Gaston d’Armau de Pouydraguin, né le à Sélestat et mort le à Paris, est un général français, grand-croix de la Légion d'honneur.
Il s'illustre particulièrement au cours de la Première Guerre mondiale, notamment au commandement de la division d'infanterie, formée de bataillons de chasseurs alpins.
Biographie Famille Né à Schlestadt dans le Bas-Rhin, il est le fils d'un officier du d'infanterie, le "baron" Avit Louis Jean d’Armau de Pouydraguin et Élise StoffelActe de naissance de la commune de Sélestat.. Il appartient à une ancienne famille de la noblesse françaiseGustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles française anciennes ou notables à la fin du , tome , pages 324 à 325 Armau de Pouydraguin et de Bernède (d').. À la suite du traité de Francfort de 1871, la famille opte pour conserver la nationalité française le à Melun.. Il se marie à Dijon, le avec Henriette Josèphe Marcelle RougetActe de mariage de la commune de Dijon.. De cette union naissent cinq enfants : Jean Marie Armand (né le à Dijon et décédé le à Paris) ; Louis Marie Jacques (né le à Blaisy-Bas et le à Neuville-Saint-Vaast)« Louis Marie Jacques d'Armau de Pouydraguin », base Mémoire des hommes, ministère français de la Défense. ; Augustin Marie François (né le à Bône et le à Neuville-Saint-Vaast)« Augustin Marie François d'Armau de Pouydraguin, base Mémoire des hommes, ministère français de la Défense. ; Marguerite Émilie Marie Michelle (née le à Amiens et décédée le à Paris) ; Marie Anne Elisabeth Paule (née le à Paris).
Formation Licencié de la faculté de droit de Dijon, il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1882 (promotion des Pavillons noirs).. Il est sur à la sortie d'école en 1884, et intègre l'infanterie.
Premières affectations Nommé sous-lieutenant du de chasseurs, il part pour la Tunisie y faire une première campagne. Passé lieutenant dans la même unité, il rejoint avec elle Menton.
Admis à l’école de guerre le , il en sort pour faire un stage à l'état-major général de l'armée. Il y reste deux ans de 1892 à 1894, jusqu'à sa nomination au grade de capitaine.
Nommé au choix chef de bataillon au régiment d'infanterie de Nancy, il n'y reste que trois ans appelé à nouveau à l'état-major général. Il est affecté au bureau, qui a dans ses attributions les chemins de fer de campagne.
Sans quitter sa place, il devient lieutenant-colonel en 1910.
En , il accompagne le général Joffre en Russie.
Colonel le , il prend en le commandement du régiment d'infanterie (RI) à Nancy et à Toul.
Rôle durant l'affaire Dreyfus : un rôle préjudiciable à Dreyfus est joué par Gaston d'Armau de Pouydraguin. Capitaine en , il effectue son stage d'état-major en même temps qu'Aflred Dreyfus. Deux de ses dépositions comptent parmi les pièces du dossier secret qui emporte finalement la conviction des juges. Elles insistent sur la mémoire stupéfiante de l'accusé et sur sa curiosité à l'égard de toutes les innovations techniques. En 1904, Pouydraguin reconnaît avoir rédigé ces deux notes alors qu'"il se trouvait sous l'influence des idées régnant dans l'état-major de l'armée" à l'époque, mais que "depuis, ses idées se sont modifiées".
Première Guerre mondiale vignette|gauche|Le général d'Armau de Pouydraguin au-dessus du lac du Schiessrothried (vers 1916-1917). Le , le colonel de Pouydraguin est mobilisé à la tête de son régiment. Le , il est blessé dans une contre-attaque qui enlève les hauteurs de Vitrimont-Léomont. Il est cité à l'ordre de l'armée : En récompense de ce fait d'armes, il est promu général de brigade et commandant la division d'infanterie le Journal de marches et des opérations de la DI, cote , ministère français de la Défense.. Il prend part aux combats d’Ailly près de Verdun. Le , d’Armau de Pouydraguin prend le commandement de la division d'infanterie (formée de bataillons de chasseurs alpins)Journal de marches et des opérations de la DI, cote , ministère français de la Défense.. À la tête de cette unité, il prend part aux combats de Metzeral et aux opérations de la Fecht et du Linge..
En , il perd deux de ses trois fils, tués à deux jours d'intervalle lors de la bataille de l'Artois à Neuville-Saint-Vaast.
Il est a nouveau cité à l'ordre de l'armée le :
Le , il est encore cité à l'ordre de l'armée au titre de la période du début de la campagne en 1914 :
De juillet à , il prend part à l'offensive de la Somme et de mai à à celle de l'Aisne. Le , il est nommé général de division et appelé au commandement du corps d'arméeJournal de marches et des opérations du CA, cote , ministère français de la Défense.. Puis, c'est l'offensive pour la victoire à laquelle participe le général. L'armistice signé, il retrouve l'Alsace et entre dans Mulhouse à la tête de son corps d’armée.
Après-guerre Le , il prend le commandement du corps d'armée sur le Rhin. De 1921 à , il est gouverneur militaire de Strasbourg, . Chevalier de la Légion d’honneur depuis 1900, il est nommé grand-croix de l’ordre le ..
Membre du comité directeur de la vieille Ligue des patriotes, il en devient le directeur général à la fin de l'année 1926. puis le président à partir de .
En 1937, le général Gamelin, qui fut un de ses subordonnés dira de lui :
L’Académie française lui décerne le prix Thérouanne en 1938 pour son ouvrage La Bataille des Hautes-Vosges.
Au cœur de la Seconde Guerre mondiale en 1942, il prend la succession du général Lacapelle à la présidence du Souvenir français, poste qu'il occupera jusqu'au .
Décédé à Paris le , il est inhumé le au cimetière nord de Sélestat.
Décorations Décorations françaises
Décorations américaines (États-Unis, 1924)
Autres décorations 50px Officier du Nichan Iftikhar (Tunisie, le ). 50px Commandeur de l'Ordre de l'Aigle blanc (Serbie).
Notes et références
Bibliographie . . . . .
Voir aussi
Articles connexes Famille d'Armau de Bernède et de Pouydraguin
Liens externes
« Louis Marie Gaston d'Armau de Pouydraguin », Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne.
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