thumb|Document d'archive allemand, indiquant les noms des condamnés et le verdict, daté du .

Emeric Glasz (Imre Békés Glasz) né le à Budapest (Empire austro-hongrois, actuelle Hongrie) et mort le , fusillé au fort du Mont-Valérien, est un Hongrois, soldat volontaire des FTP-MOI au sein du Groupe Manouchian-Boczov-Rayman des FTP-MOI de la région parisienne, dont une dizaine avaient leur portrait sur l'Affiche rouge.

Biographie Jeunesse Emeric Glasz, né dans une famille juive., émigre en France en 1937 où il travaille comme ouvrier mécanicien.. Il se marie le , jour de la déclaration de guerre. Durant la campagne de France, il combat dans le de marche des volontaires étrangers. et participe notamment à la défense de l'Aisne lors de la percée allemande du et . Démobilisé après l'armistice, il reprend son travail à Paris.

Seconde Guerre mondiale Entré dans la clandestinité en 1941, il agit d'abord au sein des GSD (Groupes de sabotage et de destruction), puis dans le des FTP-MOI, rassemblant les hungaro-roumains, et enfin dans les équipes de « dérailleurs », dont il devient l'un des chefs et responsables majeurs. Il travaille beaucoup avec le bataillon de Joseph Boczov et participe notamment à l'attaque d'une patrouille allemande à Paris à l'été 1943, et au déraillement du convoi allemand sur la ligne Paris - Troyes, à Grandpuits près de Mormant dans la nuit du au .

Il est arrêté le au métro Denfert-Rochereau par des inspecteurs des Brigades spéciales (BS2) qui le remettent aux Allemands. Il est l’un des vingt-quatre accusés qui sont jugés le par le tribunal du Gross Paris. Il est condamné à mort et fusillé au Mont-Valérien, le à , aux côtés notamment de Celestino Alfonso, Joseph Boczov et Marcel RaymanParis-Soir du 21 février 1944 : Paris-Soir du 22 février 1944 : . Ce martyr de la Résistance est mort sous les balles allemandes à l'âge de Paris-Soir du 6 mars 1944 : .

Divers Profession : ouvrier métallurgiste puis ajusteur Lieu d'habitation : de Paris

Mémoire Timbre-poste En 1974 l'administration postale de la République populaire de Hongrie émet un timbre-poste, d'une valeur de trois forint, illustré, sur fond bleu-blanc-rouge, des effigies de trois hongrois : Jószef Boczor, Imre Békés Glasz et Tamás Elek, cat. Michel N° 2928.

Panthéon Le , il est cité , ainsi que ses 22 autres camarades, avec l'entrée de Missak et de Mélinée Manouchian lors de la cérémonie de panthéonisation en présence d'Emmanuel Macron, président de la République française. Une plaque portant son nom et ceux des du groupe Manouchian est apposée au Panthéon..

Liste des membres du groupe Manouchian exécutés thumb|droite|Mémorial de l'Affiche rouge à Valence. La liste suivante des du groupe Manouchian exécutés par les Allemands signale par la mention (AR) les dix membres que les Allemands ont fait figurer sur l'Affiche rouge : Celestino Alfonso (AR), Espagnol, Olga Bancic, Roumaine, 32 ans (seule femme du groupe, guillotinée en Allemagne le ) Joseph Boczov [József Boczor; Wolff Ferenc] (AR), Hongrois, - Ingénieur chimiste Georges Cloarec, Français, Rino Della Negra, Italien, Thomas Elek [Elek Tamás] (AR), Hongrois, - Étudiant Maurice Fingercwajg (AR), Polonais, Spartaco Fontanot (AR), Italien, Jonas Geduldig, Polonais, Emeric Glasz [Békés (Glass) Imre], Hongrois, - Ouvrier métallurgiste Léon Goldberg, Polonais, Szlama Grzywacz (AR), Polonais, Stanislas Kubacki, Polonais, Cesare Luccarini, Italien, Missak Manouchian (AR), Arménien, Armenak Arpen Manoukian, Arménien, Marcel Rayman (AR), Polonais, Roger Rouxel, Français, Antoine Salvadori, Italien, Willy Schapiro, Polonais, Amedeo Usseglio, Italien, Wolf Wajsbrot (AR), Polonais, Robert Witchitz (AR), Français,

Décoration , à titre posthume par le décret du .

Filmographie L'Affiche rouge de Frank Cassenti, sorti en 1976 L'Armée du crime de Robert Guédiguian, sorti en 2009 La Traque de L’Affiche rouge ; Réalisation : Georges Amat et Denis Peschanski ; Compagnie des Phares et Balises, 2007.

Hommages À l'occasion de la commémoration des soixante-dix ans de l'exécution du Groupe Manouchian, son nom figure dans la BD Vivre à en Mourir de Laurent Galandon et de Jeanne Puchol parue aux éditions du Lombard. Son nom est inscrit sur les monuments de Valence et d'Ivry-sur-Seine, ainsi que sur la cloche des fusillés du fort du Mont-Valérien, à Suresnes.

Distinctions Emeric Glasz est décoré à titre posthume de la Médaille de la Résistance. La mention Mort pour la France lui est attribuée par le Ministère de la défense en date du ..

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Main-d'œuvre immigrée Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée Affiche rouge BD Vivre libre ou mourir Film L'Armée du crime de Robert Guédiguian, 2009 Fort du Mont-Valérien

Liens externes

du Musée de la Résistance Nationale de Champigny sur Marne du Mont-Valérien, haut lieu de la mémoire nationale du Musée du général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris - Musée Jean Moulin L'Affiche rouge - Manouchian Discours d'André Santini et Henry Karayan Les vingt et trois

Catégorie:Personnalité étrangère dans la Résistance française Catégorie:Résistant hongrois Catégorie:Résistant communiste Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Membre des Brigades internationales (France) Catégorie:Affiche rouge Catégorie:Membre des FTP-MOI Catégorie:Personnalité hongroise de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Naissance en juillet 1902 Catégorie:Naissance à Budapest Catégorie:Naissance en Autriche-Hongrie Catégorie:Décès en février 1944 Catégorie:Décès dans le département de la Seine Catégorie:Fusillé au fort du Mont-Valérien Catégorie:Personne fusillée en France Catégorie:Personnalité exécutée par le Troisième Reich Catégorie:Décès à 41 ans Catégorie:Mort pour la France Catégorie:Personne citée au Panthéon de Paris Catégorie:Groupe Manouchian-Boczov-Rayman Catégorie:Résistance en Île-de-France