La famille de Talleyrand-Périgord, anciennement famille de Grignols, est une famille éteinte de la noblesse française d'extraction chevaleresque, originaire du PérigordE de Séréville, F de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975, ..

Le nom se prononce « talran »https://www.historia.fr/societe-religions/proverbes-expressions/talleyrand-necker-guise-6-noms-de-personnages-historiques-que-vous-prononcez-peut-etre-mal-2142690.

Illustrée par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1754-1838), évêque d'Autun, homme d'État et diplomate français. Elle s'est éteinte en 1968 en ligne masculine et en 2003 en ligne féminine. La famille de Pourtalès a relevé le nom par adjonction en 2005.

Historique La famille de Talleyrand-Périgord revendiquait être, par la famille de Grignols, une branche cadette de la famille des comtes de Périgord, de la maison de Charroux, descendants de Boson , comte de la Marche et de Périgord.

D'après la généalogie revendiquée, Boson, seigneur de Grignols, est confirmé comme vassal du comte de Périgord en 1226. Les descendants de Boson utilisent des noms personnels fréquents dans la famille des comtes de Périgord, tels que Hélie et Boson. À partir du début du , le surnom de Talleyrand est utilisé comme nom de lignage. C'est là aussi un surnom attribué à de nombreux comtes de Périgord depuis au début du Nicolas Viton de Saint-Allais, , 1836, ..

Cette revendication des Talleyrand à descendre des comtes de Périgord est reconnue dans les lettres patentes accordées le à Daniel de Talleyrand, prince de Chalais, † 1618, de Grignols et marquis d'ExcideuilRaoul de Warren, Grand Armorial de France, tome VI, 1948, .Jacques Vivent, La vie privée de Talleyrand, Hachette, 1940, .. Plus tard, Gabriel de Talleyrand (1726-1795), comte de Grignols, commence à utiliser le nom de Talleyrand-Périgord vers 1750.

Cette ascendance est toutefois contestée (principalement la parenté des Grignols avec les Périgord), notamment par Louis Pierre d'Hozier et Bernard Chérin, généalogistes des ordres du roiEmmanuel de Waresquiel, Talleyrand ou le prince immobile, .. Cette contestation refait surface à la fin du et surtout au début du , soulevée notamment par des pamphlétaires hostiles au prince de TalleyrandFlassan, Gaétan de Raxis de, La famille des Grignols-Talleyrand descend-elle des anciens comtes de Périgord ? : son origine, discussion historique et généalogique, Paris, 1836..

Raoul de Warren écrit quant à ce rattachement de la famille de Grignols aux anciens comtes de Périgord : « Toutefois, ce point de jonction n’est pas parfaitement établi et ce rattachement est indiqué de façon contradictoire dans les différents auteurs et dans les documents du Cabinet des titres. ».

Emmanuel de Waresquiel parle lui de « supercherie généalogique » pour qualifier cette prétention généalogique et cite ce mot de Louis XVIII à propos de son ministre des Affaires étrangères :

La filiation suivie de la famille de Talleyrand remonte à Boson seigneur de Grignols, trouvé en 1245 et qui fut le père de Hélie seigneur de Grignols, damoiseau, trouvé en 1280 et marié à Agnès, dame de Chalais.

La famille de Talleyrand a formé plusieurs branches et s'est éteinte : En 1968 en ligne masculine, avec Hélie de Talleyrand-Périgord (1882-1968), et dernier duc de Talleyrand, dernier duc de Dino et de Sagan, sans postérité de son mariage en 1938 avec Lela Emery. À sa mort, sa sœur Félicie de Talleyrand-Périgord (1878-1981), se déclara « duchesse de Dino » (titre irrégulier). En 1972, son fils aîné, Don Manuel de Andia y Talleyrand-Périgord, marquis de Vilahermosa († 2005), prit également le titre de « duc de Dino » (il aurait obtenu en 1975 une « confirmation » de ce titre de la part de l'ex-roi d'Italie, Umberto II, mais celle-ci est dépourvue de valeur légale, venant d'un prétendant non régnant). En 2003 en ligne féminine, avec Violette de Talleyrand-Périgord, qui prit le titre de courtoisie de « duchesse de Sagan » après la mort du dernier duc de Sagan, cousin issu de germain de son pèreJoseph Valynseele, Les princes et ducs du Premier Empire, non maréchaux, 1959, , note 73.. Mariée en 1937 à James de Pourtalès (divorcée en 1969) et en 1969 à Gaston PalewskiJoseph Valynseele, Les princes et ducs du Premier Empire, non maréchaux, 1959, , extrait 2., elle meurt en 2003.

