Paléologue (en grec médiéval : ) (en grec médiéval : ), dit le Jeune, est un empereur byzantin de 1328 à 1341, né le , et mort le , fils de , empereur associé, et de Rita d'Arménie.

Les historiens le décrivent comme ayant plus de goût pour le combat que pour l'administration, aimant à mener ses hommes au combat et appréciant particulièrement la chasse et les joutes équestres, divertissement importé à Constantinople par l'entourage de Jeanne de Savoie.

Politique intérieure Soutenu par son cousin Jean Cantacuzène, il lutte longtemps contre son grand-père , qu'il force à abdiquer en . Devenu seul empereur, il tente de relever l'empire avec l'aide de , mais, occupé à défendre ses positions européennes contre les Bulgares et le roi serbe , il ne peut s'opposer aux Turcs en Asie mineure.

En , entreprend une vaste réforme de la hiérarchie judiciaire. Il nomme ainsi quatre juges suprêmes, deux laïcs et deux religieux, les « Juges Universels des Romains », auxquels sont octroyés des pouvoirs étendus notamment pour assurer l'exécution des lois auprès des fonctionnaires corrompus.

Néanmoins, ces quatre juges sont eux-mêmes impliqués dans des affaires de corruption ; trois d'entre eux sont alors traduits en justice, en , puis exilés.

D'autres juges sont cependant nommés à leur place et l'institution demeure en place jusqu'à la fin de l'Empire byzantin, en . Instaurée à Constantinople, elle est ensuite étendue à toutes les provinces de l'Empire.

Sur le plan religieux, esquisse une politique d'union religieuse mais il est desservi par le schisme hésychaste entre 1333 et 1339 : pour vaincre cette hérésie, il convoque un concile le , à Constantinople mais celui-ci s'achève par la victoire des hésychastes.

Politique extérieure

Le règne d' est marqué par la lutte contre les Serbes, les Bulgares et les Turcs.

Reconquête des territoires européens

En , les Bulgares envahissent la Thrace et marchent jusqu'à Andrinople mais le tsar de Bulgarie refuse d'affronter une armée byzantine réorganisée, préfère négocier et signer, en , un traité de paix, à la suite duquel les Bulgares s'abstiennent de toute incursion militaire pendant le règne d'.

En , éclate à Chios une insurrection contre Martin Zaccaria dirigée par Léon Kalothétos. Celui-ci parvient à prendre le gouvernement de l'île et lui envoie une flotte de secours. Zaccaria est arrêté, amené en captivité à Constantinople tandis que Kalothétos se voit confier le gouvernement de l'île, revenue dans la souveraineté impériale.

En , prend le contrôle de la Thessalie, à la suite du décès du sébastokrator Étienne Gabrielopoulos.

En , il est confronté à la rébellion de Syrgiannès Paléologue, un de ses anciens soutiens qu'il avait nommé gouverneur de Thessalonique et dont la loyauté lui paraissait douteuse. Celui-ci se rallie à , roi de Serbie, qui envahit alors la Macédoine byzantine en s'appuyant sur Syrgiannès. L'assassinat de celui-ci par un officier d', , permet à l'empereur byzantin d'obtenir du roi serbe la signature d'un traité, en août , par lequel l'Empire byzantin reconnaît la majorité des conquêtes serbes mais récupérait Kastoria.

En , il annexe le despotat d'Épire, alors sous la régence de sa parente Anne Paléologue Cantacuzène. Refusant tout compromis, l'empereur exige une reddition complète et le rattachement de l'Épire à l'Empire tandis qu'Anne et ses enfants sont conduits à Thessalonique. Le jeune , héritier du despotat, parvient cependant à s'enfuir et à se réfugier à Tarente, auprès de Catherine de Valois-Courtenay, impératrice latine en titre. Dès , il débarque à Thomokastron (près de Parga) où il tente de soulever la population contre l'empereur . En , et concluent un accord, par lequel ce dernier obtient le titre de panhypersebastos ainsi que la main de Marie, la fille de .

La ligue anti-turque (1327)

Sa politique en Méditerranée est cependant contrée par les Latins (Chevaliers de Rhodes, rois de Chypre, Vénitiens, Génois) qui disposent d'intérêts à défendre en mer Égée.

Si, en 1327, les Vénitiens envisagent la création d'une ligue des États chrétiens devant inclure l'empereur byzantin, c'est le pape qui l'organise et en exclut les Byzantins. Constituée à Avignon en , la ligue anti-turque admet toutefois le principe d'une participation byzantine mais demeure dirigée par les Latins. La participation des Byzantins à la ligue est subordonnée, par et ses successeurs, à l'abandon de l'orthodoxie par l'empereur, ce qu' refuse, ne voulant pas persécuter ses sujets comme l'avait jadis fait .

En , Domenico Cattaneo, seigneur génois de Phocée, attaque Lesbos. En représailles, monte une expédition avec l'aide des émirs Saruhan et Umur Bey qui lui permet de reprendre Lesbos en puis Phocée en 1340.

Les divisions internes entre Latins et Byzantins rendent cette ligue peu active, permettant aux Turcs de reprendre leurs opérations de piraterie.

Perte des territoires asiatiques

est moins heureux dans sa lutte contre les Ottomans : ceux-ci, après avoir conquis Brousse en et en avoir fait leur capitale, déploient en une armée de hommes le long du Bosphore. et Jean Cantacuzène parviennent à armer mercenaires, défaits le à la bataille de Pélékanon. doit se résoudre à proposer à Orhan la signature, en , d'un traité aux termes duquel il doit verser au sultan un tribut annuel de hyperpérions pour pouvoir conserver les derniers territoires byzantin de Asie.

Famille et descendance

épouse :

en 1318, Irène de Brunswick (morte en 1324), fille d', duc de Brunswick-Grubenhagen, et d'Agnès de Misnie, qui lui donne un fils, né et mort en 1321. en 1326, Jeanne de Savoie (1306–1360), fille d', comte de Savoie, et de Marie de Brabant, qui lui donne cinq enfants : Marie, (rebaptisée Irène) (1327–après 1356), épouse, à Andrinople, en 1336 Michel Asen, tsar associé de Bulgarie (mort en 1354). (1332–1391). Michel (1337–1370). Théodore, mort après 1405, gouverneur de Lemnos. Irène, (rebaptisée Marie), mariée en 1355 avec , archonte de Lesbos (mort en 1384).

Bayalun, fille illégitime d' comme rapporté par Mihail-Dimitri Sturdza, se serait convertie à l'islam et aurait été une des femmes d'Özbeg, khan de la Horde d'or. Ibn Battûta relate sa rencontre avec elle dans son livre Rihla.

Ascendance

Notes et références Références

Bibliographie

Voir aussi

Articles connexes Traité de Tchernomen (1327) Guerre civile de Byzance (1321-1328) Forteresse de Didymotique

Liens externes

Catégorie:Famille Paléologue Catégorie:Empereur byzantin du XIVe siècle Catégorie:Décès à Constantinople Catégorie:Naissance en 1297 Catégorie:Décès en juin 1341 Catégorie:Décès à 44 ans Catégorie:Empereur de la dynastie Paléologue Catégorie:Personnalité des guerres byzantino-bulgares Catégorie:Personnalité des guerres turco-byzantines