Pablo Carreño Busta, né le à Gijón, est un joueur de tennis espagnol, professionnel depuis 2009. En 2021, il remporte la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Tokyo en battant le numéro un mondial Novak Djokovic.

Carrière 2007-2012. Débuts puis blessure

Pablo Carreño-Busta évolue sur le circuit junior entre 2007 et 2009. Il remporte 7 titres et atteint la mondiale. Ses débuts en Future en Espagne se concluent par un premier titre en simple en 2009 puis en double en 2010.

Il progresse rapidement à partir de 2011, notamment dans les tournois Challenger. Il atteint les demi-finales à Crémone puis remporte son premier titre à Alessandria face à Roberto Bautista-Agut. Il enchaîne sur une deuxième victoire à Côme où il bat Andreas Beck. Il conclut sa saison à la .

Au début de 2012, il est contraint d'écourter sa saison à cause d'une douleur au dos. Il est opéré d'une hernie discale pendant l'été. Après presque sept mois d'absence, il revient en octobre sur le circuit Future au Maroc.

2013. Révélation

Il commence l'année 2013 par une finale à Antalya, sur les courts du Kaya-Belek où il est battu par le Serbe Ilija Bozoljac. La semaine suivante, au même endroit, il remporte le simple et le double avec Gerard Granollers. De retour en Espagne, il parvient à gagner six tournois Future d'affilée dont trois en battant en finale son compatriote Roberto Carballés Baena : Majorque 1 et 2, Murcie, Carthagène, Badalone et La Vila Joiosa. Il profite d'ailleurs d'un statut de special exempt pour quatre de ces tournois car son classement ne lui permettait pas de jouer directement dans le tableau principal. Cette performance qui constitue un record dans cette catégorie de tournoi car il a remporté soit 35 matchs d'affilée, suscite rapidement l'intérêt des médias espagnols qui voient en lui un futur espoir.

Lors du tournoi de Casablanca, issu des qualifications, il élimine au premier tour Pablo Andújar, mondial (6-4, 2-6, 6-3). Il s'agit de sa première victoire dans un tournoi ATP. En huitième, il est stoppé par le Sud-Africain Kevin Anderson (3-6, 3-6). Deux semaines plus tard, à Barcelone, grâce à une wild card, il atteint également le second tour en battant Robin Haase (6-1, 2-6, 7-6).

Il enchaîne avec l'Open d'Estoril où il s'extirpe des qualifications sans difficulté. Il crée la surprise en battant Julien Benneteau, puis David Goffin. Il devient la révélation du tournoi en éliminant Fabio Fognini, à l'ATP (3-6, 6-4, 6-4). En demi-finale, il rencontre le Suisse Stanislas Wawrinka. Il arrive tout de même à remporter un set mais perd le match sur le score de 3-6, 6-3, 1-6.

Il fait ses premiers pas en Grand Chelem lors du tournoi de Roland-Garros. Il passe les qualifications puis affronte l'ancien 1 mondial, Roger Federer au premier tour. Il est finalement battu sans surprise 2-6, 2-6, 3-6.

Durant la deuxième partie de sa saison, il se concentre sur les tournois Challenger pour progresser plus rapidement au classement. Il s'adjuge dans un premier temps le tournoi de Tanger, en profitant de l'abandon de son adversaire Mikhail Kukushkin. Il entre ensuite dans le top 100 à la suite de sa victoire contre Albano Olivetti à Ségovie. Il enchaîne sur un nouveau succès à Cordenons (face à Grégoire Burquier) et à Côme (contre Dominic Thiem).

En novembre, l'ATP lui remet le prix du joueur s'étant le plus amélioré. Il est en effet passé de la à la en un an.

2014-2015. Maintien dans le top 100 et évolution

Après un début d'année difficile, il se fait remarquer lors du Masters 1000 de Monte-Carlo. Avec un statut de lucky loser, il élimine Gaël Monfils au second tour (6-3, 7-6) avant de s'incliner face au 2 mondial Novak Djokovic (0-6, 1-6).

Encore une fois, c'est sur le circuit Challenger qu'il rencontre le plus de succès. Il remporte en effet trois nouveaux tournois à Caltanissetta, Mohammedia et Séville. En octobre, il bat Feliciano López à Valence mais s'incline en quart.

