Le camp de Noé était un camp d'internement situé à cheval sur le territoire des communes de Noé, Le Fauga et de Mauzac, au sud de Toulouse (Haute-Garonne), créé en 1941 et démantelé en 1944.

Il ne doit pas être confondu avec le centre de détention de Mauzac en Dordogne.

Histoire vignette|L'étoile jaune, dispositif de discrimination imposé aux Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale en Europe. vignette|Le drapeau de la République espagnole, dont de nombreux internés au camp ont été exilés après la Retirada. Le camp d'internement de Noé est construit au début de l'année 1941 par le ministère de la Guerre. Il est créé, comme celui du Récébédou, à Portet-sur-Garonne, également au sud de Toulouse. C'est en partie pour lutter contre l'image déplorable des camps d'internement français que sont créés deux nouveaux camps : ils sont présentés par le ministre de l'Intérieur, Marcel Peyrouton, comme des réalisations de prestige, et ouverts aux visites de journalistes étrangers.

Noé occupe un terrain de 14 hectares au nord du village de Noé et peut recevoir , principalement des personnes âgées ou malades. Il est rapidement rempli pour moitié d'Espagnols venus des camps d'Argelès, d'Agde et du Vernet, et pour moitié de Juifs étrangers, mais aussi de tsiganes victimes de la politique antisémite de Vichy, venus de GursEstèbe 2022, .. Ainsi, de à , 2500 étrangers y ont été enfermés, pour moitié des juifs, pour moitié des républicains espagnols.

Cependant, les conditions de vie s'y dégradent également et on compte 500 morts pour les deux camps de Noé et du Récébédou entre et . Pendant l'été 1942, la plupart des Juifs sont livrés aux Allemands, transférés au camp de Drancy, puis déportés à AuschwitzEstèbe 2023, .. Le , le camp du Récébédou est fermé et ses détenus transférés à Noé.

Le , le camp est délivré par les maquisards.http://www.musee-resistance31.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=202&Itemid=263. Il est ensuite utilisé pour l'internement de collaborateurs, mais avec les mêmes gardiens.

Personnalités internées dans le camp

Jules Saliège (1870-1956), prêtre français, Juste parmi les nations; Luis Suarez Cueto (1893-1952), militaire républicain espagnol, résistant de la Seconde Guerre mondiale, déporté du Train fantôme; Sacha Schapiro (1889-1942), homme politique russe, père du mathématicien Alexandre Grothendieck; Francesco Fausto Nitti (1899-1974), journaliste italien; Henri Caillavet, homme politique français (1914-2013). Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Éric Malo, Les Camps d'internement du Midi de la France, Bibliothèque municipale de Toulouse, 1990. Denis Peschanski, Les Camps d'internement en France, Paris, PUF, 2002. Jean Estèbe, Toulouse. 1940-1944, éd. Perrin, Paris, 1996 ; rééd. Cairn Éditions, Morlaàs, 2022 .

Articles connexes Camp du Récébédou Camp de Masseube Camp de Bram Camp de Gurs Camp d'internement français Fondation pour la mémoire de la Shoah Épuration à la Libération en France

Liens externes

Camp de Noé Camp de Noé Fiche de d'arrivée de Fernand Belino

Noe Camp de Noe Noe Noe Catégorie:Tourisme de mémoire en France