L'église Saint-Jean-l'Évangéliste de Saint-Servan est un lieu de culte catholique, construit par l'architecte servannais René Blin en 1963 au boulevard Léonce-Demalvilain, quartier de Bellevue à Saint-Malo.

Historique En 1963 fut demandé à l'architecte René Blin de concevoir à Saint-Malo une église au plus près des habitants du quartier Bellevue. De retour d'un séjour au Sahel, en référence au prologue de l'Évangile selon Jean : , il choisit la forme d'une tente de bédouin pour réaliser cette nouvelle église.

Le , l'archevêque de Rennes, Paul-Joseph-Marie Gouyon (1910-2000) bénit l'église, et son premier curé, le père Plassoux, y célèbre la première messe. L'abbé Guillot, aumônier diocésain du scoutisme, assura les commentaires de la cérémonie. Cinquantième anniversaire Une cérémonie religieuse, présidée par l'évêque Nicolas Souchu, se déroula le pour fêter le anniversaire de la construction de l'église, et l'intronisation de Patrick Gallais dans sa charge de curé de la paroisse Saint-Vincent de Paul dont dépend cette église, en présence du maire de Saint-Malo, du député, du conseiller général, des représentants de l'Association des amis du peintre Geoffroy Dauvergne et de l'Institut culturel de BretagneOuest-France, info locale le 16 octobre 2014, et d'une foule nombreuse de paroissiens

Architecture De forme triangulaire à sa base, rappelant une chasuble gothique. Elle mesure de long, pour une largeur de au départ et au chœur . L'entrée est protégée par un sas vitré.

À l'origine, le côté droit de l'édifice, comprenait une verrière s'élevant du sol au faîtage de la toiture, qui déborde en avant de l'édifice, formant un auvent. Dans cet espace et le mur se trouvaient à l'origine les fonts baptismaux, reprenant ainsi la liturgie de l'église primitive, et la partie droite de la fresque. Cette partie offrait donc une protection de l'objet cultuel et de la fresque. Mal conçue, la construction métallique supportant cette verrière n'a pas résisté au temps et a dû être supprimée.

La hauteur au droit de l'entrée est de et au-dessus du chœur de . Le sol présente une dénivellation de de l'entrée au chœur et comporte un chauffage au sol à air pulsé.

Les allées latérales sont pourvues d'un muret adossé au mur principal, sur lequel repose un chemin de croix représenté par une simple croix en fer forgé légèrement inclinée et comportant au centre de chaque croix, une autre petite croix en bois.

L'éclairage provient d'un lanterneau fixé à la toiture et formé d'éléments Solvay de sur soit un total de .

Après l'enlèvement du vitrage qui protégeait les fonts baptismaux qui furent réintégrés à l'intérieur de l'église, il fut procédé, lors des travaux de 2014, à la suppression du sas de l'entrée refait à l'intérieur de l'édifice. Dans cette même tranche de travaux, il fut procédé à la pose de Le Télégramme, 7 octobre 2014..

Charpente et toiture La toiture a la forme d'une toile de tente de bédouin avec un toit recouvert en ardoises provenant de l'ardoisière de CôGrande Encyclopédie Larousse, 1971-1976, ., descendant à mi-corps d'homme dans sa partie la plus basse et culminant à plus de , d'une épaisseur de Texte exposé par la paroisse lors des journées du Patrimoine de Pays et des Moulins (juin 2014).

Le clocher Détaché de l'église, le clocher a la forme d'un mât avec trois voiles de navire et comporte trois cloches, visibles de l'extérieur et sans abat-son. La première () est nommée Thérèse, Théophile, Marguerite, Marie ; la deuxième () est nommée Marie, Claire, Servane, et la troisième () est nommée Anne, Yvonne, Thérèse.

La crypte Elle est située sous le chœur et peut recevoir une centaine de fidèles. On y trouve trois confessionnaux. Elle est dotée du chauffage central à air pulsé qui est relié également au presbytère. Elle comporte un Christ en bois.

La salle paroissiale Un grand bâtiment rectangulaire s'étend en longueur de chaque côté du chœur. La partie à gauche comprend quatre salles de chacune, ayant la possibilité de ne faire qu'une grande salle grâce à des cloisons mobiles. Le bâtiment de droite comprend le presbytère et le bureau d'accueil.

Œuvres d'art Fresque La fresque peinte en 1963 sur la façade de l'église est l'œuvre de Geoffroy Dauvergne (1922-1977)Ancien élève de Mathurin Méheut à l'École régionale des beaux-arts de Rennes et de Jean Dupas à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, prix de la Casa de Velázquez à Madrid., un peintre local.

Elle mesure en hauteur au faîtage, à gauche et à droite pour une largeur de , soit de près de . La composition assez confuse et d'un style tirant vers un post-cubisme tardif s'inscrit dans un triangle isocèle aplati. Au chapitre supérieur émerge Dieu le Père, au-dessous, Jésus, le Fils sur la Croix, puis les Saintes Femmes au pied de la Croix, à droite, Saint-Jean-l'Évangéliste représenté accompagné de L'Aigle, son attribut et, s'adressant à des représentants de différentes corporations portant les attributs de leur profession. À gauche, saint Pierre et les flammes de l'Enfer. Sur la partie droite du mur figurent Les Sacrements qui sont au nombre de sept : Le Baptême, L'Eucharistie, La Confirmation, La Pénitence et la Réconciliation, L'Extrême-onction, L'Ordination et Le Mariage. Dans ce dernier sacrement, le peintre s'est représenté en la personne du marié. Les personnages représentés sur cette fresque ont le visage des membres de la famille de l'artisteAlain Valtat, Catalogue Raisonné de Geoffroy Dauvergne (1922-1977), Sceaux, éd. Levana, 1996, .. La fresque a été restaurée en 2014Ange Leport, Nicolas Souchu, Un nouveau regard sur la fresque de l'église Saint-Jean l'Évangéliste à Saint-Malo, 2015, 20 p. ..

Sculptures Dans le chœur, derrière l'autel, la statue en bois de Saint-Jean-l'Évangéliste est due au sculpteur Jean Fréour (1919-2010). Une Vierge à l'Enfant marchant en bois a été sculptée par Victor Feltrin (1909-1993).

Personnel religieux 1964-1969 : Étienne Plassoux, curé, né à Pacé en 1908 et ordonné en 1933, sous-directeur du petit séminaire de Châteaugiron, fut recteur de Chevaigné, et depuis 1958 dirigeait la paroisse du Tremblay. 1969-1976 : Roger Vallée, curé. Vicaires : Jean Crouton (1969-1970), Joseph Rubeillon (1969-1973), Camille Testard (1970-1973), Pierre Couëty (1975-1976). 1976-1979 : Georges Ricard, curé. Vicaires : Camille Testard (1976-1978), Pierre Couëty (1976-1979), Marcel Leclerc (séminariste). 1979-1987 : Roger Ganache et Jean Lemoine (1979-1987), Marcel Leclerc (1981-1983), curés in solidum . 1987-1991 : Auguste Morel, curé. Vicaires : Jean Lemoine (1987-1988), Roger Ganache (1987-1990) détaché à la Mission ouvrière, Paul Boulay (1989-1991). 1991-1995 : Jean Dugué, curé de Saint-Jean et Saint François. Membres de l'équipe presbytérale : Jean-Claude Dalé (1991-1995), Jean-Claude Lemaître (1991-1995). Aumônerie de l'Enseignement public : Paul Boulay (1991-1995), auxiliaire pastoral. 1995-1996 : Pierre Marion, curé doyen, résidant à la cathédrale. Équipe presbytérale : Jean-Claude Dalé (1995-1996), Jean-Claude Lemaître (1995-1996). Aumônerie de l'Enseignement public : Michel Leutellier (1995-1996) et Paul Boulay (1995-1996), auxiliaire pastoral. 1996-2002 : Claude Lohard, curé. Membres de l'équipe pastorale : Jean-Claude Dalé (1996-1999), Thierry Simon (1999-2002), Jean-Claude Lemaître (196-1997). Aumônerie de l'Enseignement public : Paul Boulay (1996-2002), auxiliaire pastoral. 2002-2009 : Thierry Simon, curé. Auxiliaires pastoraux : Jean-Claude Tirel (2002-2007), Richard Bernier (2007-2009), Paul Boulay (2002-2009). Associé au service pastoral : Bruno de Poncheville (diacre). 2009-2010 : Ange Leport, administrateur. Auxiliaires pastoraux : Richard Bernier (2009-2010), Louis Brindjonc (2009-2010), Paul Boulay (mort en ). 2010-2013 : Henri Chesnel, curé. Auxiliaires pastoraux : Richard Bernier (2010-2011), Louis-Emmanuel de la Foye (2011-2014), Ange Leport, René Jolivet, Yannick Veron. Associé au service pastoral : Bruno de Poncheville (diacre). 2013-2014 : Olivier Roy, curé. Auxiliaires pastoraux : Louis-Emmanuel de La Foye (2013-2014), Ange Leport, René Jolivet, Yannick Veron. Associé au service pastoral : Bruno de Poncheville (diacre). Depuis 2014 : Patrick Gallais, curé. Auxiliaires pastoraux : Ange Leport, René Jolivet, Bruno de Poncheville (diacre).

Notes et références

Annexes Bibliographie « Saint-Servan-sur-Mer », Ouest-France, , () Collectif, La Semaine Religieuse du diocèse de Rennes, , n° 50, . B.M. Guillebaud, « À Saint-Jean, la fresque en péril retrouve son éclat », Ouest-France, . Alain Valtat, préface de René Quillivic, introduction de Mickaël Compagnion, Catalogue Raisonné du peintre Geoffroy Dauvergne, Sceaux, éditions Levana, 1996, pp.384-386. Gérard Lebailly, « Une maladie malouine : l'incivilité », Ouest-France, . « L'Église Saint-Jean retrouve ses couleurs », Ouest-France, . Gérard Barrère, « Renaissance de la fresque de Saint-Jean », Aux Vents du large, 2013, pp.6-7. P.P., « Raviver les fresques modernes », Le Bâtiment artisanal, n°630, , pp.36-37. Alain Valtat, Nicolas Souchu (préface), Lumière et couleurs des sacrements, Bagneux, Les Amis du Peintre Geoffroy Dauvergne, , 23 p. Ange Leport, Nicolas Souchu, Un nouveau regard sur la fresque de l'église Saint-Jean-l'évangéliste à Saint-Malo, paroisse Saint-Vincent-de-Paul d'Alet, 2015, 20 p. . Articles connexes Peintures murales en Ille-et-Vilaine Liens externes

« Église Saint-Jean-l'Évangéliste, la fresque rénovée », sur letelegramme.fr. Site des amis du peintre Geoffroy Dauvergne.

Saint-Servan Catégorie:Édifice religieux fondé en 1963 Saint-Servan Catégorie:Édifice religieux du XXe siècle en Bretagne Catégorie:Édifice religieux consacré en 1964 Saint-Servan SaintServan Saint-Servan Catégorie:Saint-Servan Catégorie:Mouvement moderne (architecture)