En 2015, il accède aux demi-finales à Estoril puis remporte la première édition du tournoi de Pérouse.

2016. Confirmation et premiers titres en carrière

Il émerge et confirme enfin son talent cette année, en parvenant d'abord à remporter son premier tournoi en double à Quito avec Guillermo Durán, en battant les têtes de série et 3. Puis également en double, il atteint la finale à l'ATP 500 de Rio de Janeiro avec David Marrero mais perd (6-7, 1-6) contre la paire colombienne Juan Sebastián Cabal et Robert Farah, après avoir battu les têtes de série en demi-finale. La semaine suivante, il atteint à nouveau la finale à São Paulo à la fois en double, mais aussi en simple pour la première fois de sa carrière en battant que des Espagnols : Albert Ramos-Viñolas (0-6, 6-4, 7-6), Daniel Gimeno-Traver (6-2, 3-6, 6-3), puis Roberto Carballés Baena (6-0, 6-3) en quart et enfin Íñigo Cervantes (6-1, 6-1) en demi-finale. Il la perd contre Pablo Cuevas (6-7, 3-6) malgré une résistance.

En avril, à Estoril, il atteint sa deuxième finale de la saison en simple, en battant Fernando Verdasco et Taro Daniel en deux manches, puis en quart de finale la tête de série Gilles Simon (6-3, 6-4), et en demi-finale la Benoît Paire (6-3, 6-3) dans des matchs maîtrisés et sans perdre de set. Dans une finale accrochée de près de trois heures contre Nicolás Almagro, il finit par s'incliner (7-6, 6-7, 3-6).

Avant le dernier Grand Chelem de l'année, il participe au tournoi de Winston-Salem. Il bat Jan-Lennard Struff (6-4, 7-5), puis prend sa revanche de São Paulo sur Pablo Cuevas en l'emportant en deux sets (6-3, 7-6). Il continue son parcours en quart contre Andrey Kuznetsov (6-3, 6-4) et l'Australien John Millman en demie pour l'emporter 6-4, 7-6 en 1 h 45, alors qu'il était mené 3-5 dans la seconde manche. En finale, dans un match serré après un premier set d'une heure, Pablo Carreño-Busta finit par s'imposer 6-7, 7-6, 6-4 au bout de 2 h 33 de jeu. Il remporte ainsi son premier titre en carrière à 25 ans, qui plus est sur dur, une surface qui lui plaît moins. Il se hisse ainsi à la mondiale en simple, son meilleur classement en carrière. À l'US Open, il atteint pour la deuxième fois en carrière le troisième tour, en battant Janko Tipsarević en cinq manches après avoir été mené deux sets à rien, avant de perdre en quatre sets contre l'Autrichien Dominic Thiem. En double, avec son compatriote Guillermo García-López, il se qualifie pour la première fois en finale d'un tournoi du Grand Chelem, en battant en demie la paire espagnole Feliciano López et Marc López (6-3, 7-6) en 1 h 29. Ils perdent sèchement (2-6, 3-6) en 1 h 18 contre Jamie Murray et Bruno Soares.

Sur le continent asiatique à l'Open de Pékin, il s'invite jusqu'en quart de finale en battant Bernard Tomic facilement et surtout le Français Richard Gasquet (5-7, 6-4, 6-1) avant de perdre contre Milos Raonic en deux sets. En double avec Rafael Nadal, il bat les têtes de série Rohan Bopanna et Daniel Nestor au premier tour, puis les frères Bryan du tournoi (7-5, 6-4), avant de remporter la finale (6-7, 6-2, [10-8]) lors d'un match accroché contre la paire Jack Sock et Bernard Tomic, remportant son deuxième titre en double de la saison et de sa carrière.

En octobre, il remporte le tournoi indoor de Moscou en battant en finale Fabio Fognini (4-6, 6-3, 6-2), décrochant à cette occasion son second titre en simple sur dur lors de sa de l'année, simple et double confondus. Il confirme ainsi ses bonnes performances sur surface dure et monte au classement à la mondiale.

