Othon-Victor de Schönbourg-Waldenbourg ( à Waldenburg et mort le à Leipzig) est un prince souverain de Schönburg-Waldenburg de 1800 à 1806, puis prince titulaire, ainsi qu'un membre du .

Famille Othon-Victor est le fils aîné du prince Othon de Schönburg-Waldenburg et de son épouse la comtesse Henriette Reuss zu Köstritz. De son mariage avec la princesse Thekla de Schwarzbourg-Rudolstadt (née le et mort le au château de Gauernitz), fille du prince Louis-Frédéric II de Schwarzbourg-Rudolstadt, naît neuf enfants : Caroline Henriette Marie Louise (née le à Waldenburg et morte le dans la même ville). (1819-1893), prince de Schönbourg Ida (née le à Waldenburg et morte le ) mariée avec Gustav Viktor Otto comte de Wartensleben (1836-1900). (1822-1897), général d'infanterie prussien, commandant de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Emma (née le à Waldenburg et morte le ). Mathilde (née le à Waldenburg et morte le ) mariée avec (1801-1875), lieutenant-maréchal de camp. Georges (1828-1900), général de cavalerie saxon, adjudant général du roi de Saxe. Ottilie (née le à Waldenburg et morte le ) mariée avec Richard-Clement comte de Schönbourg-Hinterglauchau (1829-1900). Charles-Ernest (né le à Waldenburg et mort le au château de Gauernitz), seigneur de Gauernitz et Schwarzenbach, chevalier de Justice de l'ordre de Saint-Jean. Son fils Frédéric épouse la princesse Alice de Bourbon en 1898. Le couple divorce en 1903 après avoir eu un fils en 1902.

Biographie

Premières années (1785-1810)

Une jeunesse allemande

alt=Photographie en couleurs montrant un bâtiment à quatre étages avec balcon.|gauche|vignette|Le château de Waldenburg en 2012. L’enfance et l'adolescence de Othon-Frédéric de Schönburg-Waldenburg sont peu connues. Lorsqu’il voit le jour, en 1785, son père, le futur Othon Ier de Schönburg, n’est qu’un souverain d’une des minuscules principautés qui compose le Saint-Empire-Romain-GermaniqueEn 1792, le nombre de principautés composant le Saint-Empire-Romain-Germanique s’élève à près de 300.. Il est cependant élevé au rang de prince souverain par l’empereur Léopold II lors de son couronnement, en 1790.

Le jeune garçon partage son enfance entre le château de Waldenburg et celui de Lichtenstein, possessions de sa famille. Le prince reçoit une éducation considérée comme « excellente » mais stricte, largement dirigée par ses parents. Il est considéré comme , mais peut aussi faire preuve d’orgueil.

Une fois adolescent, Guillaume intègre l’université de Leipzig, puis voyage l’Allemagne, et se lie rapidement d’amitié avec le futur roi Louis de Bavière, qui est du même âge qu’Othon-Victor.

Guerres napoléoniennes

alt=Photographie ovale montrant un jeune homme en format portrait.|vignette|Le prince Othon-Victor , vers 1820. En 1800, lorsque son père meurt, Othon-Victor lui succède comme prince souverain de Schönburg-Waldenburg. Ayant succédé à son père dans une période difficile, une régence s’installe pendant qu’Othon-Victor poursuit ses études. Lorsque la guerre de la Troisième Coalition débuta en 1805, Othon-Victor, désormais âgé de 20 ans, intègre l’armée autrichienne comme lieutenant au sein du 5e régiment de chevaux-légers de Klenau. Le , le prince prend part à la sanglante bataille d'Ulm, au sein du régiment de l’archiduc Charles. Promu capitaine chez les Hussards, Othon-Victor demande néanmoins à rester affecter à son régiment initial.

Cependant, après l'adhésion du royaume de Saxe à la Confédération du Rhin en 1806Traité de paix entre Sa Majesté l'Empereur des Français, Roi d'Italie, et S. A. S l'Électeur de Saxe, signé à Posen le 11 décembre 1806, article 2 : ., Othon-Victor est contraint de quitter l’armée autrichienne dès 1808, ce qui advient le .

Retour sur ses terres et médiatisation Après l’alliance franco-saxonne et son départ de l’armée autrichienne, Othon-Victor se retire au sein de sa principauté. Il en assume le gouvernement depuis le , ayant succédé à la régence de sa mère. Malgré la médiatisation de la principauté la même année, l’ancienne principauté de Schönburg-Waldenburg demeure administrativement indépendante de la Saxe. De fait, Othon-Victor n’est plus un prince souverain, mais dispose néanmoins d’un pouvoir élargi et encore très influant dans sa principauté. En effet, lors de l'acceptation de la dignité royale, le roi Frédéric-Auguste de Saxe déclare publiquement qu'il maintient inchangée la société de classe de la Saxe. Il confirme cela une nouvelle fois le lors de la réunion des États du royaume. Ainsi, le système complexe de coexistence de pas moins de 20 constitutions territoriales différentes au sein de la Saxe demeure.

En 1810, le prince se rend à Paris afin d’assister aux festivités données en l’honneur du mariage de Napoléon avec l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche.

