Les campagnes navales baltiques furent menées par les forces navales de l'Axe et des Alliés dans la mer Baltique, dans ses régions côtières, et dans le golfe de Finlande pendant la Seconde Guerre mondiale. Après des combats préliminaires entre les forces polonaises et allemandes, les principaux combattants sont l'Allemagne et la Finlande, opposés à l'Union soviétique. La marine marchande et la flotte de la Suède jouèrent un rôle important, et la Royal Navy britannique planifia l’opération Catherine pour prendre le contrôle de la mer Baltique et son étroite sortie dans la mer du Nord. Alors que les opérations incluaient des forces de combat de surface, sous-marine, aérienne, de débarquements amphibies, et un soutien au sol à grande échelle, la caractéristique la plus importante des activités en mer Baltique fut l'échelle de la guerre des mines, en particulier dans le golfe de Finlande. Les belligérants mouillèrent plus de marines et obstacles pour contrer le déminage, rendant les eaux peu profondes du golfe de Finlande, en des eaux les plus densément minée dans le monde.

Les forces en présence La marine finlandaise La marine finlandaise était une petite force professionnelle. Elle était constituée, en 1941, de : – 2 navires de défense côtière, ( et Väinämöinen) ; – 5 sous-marins (Vesihiisi, Iku-Turso, , Vesikko et ) ; – 4 sloops (Turunmaa, Karjala, et l'Hämeenmaa) – 3 mouilleurs de mines ; – 12 dragueurs de mines ; – 7 vedettes lance-torpilles de classe Taisto (Tyrsky).

La marine finlandaise utilisa plusieurs autres navires (par exemple, les navires de la garde côtière) pendant les guerres : – 4 sloops : utilisés principalement comme escorteurs et dragueurs de mines ; – 6 cutters : petits navires utilisés comme escorteurs et dragueurs de mines ; – 17 patrouilleurs de la (VMV-11): utilisés comme de petits torpilleurs, canonnières, chasseurs de sous-marins et dans d'autres rôles.

La Kriegsmarine Initialement, la Reichsmarine, le nom de la marine allemande d’avant-guerre, souffrit des restrictions imposées par les obligations imposées par les traités postérieurs à la Première Guerre mondiale. Cependant, en 1935, l'Allemagne avait signé l'accord naval anglo-allemand, qui lui permit de grossir considérablement. Le nom de la Kriegsmarine fut adopté la même année. Bien que grande, puissante et professionnelle, elle dut diviser ses forces entre plusieurs théâtres de guerre, limitant fortement le nombre et la taille des navires, qu’elle était en mesure de déployer dans la mer Baltique.

Au début de l'opération Barbarossa, le , les forces navales allemandes en mer Baltique se composaient de : 28 Schnellboote 5 sous-marins 6 mouilleurs de mines (paquebots convertis) 3 escadres de dragueurs de mines de la classe M 3 escadres de dragueurs de mines réquisitionnés (chalutiers) 2 escadres de bateaux R 2 escadres de patrouilleurs (chalutiers) 3 Sperrbrecher 2 navires en support pour les dragueurs de mines 4 mouilleurs de mines auxiliaires.

En , l'Allemagne forma la provisoire flotte de la Baltique (Baltenflotte), qui comprenait le cuirassé Tirpitz, les croiseurs Admiral Scheer, Emden, Köln, Leipzig et Nürnberg, les destroyers Z25, Z26, Z27 et la de torpilleurs. Elle avait été chargée de détruire la flotte soviétique de la Baltique si elle tentait de s'échapper vers la Suède neutre. Comme ce n'arriva pas, et que les reconnaissances aériennes montraient de graves dommages aux navires restants de la flotte soviétique de la Baltique, le Baltenflotte fut dissoute avant .

La marine polonaise La marine polonaise était relativement petite et souffrit beaucoup souffert du manque de fonds, mais réussit toujours à tenir la mer. Au début de la guerre, elle était constitué de : – 4 destroyers ; – 5 sous-marins ; – de nombreux mouilleur de mines ; – différents petits navires.

La flotte de la Baltique soviétique La flotte soviétique de la Baltique était la plus grande des quatre flottes qui composaient la marine soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale, et elle fut commandée par Vladimir Tributs tout au long de la guerre. Bien qu'étant initialement basée uniquement dans le coin est du golfe de Finlande, la flotte de la Baltique soviétique était la plus grande puissance navale dans la mer Baltique. Alors la Seconde Guerre mondiale progressait, elle fut en mesure d’utiliser des bases navales en Estonie, en Lettonie et en Lituanie, d'abord en vertu des termes des accords obtenus par la menace à l'automne 1939, puis par l'accès direct aux bases après l'occupation des pays baltes au printemps 1940. Les gains obtenus par le traité de Moscou) après la guerre d'Hiver profitèrent en outre à la flotte soviétique de la Baltique, car l’URSS gagna une base à Hanko, en Finlande, ainsi que la côte de l'isthme de Carélie. Liepāja et Tallinn étaient les principales bases navales de la flotte de la Baltique avant l'opération Barbarossa.

Force navale soviétique de la Baltique en juin 1941 Type de navireNombreNote/classeCuirassés2cuirassés de la classe GangutCroiseurs2croiseurs de la Destroyer2destroyers de la classe LeningradDestroyers (moderne)173 destroyers de la Type 7, 13 Type 7U, et l’OpytnyDestroyers (ancien)6destroyers de la classe NovikSous-marins65Navires d'escorte / canonnières7Navires de guerre dédié aux mines39Torpilleurs48

Autres marines de la mer Baltique La marine suédoise était la troisième plus grande flotte dans la mer Baltique. Bien que la Suède fût restée neutre pendant la guerre, ses navires escortaient et protégeaient les convois à l'intérieur des eaux territoriales suédoises, attaquant parfois les sous-marins hostiles avec des charges de profondeur.