2017. Première demi-finale en Masters 1000 et en Grand Chelem, première participation aux Masters et intégration du top 10

Pablo Carreño-Busta commence son année à l'Open d'Australie en simple, il bat difficilement Peter Polansky en cinq manches en profitant de l'abandon du Canadien, puis au second tour il bat facilement Kyle Edmund (6-2, 6-4, 6-2), mais perd cependant au troisième tour (son premier à Melbourne) face à l'Ouzbek Denis Istomin, tombeur de Djokovic au tour précédent (4-6, 6-4, 4-6, 6-4, 2-6). En double avec son compatriote Guillermo García-López, ils battent la paire espagnole Feliciano López et Marc López (7-6, 6-4) en huitième alors tête de série numéro 5, puis la paire surprise Alex Bolt et Bradley Mousley (7-6, 4-6, 6-3) pour ainsi atteindre le dernier carré. Cependant, ils perdent contre les frères Bryan (6-7, 3-6) en une heure et demie.

Sur la terre battue de l'ATP 500 de Rio de Janeiro, il atteint la finale en double avec Pablo Cuevas où il bat 6-4, 5-7, [10-8] la paire colombienne Juan Sebastián Cabal et Robert Farah (en prenant sa revanche de l'année précédente), après avoir battu les têtes de série en demi-finale. En simple, il bat le local João Souza au premier tour, Víctor Estrella Burgos (6-2, 4-6, 6-2) au second tour, puis profite de l'abandon de l'Ukrainien Alexandr Dolgopolov (7-6, 6-7, 1-0 ab.). Dans le dernier carré, il remporte un match piège contre le jeune espoir de 18 ans Casper Ruud, (2-6, 7-5, 6-0) en se faisant dominer pendant une bonne partie de la rencontre et écartant une balle de match sur son engagement. Il dispute alors sa première finale d'ATP 500 en carrière, contre le mondial Dominic Thiem. Il perd finalement (5-7, 4-6), pour sa troisième finale sur terre battue en simple, tout en améliorant son classement.

Au Masters d'Indian Wells, Pablo hérite d'un tableau ouvert avec les défaites prématurées d'Andy Murray et Jo-Wilfried Tsonga pour rallier pour la première fois de sa carrière les demi-finales d'un Masters 1000. Il bat deux qualifiés, Peter Gojowczyk et Dušan Lajović, puis profite du forfait de son compatriote Roberto Bautista-Agut et enfin vainc au bout de deux heures (6-1, 3-6, 7-6) en écartant deux balles de match, l'Uruguayen Pablo Cuevas en quart. Il perd dans le dernier carré contre le mondial, Stanislas Wawrinka (3-6, 2-6) en tout juste une heure. Il améliore son classement pour entrer pour la première fois dans le top 20 mondial.

Sur terre battue en Europe, au Masters de Monte-Carlo, Pablo passe difficilement Fabio Fognini (7-6, 6-7, 6-3), puis Karen Khachanov, avant de lutter ardemment (2-6, 6-4, 4-6) contre le mondial, Novak Djokovic en huitième après 2 h 26 de jeu. Deux semaines plus tard, au tournoi d'Estoril alors têtes de série , il vainc ses compatriotes : Tommy Robredo (7-6, 7-5), Nicolás Almagro (6-2, 6-4) et David Ferrer (6-3, 6-3) en demie. Il bat Gilles Müller (6-2, 7-6) en finale, remportant son titre en carrière, son premier sur terre battue.

Au mois de mai, à Roland-Garros, il écarte d'entrée de jeu l'Allemand Florian Mayer en 3 petits sets (6-4, 6-2, 6-2), ensuite au , il écarte le Japonais Taro Daniel en 4 sets (7-5, 6-4, 4-6, 6-0), avant de réaliser un autre coup d'éclat au , étrillant la et , Grigor Dimitrov en 3 sets expéditifs (7-5, 6-3, 6-4). En huitième de finale, il sort son premier top 10, le Canadien Milos Raonic, et , sur le score de (4-6, 7-6, 6-7, 6-4, 8-6) après 4 h 17 d'un combat acharné bouclé à sa balles de match. En quart de finale, après 51 minutes de jeu, il abandonne pour cause de blessure face à son compatriote Rafael Nadal (2-6, 0-2), touché aux abdominaux.