Émile Fayolle, né le au Puy-en-Velay et mort le à Paris, est un général de division français, élevé à la dignité de maréchal de France en 1921.
Il se distingue particulièrement au cours de la Première Guerre mondiale au commandement de plusieurs unités importantes et notamment à la tête du groupe d'armées de réserve avec lequel il contribue à briser l'offensive allemande vers Paris au mois de mars 1918. Il s'illustre ensuite lors de la seconde bataille de la Marne. Sa conduite lui vaut d'être élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d’Honneur.
Biographie Famille Marie Émile Fayolle est né le au Puy-en-Velay, au , voie renommée en 1961 « rue du Maréchal-Fayolle ».. Il est le premier des six enfants nés du mariage de Jean Pierre Auguste Fayolle, négociant dentellier au Puy-en-Velay, et de son épouse Marie Rosine Badiou. De son mariage en 1883 à Clermont-Ferrand avec Marie Louise Augustine Collangettes, naissent deux enfants. Par cette descendance, il est le grand-père du pilote Émile Fayolle et l'arrière-grand-père d'Anne Pingeot, mère de Mazarine Pingeot. :
Formation et carrière
Émile Fayolle fréquente les collèges jésuites de Saint-Michel à Saint-Étienne. De 1873 à 1875, il étudie à l’École polytechnique. Il fait carrière dans l’artillerie et enseigne notamment les tactiques d'artillerie à l'École supérieure de guerre de 1897 à 1908 . Promu général de brigade le , il prend le commandement de l'artillerie du corps d'armée. Deux ans plus tard il prend le commandement de la brigade d'artillerie. Il prend sa retraite le .
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Rappelé au service lors de la Première Guerre mondiale
À la déclaration de guerre le , à la demande du général Joffre, le général Fayolle est rappelé au commandement de la brigade de la .
Le , il prend le commandement de la division en remplacement du général Bizart relevé de ses fonctions par Joffre, commandant en chef.
Fayolle est nommé général de division à titre temporaire en 1915, puis à titre définitif en 1916. vignette|Le Général Fayolle en 1916. En , alors à la tête d’un corps d'armée, il est nommé au commandement de la française. Durant , les offensives qu'il mène lors de la bataille de la Somme obtiennent peu de succès. Malgré cet échec et le remplacement de son ami Joffre par Nivelle, l’aura de Fayolle reste grande.
Transféré à la tête de la au début de 1917, Fayolle obtient le commandement du groupe d'armées du Centre lors du remplacement de Nivelle par Pétain en .
Le , Fayolle est nommé commandant en chef des forces françaises en Italie et y est envoyé à la tête de six divisions pour renforcer le front italien après le désastre de Caporetto. Il reste en Italie jusqu’en , date à laquelle il est rappelé pour commander le groupe d’armées de réserve. Ces unités () jouent un rôle important lors de la grande attaque allemande de . Il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur en récompense de sa conduite le .
Ayant été victorieux lors de la seconde bataille de la Marne, le groupe d’armées de réserve est au centre du front lors de l’offensive alliée de . Après la signature de l'armistice, il occupe Mayence et la rive gauche du Rhin avec Mangin, à partir du .
Maréchal de France vignette|Déploiement du drapeau du Royal 22e régiment canadien-français aux Plaines d'Abraham (Québec) 1921.|gauche vignette|Le maréchal Fayolle à l'hippodrome de Longchamp pour la revue du 14 juillet 1922. Après la guerre, il est décoré de la médaille militaire le puis nommé en 1920 au Conseil supérieur de la guerre, et exerce les fonctions d'inspecteur général de l'aéronautique .
Le titre de maréchal de France lui est décerné le .
La même année il est chargé de conduire au Canada une mission de gratitude pour l'aide de ce pays durant la guerre et remet au gouvernement canadien un buste en bronze baptisé La France, dû à Auguste Rodin, exposé depuis dans l'édifice du Centre du Parlement du Canada à Ottawa"Riche histoire d'une sculpture de l'édifice du Centre " par David Monaghan, conservateur, Services de conservation, décembre 2007, sur le site de la chambre des communes du Canada..
Émile Fayolle meurt à 76 ans à Paris le au 18, avenue de La Bourdonnais, dans le arrondissement. Son corps repose dans le caveau des gouverneurs aux Invalides..
Grades Fayolle fut promu général de brigade le , général de division à titre temporaire le et général de division le .
Le , il est général de division maintenu en activité sans limite d'âge.