L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie avaient tous de petites forces navales avant la Seconde Guerre mondiale. Pendant l'occupation et l'annexion des États baltes par l'Union soviétique en 1940, elles furent absorbées par la flotte soviétique de la Baltique. Lettonie : 2 sous-marins de classe Ronis

Campagnes dans la mer Baltique Opérations avant 1941 Invasion de la Pologne

La marine polonaise participa à la bataille de la baie de Dantzig en 1939. La plupart de ses navires de surface furent évacués pour continuer la guerre depuis la Grande-Bretagne (opération Pékin), mais quelques bateaux demeurèrent en Pologne et furent coulés par les forces allemandes. Les sous-marins polonais opérèrent dans la Baltique jusqu'à leur internement ou à ce qu’ils s’échapper en direction de la Grande-Bretagne (voir l'incident de l'Orzeł) à l'automne 1939. Les pertes navales allemandes lors de l'invasion s'élevèrent à un mouilleur de mines et un torpilleur.

Guerre d'Hiver entre l'URSS et la Finlande de 1939 à 1940

Opérations en 1941

La guerre d'Hiver et l'occupation des pays baltes avaient laissé la flotte de la Baltique en position de force. C'était la plus grande marine de la mer Baltique (deux cuirassés, deux croiseurs lourds, , , et une force aéronavale, comprenant ) avec des bases tout le long de la côte de la Baltique ainsi qu’à Hanko. En particulier, la longue et vulnérable côte sud de la Finlande était maintenant exposée à la menace de la marine soviétique sur toute sa longueur. La marine finlandaise disposait de deux branches, les anciennes mais bien entretenues fortifications côtières construites par les Russes avant la Première Guerre mondiale (forteresse navale de Pierre le Grand), et la marine réelle, composée de deux navires de défense côtière, cinq sous-marins et un certain nombre de petites embarcations. La Kriegsmarine pouvait fournir qu'une petite partie de sa force navale, car elle était occupée avec la bataille de l'Atlantique. La principale préoccupation de l'Allemagne dans la mer Baltique était de protéger les routes maritimes à travers la mer de l'Archipel qui alimentaient son industrie de guerre avec le minerai de fer importé de Suède.

vignette| Paquebot soviétique Iosif Staline, utilisé pour l'évacuation des troupes de la base navale de Hanko en novembre 1941, endommagé par une mine, le 3 décembre 1941 et capturé par les Allemands.

La marine soviétique fut prise par surprise par l'assaut initial allemand contre l'URSS le , et subit de lourdes pertes lors de l'évacuation des pays baltes et de la Finlande. La Kriegsmarine avait commencé la pose de mines plusieurs heures avant le début effectif de l'invasion, avec effet immédiat, la flotte soviétique de la Baltique perdant un destroyer à cause d’une mine dès le deuxième jour de la guerre. L'avance rapide allemande força la marine soviétique à abandonner ses bases le long de la côte de la Baltique et à évacuer vers Tallinn et Cronstadt. Pour se prémunir contre une sortie de la flotte rouge, les Allemands déployèrent un grand groupe de combat, comprenant le nouveau cuirassé Tirpitz, des croiseurs, des destroyers en mer Baltique d’août à , et déposa une série de champs de mines dans le golfe de Finlande. Comme la flotte soviétique ne tenta pas de fuir vers l'Atlantique ou la Suède neutre, l’Allemagne retira finalement ses navires capitaux. Plus tard, le navire de défense côtière finlandais Ilmarinen fut coulé par des mines pendant l', une opération de diversion qui échoua. Les sous-marins finlandais et les forces de surface attaquèrent à plusieurs reprises les convois soviétiques et Hanko, mais avec un succès limité, en raison de la forte de résistance soviétique et de problème de matériels. Un rapport de Hanko signalait un navire de transport arrivant avec deux torpilles finlandaises non explosées en saillie sur coque.

Comme les bases navales à Riga et Liepāja furent perdus lors de l’avancée allemande, la marine soviétique se retira à Tallinn, qui se rendit à la fin du mois d’août, forçant les Soviétiques à évacuer par la mer. Pour empêcher cela, les marines allemande et finlandaise mouillèrent , les ajoutant aux 600 déjà présentes dans les couloirs maritime au large de Tallinn. L'artillerie allemande fut déplacée dans la péninsule de Juminda et les torpilleurs finlandais et allemands furent mis en alerte. L'évacuation soviétique mis en œuvre 160 navires, qui transportèrent (dont les dirigeants communistes et leurs familles, le personnel de l'armée et de la marine, et ) et de matériel. L'évacuation débuta dans la nuit du , en même temps que les premières troupes allemandes entraient dans la ville. Lors de l'embarquement des navires étaient constamment soumis aux attaques des bombardiers et de l'artillerie allemande, qui ont continué leurs attaques jusqu’à ce que l'armada atteigne la péninsule, minée, de Juminda. Le 28, à minuit, l'armada s’engouffra dans les champs de mines, tout en étant attaqué par des torpilleurs finlandais et allemands. Les pertes furent lourdes, avec 65 des perdus, et plusieurs autres endommagés. Sur les évacuées, ont périrent. Avec relativement peu de moyens, la Kriegsmarine et la marine finlandaise avait porté un coup sévère à la flotte de la Baltique soviétique, qui se retira derrière la sécurité relative des barrières de mines et des fortifications côtières de Cronstadt.feldgrau.com: "Naval War in the Baltic Sea 1941–1945"..