Le nom « de Talleyrand-Périgord » a été relevé en 2005 par Hélie de Pourtalès (fils de James de Pourtalès et de Violette de Talleyrand-Périgord), autorisé par décret du à ajouter à son nom patronymique celui de Talleyrand-Périgord, afin de s'appeler « de Pourtalès de Talleyrand-Périgord »L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, numéros 618 à 628, 2004, .Le Sceau de France, titre nobiliaire et changement de nom, Académie des sciences morales et politiques, séance du lundi 3 juillet 2006..

Personnalités Hélie de Talleyrand (1301-1364), cardinal ; Henri de Talleyrand-Périgord, comte de Chalais ; Alexandre Angélique de Talleyrand-Périgord, cardinal ; Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1754-1838), évêque, diplomate et homme politique; Boson de Talleyrand-Périgord, qui inspira Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu. Hélie de Talleyrand-Périgord (1859-1937), qui épousa Anna Gould, divorcée de Boni de Castellane. Son petit-fils, Hélie de Pourtalès a été autorisé à relever le nom de Talleyrand par décret du Conseil d'État de la République française. Hélie (qu'il transforma en Hely) de Talleyrand-Périgord, né à Florence en 1882 et mort à Rome en 1968. et dernier duc de Talleyrand, et dernier duc de Dino (1952), dernier duc de Sagan (1952). Sans postérité de son mariage en 1938 avec Lela Emery, il fut le dernier mâle de sa maison. Ce dernier, arrière-arrière-petit neveu du diplomate, est un aristocrate cosmopolite et « curieux » comme son oncle le marquis de Biron, collectionneur de dessins français et vénitiens, à qui il dut sa formation artistique et dont il hérita les œuvres qui formèrent le noyau de sa collection de dessins comprenant entre autres des Tiepolo et des Guardi. Il réunit de rares et précieux tableaux, meubles (de Migeon II, Sené, Jacob) et céramiques (faïences de Castelli, porcelaines de Hochst, Meissen). Connaisseur renommé, il devint le conseiller artistique des membres du Gotha et de grands financiers américains. En 2002, soit 34 ans après sa mort sans descendance, Christie's vendit aux enchères publiques certains de ses dessins italiens et de ses céramiques européennes, et le fut vendue le reste de sa collection, détenue depuis 1968 par son neveu et légataire universel, don Manuel Gonzalez de Andia y Talleyrand-Périgord, marquis de Villahermosa, comprenant entre autres objets une statuette du « prince immobile » (E. de Waresquiel) en plâtre - première moitié du Céline Lefranc, « Souvenirs du duc de Talleyrand », Connaissance des Arts , novembre 2005, , témoignage de sa petite-nièce et filleule Béatrice Gonzalez de Andia y Elio.. Le duc avait acquis de la romancière américaine Edith Wharton la Folie des demoiselles Colombe à Saint-Brice-sous-Forêt, près de Montmorency, ayant appartenu au début du à Charles Maurice Prince de Talleyrand. Le duc Hely la restaura et y « disposa une magnifique collection de meubles, de portraits et de souvenirs de famille » dont une série d' objets rares et de curiositéVoir Connaissance des Arts, numéro de Noël 1958, et Claude Frégnac, L'Île-de-France des châteaux, Hachette Réalités, 1977, ..

Filiation Des origines à la séparation en deux branches ()

La première branche aînée (princes de Chalais)

La première branche cadette (comtes de Grignols)

La deuxième branche aînée (comtes et ducs de Périgord)

La deuxième branche cadette (comtes et ducs de Talleyrand)

La descendance illégitime du prince de Talleyrand

La paternité supposée de Talleyrand vis-à-vis du peintre Eugène Delacroix, à la suite d'une liaison imaginée avec Victoire Œben (Madame Charles Delacroix), est très contestée.

