaison partagent le même instrumental et comitatif singulier -omy, mais ont un locatif pluriel différent du génitif et du datif.

Quoi qu'il en soit, la construction correcte des noms valyriens demande en principe la connaissance pour chaque mot de sa classe de déclinaison (, , , , ou ) et de son genre (solaire, lunaire, terrestre, aquatique). Par exemple, on trouve dans certains dictionnaires de haut valyrien en cours de construction la convention suivante : « jaos, 3sol. : chien », qui signifie : « chien se dit (au nominatif) jaos, nom solaire de la troisième déclinaison. Il faut donc lui appliquer le modèle ēngos. »

Première déclinaison La première déclinaison regroupe les noms lunaires et aquatiques dont le thème de voyelle est -a-.

Le sous-type dāria laisse suggérer qu'il existe une variante en -ia-, mais seules certaines formes sont attestées.

Note : . Des confirmations (suppression de l'astérisque) ou substitutions pourront avoir lieu lorsque de nouveaux textes viendront confirmer ou infirmer les formes proposées. Lunaires type vala (-a)Sous-type dāria (-ia)singulierplurielpaucalcollectifsingulierplurielpaucalcollectifnominatifvalavalivalunvalardāriadārī*dārȳn*dāriaraccusatifvalevalīvalunivalari*dārie*dārȳni*dāriarigénitifvalovalotivalunovalarodārio« Valyrio muño ēngos ñuhys issa. »*dārȳti*dārȳno*dāriarodatifvalotvaluntavalarta*dāriot*dārȳnta*dāriartalocatifvalāvalunnavalarra*dāriā*dārȳnna*dāriarrainstrumentalvalosavalossivalussavalarza*dārȳsa*dārȳssi*dārȳssa*dāriarzaassociatifvalomavalommivalummavalarma*dārȳma*dārȳmmi*dārȳmma*dāriarmavocatifvalusvalisvalussavalarzadārȳs*dārīs*dārȳssa*dāriarza

Aquatiques type embar (-ar)singulierplurielpaucalcollectifnominatifembarembriembrunembraraccusatifembriembrīembruniembrarigénitifembroembrotiembrunoembrarodatifembrotembruntaembrartalocatifembārembrunnaembrarrainstrumentalembrosaembrossiembrussaembrarzaassociatifembromaembrommiembrummaembrarmavocatifembusembisembrussaembrarza

Deuxième déclinaison La deuxième déclinaison regroupe les noms solaires et lunaires dont le thème est -y-. Solaires type loktys (-ys)singulierplurielpaucalcollectifnominatifloktysloktyssyloktynloktyraccusatifloktiloktīloktyniloktyrigénitifloktoloktotiloktynoloktyrodatifloktotloktyntyloktyrtylocatifloktȳloktīloktynnyloktyrryinstrumentalloktomyloktommiloktyssyloktyrzyassociatifloktymmyloktyrmyvocatifloktysloktyssysloktyssyloktyrzy

Lunaires type tresy (-y)singulierplurielpaucalcollectifnominatiftresytresitresyntresyraccusatiftresitresītresynitresyrigénitiftresotresotitresynotresyrodatiftresottresyntytresyrtylocatiftresȳtresītresynnytresyrryinstrumentaltresomytresommitresyssytresyrzyassociatiftresymmytresyrmyvocatiftresystresystresyssytresyrzy

Troisième déclinaison La troisième déclinaison regroupe les noms solaires, lunaires, terrestres et aquatiques dont le thème est -o-.

Les sous-types rūs et deks ne doivent pas porter à confusion car leur nominatif est contracté (*rūhos, *dekos).

Les types et sous-types āeksio, dārion et Mȳr suggèrent des variantes en -io-. Solaires type engos (-os)Sous-type rūs (*-[h]s)Sous-type deks (-ks)singulierplurielpaucalcollectifsingulierplurielpaucalcollectifsingulierplurielpaucalcollectifnominatifengos*engossaengun*engorrūsrūhossa - -deks*dekossa - -accusatif*enguni*engori - - - -génitifengo*engoti*enguno*engororūho*rūhoti - -*deko*dekoti - -datif*engot*engunto*engortorūhot - -*dekot - -locatif*engunno*engorro - - - -instrumental*engoso*engossi*engusso*engorzorūsorūhossi - -*dekso*dekossi - -associatif*engummo*engormo - - - -vocatif*engos*engossas*enguso*engorzorūs*rūhossas - -*deks*dekossas - - Le sous-type rūs regroupe les noms rūs (bébé), kiōs (printemps), baes (sommet), jaes (dieu), Lys (cité de Lys), qui ont un radical se terminant par un -h (rūh-, kiōh-, baeh-, jaeh-) qui provoque une contraction avec la désinence -os au nominatif, au vocatif et à l'accusatif (ex. *rūhos → rūs, et *jaehos → jaes, mais rūho et jaeho au génitif) et également avec la désinence -oso à l'instrumental et à l'associatif (*rūhoso → rūso, et *jaehoso → jaeso).

Le sous-type deks regroupe comme le précédent les noms avec contraction du radical, celui-ci étant cette fois -k. Les noms concernés sont deks (pied), eleks (oreille) et Aeliks (prénom d'Aelix, premier des trois fils d'Aerys Targaryen de Peyredragon). Les seules formes réellement attestées sont celles du nominatif, vocatif et accusatif, mais David J. Peterson a déclaré qu'ils fonctionnaient bien sur ce modèle. À partir de là, la forme *dekso est la plus logique, mais d'autres hypothèses (comme *deso ou même *dēso) sont envisageables. Lunaires type āeksio (-io)Sous-type pēko (-o)singulierplurielpaucalcollectifsingulierplurielpaucalcollectifnominatifāeksioāeksia*āeksȳn*āeksiorpēkopēka*pēkun*pēkoraccusatif*āeksȳni*āeksȳri*pēkuni*pēkorigénitifāeksiōāeksȳti*āeksȳno*āeksȳro*pēkō*pēkoti*pēkuno*pēkorodatifāeksiot*āeksȳnto*āeksȳrto*pēkot*pēkunto*pēkortolocatif*āeksȳnno*āeksȳrro*pēkunno*pēkorroinstrumental*āeksȳsoāeksȳssi*āeksȳsso*āeksȳrzo*pēkoso*pēkossi*pēkusso*pēkorzoassociatif*āeksȳmmo*āeksȳrmo*pēkummo*pēkormovocatifāeksios*āeksias*āeksȳsso*āeksȳsso*pēkos*pēkas*pēkusso*pēkorzo