Les gardes d'honneur constituent quatre régiments de cavalerie légère ayant servi aux côtés de la Garde impériale française sous le Premier Empire. Habillées à la hussarde, issues de la bourgeoisie et de la petite noblesse et s'équipant à leur frais, ces unités sont levées en 1813 et s'illustrèrent lors de la campagne de France de 1814, notamment lors de la Bataille de Montmirail. Le corps sera dissous sous la Première Restauration.

Ces régiments de cavalerie ne doivent pas être confondus avec les unités de « garde d'honneur » locales levées dans certaines villes de France et de Belgique, à l'occasion de visites impériales notammentCréés par décret du 15 juin 1805. Voir l'article Guides du gouverneur de Strasbourg..

Origines et organisation

Fin 1812, la Grande Armée sort exsangue de la terrible retraite de Russie et l'élite de celle-ci, la Garde impériale, n'est pas sans partager ce funeste état. C'est ainsi qu'à la fin de la campagne, seulement disposent encore d'une monture au sein du de lanciers. Encouragés par cet échec, les rois et pays vaincus au cours des guerres précédentes reprennent les armes contre la France et constituent la Sixième Coalition sous l'égide de l'Empire russe et du Royaume-Uni.

Pressentant sans doute la menace que représente cette défaite, l'Empereur procède, par le biais d'un Sénatus-consulte promulgué dès le , à la mobilisation d'un contingent de . Un nouveau Sénatus-consulte de mobilisation est promulgué le et c'est à l'occasion de cette nouvelle levée qu'est créé le corps des Gardes d'honneurGeorges Carrot La Garde nationale (1789-1871): Une force publique ambiguë, Éditions de l'Harmattan, 2001, , ..

Cette phalange est censée être recrutée parmi les classes aisées ayant les moyens de financer l'équipement de la troupe. Ce recrutement « élitiste » connaîtra de nombreuses entorses, . « Nécessité faisant loi », des fils de familles modestes et impécunieuses s'enrôleront dès lors dans les rangs de ce nouveau corps. En Haute-Garonne, un registre d'engagement est ouvert dès le et la levée . Toutefois . D'autre part . Les recrues seront finalement versées au en garnison à ToursUn précédent corps fut déjà levé selon les mêmes modalités dès 1806, celui des Gendarmes d'ordonnance. Organisation

Quatre régiments composent donc le corps des gardes d'honneur :

de gardes d'honneur de gardes d'honneur de gardes d'honneur de gardes d'honneur

À l'été 1813, les gardes d'honneur sont placés à la suite de la Garde impériale : le est ainsi rattaché aux chasseurs à cheval, le aux grenadiers à cheval, le aux dragons et le aux lanciers polonais. Sur ce point, l'historien Ronald Pawly précise que « les gardes d'honneur ne firent jamais officiellement partie de la Garde impériale », tout en admettant que « leur statut exact était et demeure sujet à confusion ». L'ambiguïté de leur situation réside principalement dans le fait qu'ils combattent presque toujours au sein de la Garde et que, en plus de percevoir une solde identique à celle des chasseurs à cheval de la Garde, les officiers et soldats se considèrent eux-mêmes comme faisant partie de cette unité d'élite. Emir Bukhari résume la chose en écrivant qu'ils « étaient donc dans mais pas de la Garde »..

Chaque régiment se distinguait visuellement par l’aigrette de son shako, dont la couleur de l’extrémité permettait une identification rapide :

(Nord-Est) : plumet vert foncé à pointe rouge ; (Sud-Est) : plumet vert foncé à pointe bleue ; (Ouest) : plumet vert foncé à pointe jaune ; (Sud-Ouest) : plumet vert foncé à pointe blanche.

À l'issue de la campagne de 1813, les survivants des quatre régiments sont regroupés en une division le . Le , la division ne compte plus que .

Personnalités remarquables Général comte Lepic, . César de Vachon de Belmont-Briançon, . Charles Louis de Chasseloup de La Motte,

Uniformes et équipement

vignette|Uniforme de trompette des gardes d'honneur.

Cavaliers et sous-officiers

Par son style « à la hussarde » et ses couleurs, l'uniforme des gardes d'honneur n'est pas sans rappeler celui de leurs frères d'armes, les chasseurs à cheval de la Garde impériale : dolman vert à passementeries et brandebourgs blancs ou argent et « parements en pointe » rouges, pelisse verte, pantalon et charivari rouges, le colback des chasseurs étant remplacé pour les Gardes d'honneur par un shako rouge à garnitures et aigle blancs et argent, pompons et plumets aux couleurs des régiments et compagnies, et bottes « à la hongroise » de la cavalerie légèreVoir les planches uniformologiques dans la section Liens externes..

Trompettes

Officiers

Campagnes

vignette|Viffort : plaque commémorant la participation du de gardes d'honneur à la bataille de Château-Thierry.

Le , à la bataille de Reims, ils chargent et bousculent la cavalerie russe mais les hommes du sont pris à revers par l'infanterie et se battent avec acharnement pour se dégager.

Notes et références

Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie - (planche uniformologique de la page 59) . ( présentation sur le site Persée) (extraits) . .

Articles connexes

Garde impériale (Premier Empire) Liste des unités de la Garde impériale (Premier Empire) Mobilisation de 1813 en France

Liens externes

Planches uniformologiques

Trompettes

Varia Les Basques dans la garde d'honneur

Catégorie:Unité de la Garde impériale (Premier Empire) Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute