thumb|right|300px|Le 79th New York Regiment - publié le dans le Harper's Weekly Le 79th New York Regiment ou 79th New York Volunteer Infantry a été créé initialement comme un régiment de la milice en 1859, composé principalement d'immigrants écossais.

Recrutement, formation, uniformes

Le régiment ne parvient pas à entrer en service pour une durée de trois mois. Il entre alors en service pour une durée de trois ans à compter du New York in the War of the rebellion 1861 to 1865, volume 4.

Batailles

D'abord sous les ordres du colonel J. C. Cameron, frère du secrétaire à la guerre, à compter de , ed. Frederick Phisterer. Albany: J. B. Lyon Company, 1912, le régiment gardera le surnom des « highlanders de Cameron ».

La campagne de Bull Run La première bataille de Bull Run

Le 79th New York Regiment participe à la première bataille de Manassas en tant que troisième brigade de la division de Tyler sous les ordres du colonel William Tecumseh Sherman. Sherman engage ses quatre régiments mais pas simultanément. Ainsi, le 79th New York Infantry succède au 2nd Wisconsin Infantry, et est repousse sous un déluge de feu qui abat un homme sur huit et un officier sur quatre en une heure. Les survivants se replient vers la Sudley Road.

À l'issue des combats<ref name=":0">', 1861-1865 ; William TODD ; 1886</ref>, le régiment a subi 189 morts dont le colonel CameronSelon ''New York in the War of the rebellion'', page 2842, les pertes du régiment lors de la première bataille de Bull Run s’élèvent à 198 ( dont , dont blessés e t dont )..

Après les combats, le lieutenant-colonel Morrison, qui assure le commandement du régiment en l'absence du colonel Addison Farnsworth, alors malade, fait un voyage sur New York pour ramener les soldats des « Highlanders » qui ont été libérés sur parole après avoir été fait prisonniers lors de la première bataille de Bull Run.

La mutinerie Le taux d'attrition du régiment, très élevé, va aboutir à une mutinerie. Lors d'une visite du président Lincoln, l'un des hommes se plaint vainement du colonel Sherman. Dans les jours qui suivent, les hommes souffrent de multiples maladies, comme des diarrhées chroniques, qui atteignent leur moral. Plusieurs officiers démissionnent. Selon les règles en vigueur, les hommes s'attendaient à revenir à New York pour élire leurs nouveaux officiers. Une pétition en ce sens est envoyée à Simon Cameron, secrétaire à la guerre.

En réponse, Simon Cameron écrit : .

Le colonel Isaac Stevens prend le commandement du régiment à la même période.

En appliquant une stricte discipline, le colonel Stevens fait face à une des hommes du régiment qui ne comprennent pas pourquoi ils ne retournent pas à New York. Il envoie la liste des hommes qui ont participé à cette mutinerie au général McClellan qui décide dans son de retirer les couleurs du régiment.

Le général George McClellan rendra ses couleurs au régiment après les événements de Lewinsville le .

La campagne de James Island La bataille de Secessionville

thumb|150px|left|Vue du champ de bataille de Secessionville. Les forces de l'Union, d'environ hommes et positionnées sur l'île, étaient sous les ordres du brigadier général Henry W. Benham. Le , le plan d'attaque consistait en une attaque frontale par la division de général Stevens pour s'efforcer de prendre les fortifications confédérées. La division du général H.G. Wright devait faire une attaque sur le flanc gauche ou soutenir l'assaut principal selon les circonstances.

Alors qu'un régiment de la première brigade refluait, le 79th New York « Highlanders » attendait en réserve derrière un fossé. Puis le régiment est mis en action pour monter à l’assaut du fort. Plusieurs tirs de canons fauchent des hommes du 79th New York « Highlanders » lors de la progression. Bien qu'ils atteignent le parapet du fort, faute de soutien de la part de la division du général Wright, ils sont contraints de refluer.

Néanmoins le général Stevens a complimenté les hommes du « 79th New York Highlanders » pour leur bravoure et leur héroïsme.

Un second assaut est planifié après 20h30. Le colonel Morrison dirige l'assaut sur Tower Battery. Il est alors blessé à la tête. Le régiment est arrêté derrière un fossé. Mais les tirs d'artillerie confédérée repoussent une nouvelle fois le régiment.

Les pertes du 79th New York Regiment s'élèvent à 110 morts, blessés ou prisonniers (9 morts, 67 blessés et 34 disparus). La seconde bataille de Bull Run

Le matin du , le 79th New York « Highlanders » est positionné entre Blackburn's Ford et Centreville. Le régiment est mis en mouvement et est placé à la gauche de la division de Schimmelfennig et à gauche de la brigade du colonel Kryzanowski. Le 79th New York « Highlanders » monte en ligne sous les tirs des tireurs d'élite confédérés. Le régiment reçoit l'ordre de tirer à volonté ce qui disperse les tireurs d'élite confédérés et tient sa position jusqu'à la nuit. Mais isolé, il se retire durant la nuit pour se placer à l'orée d'un bois.

Le matin du , le général Isaac Stevens envoie des tirailleurs sous les ordres du capitaine More reconnaître les positions confédérées. Mais dès que la ligne de tirailleurs sort du bois, elle se retrouve prise sous un feu intense. Elle recule donc et le capitaine More est blessé mortellement à cet instant. Le 79th New York « Highlanders » se retrouve alors au contact de l'ennemi jusque tard dans l'après-midi. À 18 heures, les troupes fédérales à la gauche du régiment reculent et les troupes confédérées placées devant le 79th New York « Highlanders » se préparent à lancer un assaut. Pour éviter l'encerclement, le général Pope fait reculer le régiment.

À la fin de la journée, le régiment se retire alors vers Centreville.

La bataille de Chantilly

thumb|200px|left|Plan de la bataille de Chantilly. Après la seconde bataille de Mannassas, le 79th New York « Highlanders » se retrouve à à l'ouest de Centreville affamé et démoralisé.

Le , remis de ses blessures reçues à la bataille de James Island, le lieutenant-colonel Morrison rejoint le régiment et remplace le lieutenant-colonel Farnsworth. Le régiment est déplacé vers la route à péage de Little River. Le général Stevens s'attendait à une manœuvre de contournement de la part des confédérés. Pour estimer la force réelle de la division le général Stevens fait compter les fusils ; le capitaine Hazard Stevens remonte alors le chiffre de 2012 fusils pour le régiment à comparer avec les hommes présents le à Fredericksburg.

Rejoint par la division amoindrie du général Reno, le 79th New York « Highlanders » tient la droite du dispositif de l'Union. Les éclaireurs de la cavalerie fédérale rapportent alors que le régiment se dirige vers une colonne ennemie qui descend le long de la route à péage vers Chantilly.

Pour protéger la ligne de retraite fédérale, le Général Stevens demande au lieutenant-colonel Morison de positionner trois compagnies des « Highlanders » en tirailleurs. Les capitaines Lusk et Ives ainsi que le lieutenant D.G. Falconer sont chargés de commander cette ligne. La ligne est mise en mouvement et un premier contact est établi avec les tirailleurs confédérés qui reculent. La ligne reçoit l'ordre de poursuivre sa progression pour découvrir les positions ennemies. La ligne se retrouve alors sous le feu confédéré dans un verger et recule. Le général Stevens ordonne alors au 79th New York « Highlanders » de mener une contre-attaque dirigée par le lieutenant-colonel Morrison. Durant cette poussée, les couleurs du régiment tombent au sol par deux fois. Le général Stevens les relèvent alors et emmène le régiment aux cris de « Highlanders ! Mes Highlanders ! Suivez votre général ! » insufflant au régiment et au 28th Massachusetts l'énergie de prendre la position confédérée. C'est à cet instant que le général Stevens est tué d'une balle à la tempe.