Distinctions et décorations
Élevé à la dignité de maréchal de France le . le (Nota : la médaille militaire se porte en avant la LH pour les officiers généraux ayant commandé au front, attention selon La Grande Chancellerie aucun texte officiel n'existe et il s'agit d'une simple habitude) ; le , remise par le président Poincaré grand officier le commandeur le (30 décembre 1911), remise le 13 janvier 1912 par le général Lacroisade chevalier le avec cinq palmes le , Médaille interalliée 1914-1918,
avec agrafe Tunisie
Décorations étrangères (Pologne) en 1921 (États-Unis) (Maroc).
Hommages vignette|droite| vignette|droite|
Un hommage lui est rendu par des obsèques nationales quelques jours après sa mort.. Une plaque mémorielle rappelle sa naissance au Puy-en-Velay et une autre son décès au 18 avenue de La Bourdonnais à Paris. Et une troisième à Clermont-Ferrand où il habite un temps.
Une statue en bronze sur socle de pierre est érigée en 1935 sur la place Vauban dans le réalisée par le sculpteur Jean Boucher et la fonderie Rudier.. Offertes en 1959 par André Malraux, alors ministre de la Culture à François Schleiter, maire de Verdun., seize statues en pierre de maréchaux des Premier et Second Empires et de la Première Guerre mondiale., parmi lesquelles, celle du maréchal Fayolle, sont installées depuis 1971 au carrefour des Maréchaux, au pied de la citadelle, à la jonction des avenues du Soldat Inconnu, du Général Boichut et du boulevard de la Citadelle. Celle du Maréchal Fayolle est la seconde à droite en venant du boulevard de la Citadelle. De nombreuses voies publiques en France portent son nom : avenue du Maréchal-Fayolle dans le , boulevard Maréchal-Fayolle au Puy-en-Velay sa ville natale., dans plusieurs autres villes (liste non exhaustive) : Angoulême, Bègles, Bergerac, Billy-Montigny, Bordeaux, Combronde, Compiègne, Guer, Houdain Issoire, La Bourboule, Lyon, Marseille, Nogent-sur-Marne, Saint-Geneys-près-Saint-Paulien, YssingeauxVérifications faites le 29 novembre 2016 sur le site viamichelin. Complété le 18 février 2025 par vérifications sur Google maps.. Dans un petit village de Haute-Loire d'environ 300 habitants en 2025, à au nord du Puy-en-Velay, à Saint-Geneys-près-Saint-Paulien, se trouve un "château du Maréchal Fayolle", en réalité une grande maison bourgeoise construite en 1810., longtemps propriété de la famille Fayolle, et où Émile Fayolle aime venir se reposer. La bâtisse garde aujourd'hui (en 2025) son nom, mais elle est rachetée en 2012 alors qu'elle est en assez mauvais état, et restaurée, et son jardin transformé, pour devenir une centre de séminaires et de réceptions, en particulier pour des mariages... Le nom de la famille Fayolle se trouve écrit à plusieurs endroits dans le village, en particulier sur une fontaine et sur l'ancienne école.. Un bâtiment de l’École polytechnique, à Palaiseau, porte son nomLe site de l'École polytechnique..
Publications La guerre racontée par nos généraux, tome II (De la Somme au Rhin) et tome III (Les batailles de la délivrance)Le tome I (De Liège à Verdun) est rédigé par le général Augustin Dubail., les trois tomes sont publiés en 1920. Au Canada, préface de Gabriel Hanotaux, Librairie F. Alcan, 1922, 269 pages Durant la Guerre, Émile Fayolle avait tenu un journal, publié aux éditions Plon en 1964 sous le titre Cahiers secrets de la Grande Guerre. et republié en numérique en ..
Bibliographie
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Voir aussi Articles connexes Bataille de la Somme Seconde bataille de la Marne Liens externes
Site Internet
Fayolle Émile (X1873), sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique. Fayolle, Marie Émile (X 1873 ; 1852-1928), sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique. Portrait d'Emile Fayolle dans l'exposition virtuelle "La Grande Guerre des Auvergnats", réalisée par Clermont Auvergne Métropole.
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Naissance au Puy-en-Velay Catégorie:Naissance en mai 1852 Catégorie:Décès dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en août 1928 Catégorie:Décès à 76 ans Catégorie:Grand-croix de l'ordre du Ouissam alaouite Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Récipiendaire de la médaille militaire en tant qu'officier général français Catégorie:Chef militaire de la Première Guerre mondiale Catégorie:Maréchal de France de la Troisième République Catégorie:Membre du Conseil supérieur de la guerre Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Personnalité ayant eu des obsèques nationales en France Catégorie:Personnalité de la Troisième République Catégorie:Personnalité inhumée dans le caveau des gouverneurs Catégorie:Personnalité liée à la Haute-Loire Catégorie:Récipiendaire de l'Army Distinguished Service Medal Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Titulaire de la médaille coloniale Catégorie:Titulaire de la médaille commémorative interalliée (1914-1918) Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Général français promu en 1910