Ovidiopol (en , Ovidiopol ; en ) est une commune urbaine de l'oblast d'Odessa et du raïon d'Odessa, en Ukraine méridionale. Sa population s'élevait à 11 280 habitants.

Géographie Ovidiopol se trouve sur la rive orientale du liman du Dniestr, qui reçoit les eaux du fleuve Dniestr. Assise à 16 mètres d'altitude, elle est située à 34,4 km au sud-ouest de la ville d'Odessa.

Communauté territoriale Depuis la réforme administrative de 2020, la commune d'Ovidiopol est le siège d'une communauté territoriale regroupant les localités de : Kalahlia et Mykolaïvka"Овідіопольська територіальна громада" sur https://decentralization.gov.ua/newgromada/4359.

Histoire La ville est nommée d'après Ovide, le poète romain exilé à Tomis, près de l'embouchure du Danube, par ordre d'Auguste. Le prince roumain Dimitrie Cantemir, dans sa Descriptio Moldaviae (1714-1716), affirme qu'un lac de l'embouchure du Dniestr était appelé en roumain Lacul Ovidului (lac d'Ovide).

Jusqu'à sa conquête par les Russes au , la région de Yedisan était habitée par les Tatars de la Petite Horde, divisés en cinq tribus dont celle de HadjidereClaude Charles de Peyssonel, Traité sur le commerce de la Mer Noire, Volume 2, 1787, p. 301 . L'impératrice Catherine II, férue de culture classique, attribue des noms à consonance grecque à plusieurs villes qu'elle fait créer ou reconstruire dans les provinces de la mer Noire prises aux Ottomans et aux Tatars de Crimée. L'ancien fort turc de Hadjidere (en russe : Гаджидеры), détruit en 1769, est rebâti en 1793 sous le nom d'Ovidiopol, inventé pour la circonstanceUnbegaun Boris, « Les noms des villes russes : la mode grecque », Revue des études slaves, tome 16, fascicule 3-4, 1936, p. 230 .

En 1916, la ville est traversée par le .

La région est peuplée en grande partie de colons allemands et bulgares implantés par l'Empire russe. En , ces colons, conduits par des déserteurs de l'Armée rouge, se soulèvent contre le régime bolchevik et s'emparent d'Ovidiopol. Ce soulèvement est réprimé par des unités de la Tchéka venues d'Odessa Alfred Eisfeld et al., Deutsche in Russland und in der Sowjetunion 1914-1941, Lit, Berlin, 2007, p. 157 .

En 1939, la ville compte 429 Juifs, soit 1,3% de la population. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est occupée le par les armées allemande et roumaine. Elle est administrée par un préfet et un commandant de gendarmerie roumains. Environ 150 Juifs sont massacrés lors de la prise de la ville, principalement par les troupes roumaines. Le reste de la communauté juive est déporté en Transnistrie, dans les districts d'Odessa et Golta : cette opération est achevée en . En 1942 et 1943, le district d'Ovidiopol reçoit plusieurs camps de déportés juifs de Bucarest et de Moguilev (Biélorussie) Geoffrey P. Megargee et al., The United States Holocaust Memorial Museum Encyclopedia of Camps and Ghettos, vol. 3, 2018, p. 739 .

En 1970, Ovidiopol devient une commune urbaine.

Notes et références

Catégorie:Commune urbaine dans l'oblast d'Odessa Catégorie:Raïon d'Odessa