La deuxième branche cadette (ducs de Talleyrand)

La troisième branche cadette (barons et comtes de Talleyrand-Périgord)

Titres et distinctions Première branche aînée Comte (1613) de Grignols (lettres patentes du ) ; marquis d'Excideuil (lettres patentes du ) ; Prince de Chalais : Charles Talleyrand, seigneur de Grignols (†vers 1468) fut le premier à prendre le titre de prince de Chalais par héritage de la famille de Chalais. La branche titrée prince de Chalais (titre espagnol) et grand d'Espagne de première classe par cédule royale de 1714 (reconnue en France en I722) s'éteignit en 1890. Le titre et la grandesse passèrent dans la famille de Galard-Béarn ; Baron de Mareuil, par héritage de la maison de Montluc.

Deuxième branche aînée (1726-1883) Pair de France (1814) ; Duc-Pair héréditaire (1817). Duc de Périgord par lettres patentes de 1818 et 1827.

Deuxième branche cadette (1734-1968) Rameau aîné (1734-1952) Prince-duc souverain de Bénévent (1806) pour Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord ; Duc de Talleyrand (1815), éteint en 1968 ; Duc de Dino (Deux-Siciles, 1815), éteint en 1968 avec Hélie de Talleyrand-Périgord (1882-1968), et dernier duc de Talleyrand, et dernier duc de Dino (1952) et de Sagan (1952). Sans postérité de son mariage en 1938 avec Lela Emery.

En 1968 en ligne masculine, avec Hélie de Talleyrand-Périgord (1882-1968), et dernier duc de Talleyrand, dernier duc de Dino et de Sagan, sans postérité de son mariage en 1938 avec Lela Emery. À sa mort, sa sœur Félicie de Talleyrand-Périgord (1878-1981), se déclara « duchesse de Dino » (titre irrégulier). En 1972, son fils aîné, Don Manuel de Andia y Talleyrand-Périgord, marquis de Vilahermosa († 2005), prit également le titre de « duc de Dino » (il aurait obtenu en 1975 une « confirmation » de ce titre de la part de l'ex-roi d'Italie, Umberto II, mais celle-ci est dépourvue de valeur légale, venant d'un prétendant non régnant).

Duc de Sagan, par investiture du et par ordonnance du de Frédéric-Guillaume III de Prusse en tant que duc de Silésie qui confirma le titre de duchesse de Sagan à Dorothée von Biron avec dévolution à ses descendants mâles par ordre de primogéniture. De son mariage en 1809 avec Edmond de Talleyrand-Périgord ( duc de Talleyrand, ), elle eut : Napoléon-Louis de Talleyrand-Périgord qui à la mort de sa mère la duchesse de Sagan en 1862, obtint l'autorisation de porter en France ce titre étranger par décret impérial du . Il s'agissait d'une confirmation à titre personnel comme pour tout titre étrangerJoseph Valynseele, Les princes et ducs du Premier Empire, non maréchaux, Centrale de l'Ouest, 1959, ., mais le titre de duc de Sagan continua néanmoins d'être porté en France comme titre étranger par son fils : Boson de Talleyrand-Périgord ( duc de Talleyrand, 1832-1910) et ses petits-fils : Hélie de Talleyrand-Périgord ( duc de Talleyrand, 1859-1937) et Boson de Talleyrand-Périgord ( duc de Talleyrand, 1867-1952) puis par Helie de Talleyrand-Périgord (1882-1968, et dernier duc de Talleyrand), cousin des précédents, avec lequel le titre de duc de Sagan s'éteignit définitivement en 1968. Néanmoins, Violette de Talleyrand-Périgord, fille d'Hélie ( duc de Talleyrand et duc de Sagan et de Dino) et sœur d'Howard ( duc de Sagan) continua à porter le titre de duchesse de Sagan jusqu'à sa mort en 2003. Prince de Sagan : titre étranger (prussien) concédé par les diplômes de 1845 et 1846 aux fils aînés des ducs de Sagan et autorisé en France le par Napoléon III à titre personnel en faveur de Boson de Talleyrand-PérigordJoseph Valynseele, Les princes et ducs du Premier Empire, non maréchaux, 1959, , note 37..

Second rameau cadet (1837-1951) Ducs de Montmorency par décret impérial du de Napoléon III (éteint en 1951).

Troisième branche cadette (1738-1896) Rameau aîné (1738-1881) Comte de l'Empire (1810) ; Pair de France (1815) (1838) (1847) ; Comte-Pair héréditaire (1818).

Rameau cadet (1776-1896) Barons de Talleyrand-Périgord (1806).

Armes