Un début de règne mouvementé (1810-1817)

Honneurs saxons et partage successoral

alt=Tableau XIXe montrant un vieil homme en grand uniforme, devant un trône et un rideau de couleur rouge.|gauche|vignette|Frédéric-Auguste de Saxe en 1831. En 1811, le roi Frédéric-Auguste de Saxe nomme Othon-Victor conseiller privé. Le prince est à nouveau sollicité par le souverain saxon en 1812, lors de la , afin de servir de chambellan à l’impératrice Marie-Louise. Cette occasion d’approcher de près Napoléon et sa famille accentue l’aversion d’Othon-Victor pour les Bonaparte.

Le le partage des biens d’Othon entre son fils aîné et son cadet à enfin lieu, près de 13 ans après la mort de l’ancien souverain. Un autre accord est également signé entre les deux frères et leurs sœurs. En tant qu’aîné et chef de famille, Othon-Victor est privilégié et hérite de nombreux châteaux.

Guerre de la quatrième coalition Le prince Othon-Victor entre au service de l’armée saxonne dès le en tant que commandant du 2e escadron d’hussards. Il se distingue durant la bataille de Courtrai en mars 1814. La même année, Othon-Victor est décoré de l’ordre de Saint-Anne par l’empereur Alexandre de Russie pour sa bravoure.

Lors de la reprise des hostilités durant les Cents-Jours, Othon-Victor intègre l’armée prussienne avec le grade de colonel. Il participe aux batailles de Ligny et de Waterloo et se retrouve grièvement blessé au pied. Chargé d'escorter les émissaires envoyés par le gouvernement provisoire français au quartier général allié après la seconde abdication de Napoléon, Othon-Victor se retire près de Paris avant de regagner l’Allemagne. Il se rend avec son frère au Congrès de Vienne afin de tenter de préserver les intérêts de sa maison. La mission des deux princes fût un succès partiel car ils obtinrent un statut similaire à celui que la principauté avait du temps du Saint-Empire-Romain-Germanique. Par la suite, Othon-Victor atteint le grade de colonel-major au sein de l’armée prussienne avant de démissionner et de prendre sa retraite le .

Vie maritale et règne paisible (1817-1835)

Un mariage heureux et descendance nombreuse alt=Tableau XIXe montrant un vieil homme en grand uniforme, devant un trône et un rideau de couleur rouge.|vignette|Theckla de Schwarzburg-Rudolstadt, vers 1820. Le , Othon-Victor épouse la princesse Thekla de Schwarzbourg-Rudolstadt, fille du prince Louis-Frédéric II de Schwarzbourg-Rudolstadt et de la princesse Caroline de Hesse-Hombourg, elle-même tante de la future reine consort Marie de Bavière. Le couple donne naissance neuf enfants entre 1818 et 1836.

Disparition presque définitive de la principauté En 1835, la réorganisation du royaume de Saxe en quatre arrondissements principaux (Dresde, Leipzig, Zwickau et Bautzen) sonne la disparition presque effective de la principauté de Schönburg-Waldenburg qui voit son pouvoir administratif disparaître.

Fin de vie et mort

Retrait de la vie politique Après la perte de sa souveraineté partielle, Othon-Victor se retire peu à peu de la vie politique. Il est élu président d’honneur de l’Académie des beaux-arts de Paris en 1852 puis membre du Conseil d’État de Saxe en 1855.

Décès Le prince Othon-Victor de Schönburg-Waldenburg meurt le à Leipzig. Sa veuve lui survit 3 ans et décède en 1861 au château de Gauernitz.

Titulature et honneurs

Titulature – : Son Altesse Sérénissime le prince héréditaire Othon-Victor de Schönburg-Waldenburg ; – : Son Altesse Sérénissime le prince de Schönburg-Waldenburg.

Honneurs

alt=|50x50px|4e classe de l'Ordre de Saint-Georges Chevalier de l’Ordre de la couronne de Saxe.

50x50px Chevalier de l’Ordre de Sainte-Anne (1814). 50x50px|4e classe de l'Ordre de Saint-Georges Chevalier de l’Ordre de Saint-Georges. alt=|50x50px|Bailli grand-croix d’honneur et dévotion de l'ordre de Malte Chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

50x50px Chevalier de l'Ordre de Saint-Hubert.

50x50px Chevalier de l’Ordre de Hohenzollern. alt=|50x50px|4e classe de l'Ordre de Saint-Georges Chevalier de l’Ordre de l’Aigle rouge. Croix de Fer.

alt=|50x50px|4e classe de l'Ordre de Saint-Georges Chevalier de l’Ordre de la couronne de Wurtemberg.

Croix de Malte.

Notes et références

Notes

Références

Bibliographie

Kurt von Priesdorff: Soldatisches Führertum. Band 4, Hanseatische Verlagsanstalt Hamburg, o. O. [Hamburg], o. J. , , S. 196–197, Nr. 1288.

: Fürst Otto Carl Friedrich von Schönburg und die Seinen. Leipzig, ohne Jahresangabe (Otto Carl Friedrich von Schönburg-Waldenburg (1758–1800), seit 1790 Reichsfürst, war der Vater von Otto Victor I.; u. a. zur Genealogie der Linie Schönburg-Waldenburg) Carl Niedner: Fürst Otto Viktor I. von Schönburg-Waldenburg (geb. 1785, gest. 1859) als Bibelherausgeber. In: Franz Dibelius, Theodor Brieger: Beiträge zur sächsischen Kirchengeschichte. Johann Ambrosius Barth, Leipzig 1919, Bd. 32, S. 7. Liens externes

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