L'assaut du 79th New York « Highlander » est alors soutenu par les troupes du général Kearny.

Selon le capitaine Stevens, la soudaineté et la détermination de l'attaque du général Stevens amenèrent le général Jackson à penser qu'une grande partie de l'armée de l'Union fonçait sur lui pour le faire reculer, ce qui eut pour conséquence de le pousser à mettre à l'abri son artillerie qui ne participera pas à la bataille.

À la fin de la journée, le lieutenant-colonel Morrison rendra compte au général Reno du recul des forces confédérées et de la mort du général Stevens. Le 79th New York « Highlander » se retire dans la nuit vers Fort Worth près d'Alexandria.

Le registre d'appel, daté du , montre que le régiment a subi, entre le et le , 9 tués, 79 blessés et 17 disparus. Seuls restent le lieutenant-colonel David Morrison comme officier de commandement , 7 officiers de ligne et 200 hommes aptes au combat.

La campagne du Maryland

La bataille de South Mountain

Le à 9h30 du matin, le 79th New York « Highlanders » se trouve près du village de Middletown à la limite de South Mountain. Le confédérés sont retranchés au sommet. Alors que le 79th New York « Highlanders » progresse vers le sommet sur une route parallèle à la crête, l'artillerie confédérée installée en amont pilonne le régiment. Il atteint finalement une ferme à mi-chemin du sommet avec la batterie de Coock. Le feu confédéré s'intensifie et oblige la batterie de Cook à se retirer laissant deux pièces derrière elle. Alors que les confédérés chargent, le 79th New York « Highlanders » se place rapidement derrière un mur.

Le lieutenant-colonel Morrison reçoit l'ordre de prendre les hauteurs en compagnie du Michigan commandé par le colonel Thomas Welsh et du 45th Pennsylvania. La charge déloge les confédérés qui se regroupent derrière des murs. Le 79th New York « Higlanders » est alors stoppé dans un champ de maïs sous le feu de l'artillerie. Le lieutenant Clark avec une soixantaine d'hommes effectue alors un mouvement pour reconnaître la position ennemie. Une fois la route franchie, le détachement se retrouve face à face avec les confédérés qui ouvrent un tir fourni. Il tient cependant la position avant d'être relevé par le Ohio.

Durant la nuit, le régiment est déplacé en première ligne et se retrouve une nouvelle fois sous les tirs d'artillerie.

Pendant ce temps, major-général Jesse L. Reno, le chef de corps, est mortellement blessé par un tir d'un tireur d'élite. Une longue nuit d'attente commence pour le 79th New York « Highlanders » qui s'attend à une contre-attaque des troupes du général Longstreet pour reconquérir le terrain perdu la veille. Mais, les confédérés se sont retirés.

La bataille d'Antietam

thumb|300px|right|Vue du champ de bataille d'Antietam près de la maison de Sherrick, où le 79th New York Volunteers a combattu après avoirs traversé le ruisseau. Un groupe de confédérés morts. Après la mort du général J.L Reno, le général J.D. Cox prend le commandement du corps dont dépend le 79th New York « Higlanders ».

Durant la matinée du , le 79th New York « Highlanders » est gardé en réserve. À 14H00, le régiment traverse l'Antietam Creek après la prise du pont par le 31st Massachusetts, le 51st New York et le 21st Massachusetts. Le 79th New York « Highlanders » est alors placé à l'extrême droite du corps et déployé selon une double ligne de tirailleurs. Il charge alors les lignes confédérées. Le régiment avance alors sous les tirs de dix-huit canons mais sa progression est stoppée à un peu moins de des canons confédérés.

Une partie alors de la colonne reflue jusqu'à celle soit rejoint par le US Regular. Le régiment tient alors la position jusqu'à épuisement des munitions puis est retiré.

La Bataille de Fredericksburg